Mâcon dynamique et populaire

Communiqué de presse du 4/07/2026

Après ce premier trimestre de la mandature 2026-2032, Eve Comtet Sorabella et Olivier Taviot, élu·e·s du groupe Mâcon dynamique et populaire, font le point sur les décisions prises par Jean-Patrick Courtois. Celles-ci marquent un positionnement en déphasage avec les besoins des Mâconnais et surtout des familles mâconnaises qui subissent une dégradation des services essentiels et un manque d’anticipation en matière d’investissement pour l’adaptation au dérèglement climatique.

Le logement social est mis à mal et la décision de supprimer la représentativité des syndicats de salariés au sein du conseil d’administration de Mâcon Habitat inquiète. Le logement social concentre les locataires salariés ou les retraités et les syndicats de salariés sont privés de représentativité alors que ceux-ci sont amenés à voter et orienter les investissements et pour ou contre l’augmentation des loyers. Leur expertise en matière de logement social prive les usagers de défenseurs de leurs droits, c’est un véritable recul de la démocratie.

La décision incompréhensible de supprimer la structure de crèche familiale privera ainsi les familles mâconnaises de 16 places d’accueil éducatif public du jeune enfant. Les salarié·e·s ayant des horaires atypiques ou décalés se voient privés d’un mode d’accueil adapté aux organisations du travail de nombreuses entreprises ou services publics ; dans le commerce (poste se terminant après 19 h, travaillant le samedi, voire le dimanche) ou dans les services de santé ou services à la personne, tout comme dans les emplois de nettoyage, les horaires décalés sont partout et les rémunérations souvent faibles, ne permettant pas de faire appel à des modes de garde privés, garde à domicile. Cette suppression est incompréhensible alors même que trouver une place d’accueil publique est déjà très compliqué, particulièrement à Mâcon, ville-centre mais sous-dotée relativement à sa population et à la concentration de l’emploi. Ces difficultés sont décuplées pour les parents en situation de monoparentalité.

La gratuité totale du transport public n’est toujours pas envisagée ; des dépenses inutiles sont engagées avec le système permettant de payer avec la carte bancaire son titre de transport à bord des bus, d’un coût de 200 000 €, alors qu’une partie du réseau est déjà gratuite : les lignes de navettes 1 et 2 et, le samedi matin, sur tout le réseau. Une navette supplémentaire avait même été annoncée dans le programme du candidat Courtois.

L’absence de prise en compte du dérèglement climatique dans les choix d’investissement : les élus MDP demandent un plan pluriannuel de travaux d’isolation de tous les bâtiments scolaires à Mâcon. En 2023, le Fonds vert permettait l’aide aux travaux des écoles ; le maire n’a pas saisi cette opportunité, préférant d’hypothétiques venues de sportifs dans les équipements mâconnais, passant ainsi à côté d’opportunités de soutien à des travaux d’envergure. Aujourd’hui, le Fonds vert a fondu et le peu qu’il reste est anecdotique comparé aux besoins immenses ; c’est pourquoi nous demandons l’élaboration de ce plan pluriannuel de travaux d’isolation thermique et le renfort des équipements contre la chaleur (stores partout où c’est nécessaire, décaissement des cours d’école, plantation d’arbres et taille des haies plus hautes...). La réorientation des investissements dans les travaux pour les écoles est également demandée. Parallèlement, parce qu’il faut développer la solidarité sur le territoire de l’agglomération, Eve Comtet Sorabella a proposé au président de MBA la création d’un fonds de concours d’aide aux communes rurales à la rénovation thermique du bâti scolaire.

Eve Comtet Sorabella et Olivier Taviot, groupe Mâcon dynamique et populaire.