vendredi 18 juin 2021

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La commune de Charnay-lès-Mâcon n’a pas été retenue parmi les communes en état de catastrophe naturelle suite aux dégradations de la sécheresse de 2018. Les sinistrés charnaysiens s’organisent en collectif pour faire appel de cette décision qu’ils jugent injuste.

A l’origine de la mobilisation, Pierre Charleux ne décolère pas. « Charnay fait partie des 6 communes parmi les 268 communes de Saône-et-Loire ayant déposé en Préfecture un dossier de reconnaissance en catastrophe naturelle, dont le dossier n’a pas été retenu. Pourtant, Mâcon, Sancé, La Chapelle-de-Guinchay, Prissé, La Roche-Vineuse et d’autres communes avoisinantes ont vu leur dossier accepté ! C’est vraiment incompréhensible ! Deux poids, deux mesures ! » s’insurge ce Charnaysien.

Pourtant, les dégâts liés aux mouvements de gonflement et de retrait des argiles, sont bien visibles sur les deux habitations que nous avons pu visiter, parmi la soixantaine de propriétés concernées sur la commune : des lézardes larges comme le doigt qui zèbrent les façades, des portes ou des fenêtres qui ne ferment plus… jusqu’à une poutrelle en béton armé cassée net ! De graves désordres qui remettent en cause l’isolation, voire l’habitabilité des maisons concernées. « Certaines réparations sont estimées entre 50 et 100 000 euros ! » indique M. Charleux. Des travaux qui ne sont pas pris en charge par les assurances, la plupart des constructions n’étant plus couvertes par la garantie décennale, et qui sont hors de portée de la plupart des propriétaires.

Pour être reconnue en état de catastrophe naturelle, une commune doit cumuler deux facteurs : un facteur de prédisposition (la présence de sols sensibles à l’aléa mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols) et d’autre part un facteur déclenchant : une sécheresse anormale. Or, d’après les données du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), il semblerait que la présence de sols sensibles à l’aléa sécheresse et réhydratation des argiles n’est pas suffisamment avérée sur la commune de Charnay-lès-Mâcon, d’où la décision de la Préfecture. Un argument réfuté par M. Charleux : « Pour étayer le dossier et être factuels pour le recours, des analyses de sols seront réalisées prochainement au plus près des maisons sur un échantillon de 10 propriétés. » Ces analyses de sols sont prises en charge par la commune de Charnay suite à l’appel à l’aide de M. Charleux et des membres du collectif qu’il a constitué. « Sur les 58 propriétaires concernés à Charnay, 34 ont répondu à l’appel et ont rejoint le collectif » se félicite-t-il en espérant que l’ensemble des personnes concernées se joignent au mouvement.

Pour faire valoir leurs droits, Pierre Charleux et les membres du collectif font feu de tous bois : interpellation des politiques locaux, appels à la presse, rapprochements avec l’association « Les Oubliés de la Canicule » pour bénéficier d’une aide précieuse… Un activisme qui porte ses fruits : le collectif a d’ores et déjà reçu le soutien du président de la MBA, Jean-Patrick Courtois, et du maire de Charnay, Jean-Louis Andrès, qui a déposé un recours auprès du Tribunal administratif de Dijon pour contester la décision de la Préfecture. Le Député Benjamin Dirx tiendra, dans les jours à venir, une réunion de travail avec les représentants des 4 communes de la première circonscription qui ont vu leur demande de reconnaissance en catastrophe naturelle rejetée : Charnay-lès-Mâcon, Crêches-sur-Saône, Chevagny-les-Chevrières et Laizé.

Bien sûr, tous espèrent que la Préfecture tiendra compte des arguments portés à sa connaissance et reviendra sur sa décision, ce qui serait de nature à soulager les sinistrés. « Vous savez, on se couche avec ça, on se lève avec ça et bien souvent on dort mal. Ça nous hante… » nous confiait l’un d’entre eux.

David Delecroix

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En arrière plan, derrière les étais de fortune installés par le propriétaire dans son vide sanitaire, on aperçoit la poutre en béton armé cassée en deux

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