Communiqué de la préfecture
Annie Genevard, ministre de l'Agriculture, de l'Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, a présenté le 4 septembre le plan CASI (Climat, Adaptation, Sécheresse, Incendies). Doté de plus d'un milliard d'euros, il vise à indemniser rapidement les pertes, soutenir les trésoreries et relancer la production, afin de ne laisser aucun agriculteur seul face à la crise. Il comprend notamment un fonds de réarmement agricole de 235 millions d'euros, piloté au plus près du terrain par les préfets.
En Saône-et-Loire, le plan CASI est décliné comme suit : 2,07 millions d'euros du fonds de réarmement agricole, attribués prioritairement à trois catégories de bénéficiaires, après concertation avec les organisations professionnelles agricoles :
- Une aide forfaitaire de 3.400 euros par exploitation pour les jeunes agriculteurs installés entre 2021 et 2025 dans le cadre d'un parcours aidé (aide ajustée selon le nombre de demandeurs). Cela représente une enveloppe de 1,4 million d'euros.
- Une aide forfaitaire pour les maraîchers exploitant plus de 0,5 hectare de surface agricole utile (600 000 euros au total).
- Enfin, une enveloppe de 70 000 euros est réservée aux agriculteurs en difficulté économique conjoncturelle accompagnés par la cellule départementale « agriculteurs en difficulté », dont une partie bénéficie déjà d'un audit d'exploitation permettant d'identifier les leviers d'amélioration de leur situation.
Les demandes se font en ligne, via le guichet « Démarche Numérique ». Le guichet est ouvert depuis le 25 septembre et fermera le 12 octobre au soir.
https://demarche.numerique.gouv.fr/commencer/.
À ce fonds de réarmement, s’ajoutent les dégrèvements de la taxe sur le foncier non bâti, de 30 à 55 % du montant dû selon les filières, et susceptibles de majorations individuelles exceptionnelles, pour un montant total estimé à 10 millions d’euros.
Depuis le mois de mai, la France a connu une succession d'épisodes de canicule et de sécheresse d'une intensité et d'une récurrence inédites. Les températures ont dépassé de 3,8 °C les normales de saison. Par son ampleur, cette crise dépasse les références de 2003 et de 2022. Elle touche en même temps les grandes cultures, le maraîchage, l'élevage, la vigne et les prairies, sur l'ensemble du territoire, et justifie la mobilisation de tous les partenaires en faveur de l’agriculture. L’État y prend toute sa part.
« Cet été a laissé des traces profondes dans nos exploitations. Le rôle de l'État, c'est d'accompagner les agricultrices et les agriculteurs pour faire face aux pertes financières liées au changement climatique. Ces aides doivent arriver vite, et simplement. Je veux que chacun le sache : l'État est à leurs côtés », Dominique Dufour, préfet de Saône-et-Loire.