
C'est au Pathé Mâcon que s'est déroulée mardi soir la cérémonie d'ouverture de la 33ème édition des Symphonies d'Automne en partenariat avec l'Embobiné et en présence de l'invitée d'honneur Ingrid Riollot.
« Ce soir, nous ouvrons le festival 2026 », a indiqué La Présidente de Mâcon Symphonie Jacqueline Falconnet. « Après vous avoir entraînés dans les traditions du grand nord en 2025, pour cette programmation, nous avons invité l’Australie, un monde de grands espaces, de lumière et d’émotions, qui a inspiré notre directeur artistique David Hurpeau, depuis la commande d’une œuvre contemporaine spécialement pour notre festival par Marian Budoš, australien d’origine slovaque, proposée au programme le 8 novembre à 16 h, avec la participation de la brillante guitariste Ingrid Riollot, franco-australienne, qui est de retour dans sa ville natale, Mâcon. »
La Présidente a rappelé la riche programmation de cette nouvelle édition avant de laisser la parole à son Directeur artistique David Hurpeau.
David Hurpeau a introduit son propos en faisant référence à la harpe éolienne : « Il existe un instrument que personne ne joue. La harpe éolienne. On la pose près d'une fenêtre ouverte, et c'est le vent qui la fait chanter....
Ce vent, cette année, vient d'Australie. Mais je vous préviens: il n'a rien d'exotique. L'Australie dont il sera question n'est pas un décor, ce sont des vies. Celle d'Ingrid Riollot, d'abord, née ici, à Mâcon. La musique l'a emmenée jusqu'à l'autre bout du monde. Elle revient, et un retour comme celui-là n'est pas une nostalgie : c'est une offrande. Elle rapporte ce que la distance lui a appris, et elle va le donner à la ville qui a vu naître sa vocation. Quand elle jouera, deux hémisphères tiendront dans une seule salle.
De cette traversée est né un disque, Aeolian Dreams, qui sera présenté au concert du 8 novembre, les souffles d’éole, à l’église cathédrale Saint Vincent, notamment Amor Vitae, l'amour de la vie. Marián Budoš l'a écrite pour nous, pour nos voix, nos gestes, cette relation que nous construisons entre l’Australie et l’Europe. C'est pour des instants comme celui-là qu'un festival existe. »
Hervé Reynaud, Conseiller Départemental et adjoint au Maire de Mâcon chargé de la culture et du patrimoine a souligné que Les Symphonies d’automne font partie des rendez-vous auxquels une ville s’attache parce qu’ils finissent par faire partie de son histoire.
« Une 33ème édition témoigne d’une fidélité. Elle dit le travail poursuivi au fil des années, la confiance du public, l’engagement des bénévoles et des partenaires. Elle oblige aussi à garder un élan. À ne pas confondre la continuité avec l’habitude.
C’est tout le mérite de cette édition : inscrire le festival dans la vie de Mâcon tout en nous invitant à regarder loin, vers l’Australie, vers d’autres parcours et d’autres sensibilités...
Pour une collectivité, accompagner un tel rendez-vous, c’est affirmer que le talent mérite des occasions de grandir. C’est permettre qu’ici, à Mâcon, des artistes trouvent une scène, une écoute et peut-être un moment décisif dans leur parcours... »
Et l'élu de saluer Jacqueline Falconnet et l’ensemble des bénévoles de Mâcon Symphonies, ainsi que tous les partenaires de cette édition avant de conclure : « Je souhaite à chacune et à chacun de belles découvertes, et aux artistes de trouver ici cette qualité d’accueil et d’attention qui donne tout son sens à leur présence. »
La soirée s'est poursuivie par la projection de la très belle comédie musicale australienne de Wayne Blair « Les Saphirs ». Un remarquable film qui, en 2013, a triomphé lors des AACTA Awards (Australie) en raflant la quasi-totalité des récompenses : meilleur film, meilleure réalisation, meilleur scénario adapté, meilleure actrice, Deborah Mailman et meilleur acteur, Chris O'Dowd.
Souvenirs
Maryse Amélineau

Photos © Maryse Amélineau


