dimanche 13 juin 2021

L’Ordre National des Infirmiers a pris la température auprès de ses professionnels en pleine dégradation des indicateurs de la crise du Covid 19. Les 60 000 soignants qui ont répondu dressent un panorama alarmant de la situation aussi bien dans les établissements que dans l’exercice libéral.

Durant le confinement et devant les difficultés rencontrées par les infirmiers, mais aussi à l’épilogue de la première vague, l’Ordre Régional des Infirmiers de Bourgogne Franche Comté avait souligné les difficultés qui sortiraient de cette crise d’ampleur. Force est de constater qu’après le Ségur de la Santé, et malgré les quelques évolutions positives, ce second épisode pourrait avoir raison de nombreux infirmiers. Si 32% des soignants s’estimaient déjà « à bout » avant le début du Covid, aujourd’hui face à ce marathon sanitaire, 57% de la profession se considèrent en situation d’épuisement professionnel.

Les symptômes sont toujours identiques. Effectifs réduits, pas assez de temps nécessaire pour apporter un soin de qualité au patient, conditions de travails encore en déclin par rapport au début de la crise, exercice en dehors du champ de compétence réglementaire... Une récurrence incessante des mêmes constats pour une conclusion pour le moins cinglante : 43% des infirmiers interrogés « ne savent pas s’ils seront toujours infirmiers dans 5 ans ». Cette crise sanitaire ne fait que rappeler les mêmes maux évoqués depuis de longs mois maintenant.

La seule vocation infirmière ne saurait être un palliatif suffisant à ces chiffres alarmants. Il faut valoriser la profession dans l’ensemble de ses paramètres : attractivité, conditions d’exercices, prérogatives, contribution de l’infirmier à l’offre de soins, rémunération...etc. Autant de propositions évoquées pour le Ségur qui ne sauraient attendre l’urgence de la prise en considération des professionnels soignants. La moitié se questionnait à l’issue de cet évènement de son impact réel. Quelques mois après, la réponse est sans équivoque.

L’infirmier a besoin de se sentir soutenu, reconnu et valorisé au travers de mesures concrètes pour continuer, sans ménagement, leur accompagnement auprès des patients. A chaque occasion, l’Ordre rappellera sans détour la réalité du quotidien et le désespoir de ses infirmiers de se faire, enfin, entendre comme une profession majeure du système de santé.

Hervé GENELOT-CHELEBOURG

Président du Conseil de l’Ordre Régional des Infirmiers de Bourgogne Franche Comté

 

COVID-19 : 28 classes fermées en Saône-et-Loire

Le nombre de classes fermées est divisé par 2 dans l'académie

PANNE NATIONALE DE TÉLÉPHONE : Retour à la normale pour les numéros d'urgence

ACTUALISÉ à 10 h 30. Par précaution, les numéros alternatifs resteront fonctionnels tout le week-end

Régionales : Toujours pas de Beuvray cette année pour les socialistes

A moins d’un mois des Régionales ils n’ont pas souhaité se rassembler avec leurs amis là où Arnaud Montebourg les avait entraînés à partir de 2004.

Le moustique-tigre sous surveillance en Bourgogne - Franche-Comté

Il peut être vecteur de maladies comme la dengue, le chikungunya et Zika.

RÉGION BFC : La commission permanente attribue 65,5 millions d'€ d'aides

Le Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté octroie notamment une prime exceptionnelle covid de 1.200 euros par mois aux élèves des instituts de formation paramédicale en stage qui sont réaffectés en renfort dans les établissements de santé.