
Ce lundi 19 octobre, à midi, une centaine de personnes se sont retrouvées devant la statue du célèbre poète mâconnais, en réponse à l'appel de l'Association des maires de France. Un rassemblement organisé pour dénoncer les violences qui ont récemment secoué le pays, et dont la ville de Mâcon a elle aussi subi les conséquences durant le week-end.
Parmi les personnalités présentes figuraient Jean-Patrick Courtois, maire de Mâcon et président de Mâconnais-Beaujolais Agglomération, André Accary, président du Conseil départemental de Saône-et-Loire, ainsi que plusieurs adjoints au maire : Yoann Charlot, premier adjoint, Catherine Carle-Viguier, deuxième adjointe, Hervé Reynaud, troisième adjoint, Amélie Voisin, quatrième adjointe, Edson Pacheco, cinquième adjoint chargé des sports, Véronique Lefeuve, sixième adjointe, Éric Maréchal, septième adjoint, et Yves Dupuis, onzième adjoint.
Étaient également présents Philippe Beaumarty, maire délégué de Sennecé-lès-Mâcon, Denise Noton, maire déléguée de Saint-Jean-le-Priche, les conseillers municipaux Claude Cannet, Romain Auvigue, Marion Neto, Philippe Schneberger, Caroline Théveniaud, Véronique-Laure Verraest et Alexandre Vuillot, ainsi que Brenda Krasnici, conseillère municipale d'opposition et représentante du groupe Mâcon Demain, Loïc Coltel, chef du service des sports de la Ville, et Jean Payebien, ancien chef du service des sports de la Ville de Mâcon.
Prenant la parole devant l'assistance, Jean-Patrick Courtois a d'abord remercié les participants d'avoir répondu à cette mobilisation nationale, avant de faire part de sa profonde indignation face aux événements survenus ces derniers jours. "Nous sommes réunis aujourd'hui parce que nous sommes toutes et tous profondément choqués par les violences qui frappent notre pays", a-t-il déclaré.
Le maire a notamment évoqué les incendies de mairies, les dégradations de bâtiments publics, les pillages de commerces et les agressions visant les forces de l'ordre et les sapeurs-pompiers. Autant de faits qu'il a fermement condamnés : "Ces actes sont inacceptables."
Mâcon également touchée par les violences
Revenant sur les incidents survenus dans la nuit de samedi à dimanche, Jean-Patrick Courtois a rappelé que la cité lamartinienne n'avait pas été épargnée. Dans le quartier des Blanchettes, le centre social a été la cible d'un incendie, tandis que des véhicules et des poubelles ont été brûlés. Des tirs de mortiers ont également été signalés et les secours ont été pris pour cible au cours de leurs interventions. "Nos sapeurs-pompiers ont été agressés alors qu'ils intervenaient pour protéger la population", a-t-il déploré.
Malgré ces événements, l'édile a apporté une nouvelle rassurante concernant le fonctionnement du centre social. Le PEL des Blanchettes a pu rouvrir dès ce lundi matin, les dommages ayant heureusement été limités à l'entrée et à l'espace d'accueil. Il a également tenu à saluer la mobilisation des agents municipaux, dont l'intervention a permis de préserver la continuité de ce service indispensable aux habitants du quartier. "Rien, absolument rien, ne peut justifier de telles violences", a-t-il affirmé.
Au-delà des dégradations matérielles, Jean-Patrick Courtois a souhaité rappeler les principes fondamentaux qui encadrent l'exercice des libertés publiques : "La liberté de manifester est bien sûr un droit fondamental, mais elle ne donne pas le droit de détruire, de piller ou de mettre la vie des autres en danger."
Un rappel précédé d'une condamnation sans équivoque : "Mais je veux le dire avec force, rien, absolument rien, ne peut justifier de telles violences." Le maire a également exprimé sa solidarité envers l'ensemble des communes touchées, leurs habitants, leurs commerçants et leurs représentants, tout en remerciant les forces de l'ordre et les services mobilisés pour assurer la sécurité de la population.
Un appel à l'unité sous le regard de Lamartine
Le lieu choisi pour cette mobilisation n'avait rien d'anodin. Figure majeure de la révolution de 1848, Alphonse de Lamartine demeure étroitement associé à la défense des libertés et aux idéaux de la République. Une dimension historique qui donnait une résonance particulière aux paroles prononcées devant sa statue.
Jean-Patrick Courtois a ainsi invité chacun à mesurer la fragilité de ces valeurs face aux actes de violence, rappelant que les événements récents constituaient un avertissement pour l'ensemble des collectivités : "Ce qui s'est passé ailleurs peut aussi se reproduire chez nous. Nous ne sommes pas à l'abri et les événements de ce week-end nous l'ont malheureusement rappelé."
Face à ces tensions, il a appelé à dépasser les divisions pour préserver les fondements de la vie démocratique : "Face à la violence, nous devons rester unis et réaffirmer notre attachement à l'ordre républicain." Le discours s'est achevé par un solennel "Vive la République, vive la France", avant que les personnes réunies ne reprennent ensemble la Marseillaise, concluant ce rendez-vous par un moment de communion autour de l'hymne national.
Yvan Peinaud










