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Le musée des Ursulines présente, à travers plus de 70 œuvres habituellement conservées en réserve, la diversité et la richesse de sa collection de gravures datant du XVIe au XXe siècle.

 

L'exposition qui retrace l'évolution du rôle de la gravure de la Renaissance à la période contemporaine, les techniques utilisées ainsi que les thématiques privilégiées a été inaugurée vendredi soir en présence du maire Jean-Patrick Courtois et de son adjoint à la culture Hervé Reynaud.

« Cette exposition est liée au récolement de l'ensemble des objets de la collection. C'est un état des lieux de la collection légale imposées par la loi de 2002 aux musées tous les 10 ans. C'est aussi l'occasion pour nous d'étudier la collection composée de 1000 gravures, d'en trouver les attributions, l'historique.

Là, nous exposons une petite partie de la collection, des œuvres emblématiques montrant à la fois la diversité des techniques mais aussi l'évolution des thèmes choisis. L'originalité de l'expo est de permettre à l'association Envers-Endroit des artistes graveurs de s'exprimer à travers la collection permanente du musée. Huit artistes ont proposé une réinterprétation d'oeuvres choisies que nous avons exposées.

Cette collection s'est constituée parallèlement à l'extension du musée de Mâcon. 1874, marque la constitution du fonds de gravures », a expliqué Michèle Moyne-Charlet, Conservateur au musée.

Après avoir remercié le musée et l'association Envers-Endroit « pour le travail remarquable de récolement accompli », Jean-Patrick Courtois a profité du vernissage pour annoncer la réhabilitation totale du musée au monde moderne.

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« J'ai demandé à la DRAC que le projet de réhabilitation du musée de Mâcon figure dans le contrat de plan État-Région de 2022-2028, puisqu'il a été prorogé de 2 ans. Je crois avoir été entendu. Ce qui nous permettra dans les deux ans à venir d'avancer sur les plans, la partie technique et d'avoir dans les 5 prochaines années, un musée entièrement neuf. Et pourquoi pas d'avoir une convention avec le musée du Louvre pour avoir chez nous des expositions d'oeuvres provenant directement du Louvre. Ce musée aura bientôt, je l'espère, 3 annexes gérées par la directrice : la chapelle Soufflot, une deuxième chapelle avec la Visitation et l'ancienne cathédrale Saint-Vincent. »

L'association de graveurs a été créée en 2001 à Mâcon par l'actuelle présidente Claude Bernard. Elle compte neuf graveurs professionnels pour la plupart, venant du Mâconnais, Beaujolais, Chalon et de Lyon.

« Chacun(e) travaille dans son atelier personnel. Nous exposons beaucoup dans la région mais aussi au Luxembourg. Nous avons même exposé à Damas, en Syrie, en temps de paix. Cette exposition au musée est une première pour nous. C'était une proposition de Madame Moyne-Charlet que nous remercions beaucoup. Nous devions travailler à partir d'une œuvre du musée. On a joué le jeu et voilà. Nous sommes heureux du résultat », précise la présidente.

La gravure dans tous ses états, une exposition visible jusqu'au 21 février au musée des Ursulines.

M.A.

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Photos : M.A.

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Michèle Moyne-Charlet, Hervé Reynaud & Jean-Patrick Courtois

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 XVIe marqué par les thèmes religieux - Gravure réalisée au burin

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XVIIIdominé par le portrait puis l'allégorie

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XIXe La maison de bois par Paul Martin (1837-1901)

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L'association Envers-Endroit avec Michèle Moyne-Charlet