Communiqué

Pour notre mouvement Femmes solidaires, issu des comités féminins de la Resistance, inspiré par de grandes résistantes qui ont donné leur vie dans la lutte contre le fascisme, telles Bertie Albrecht ou Danielle Casanova, il ne peut cependant y avoir ni état d’âme, ni ambiguïté.

L’association Femmes Solidaires dénonce avec force l’écart entre le discours du Rassemblement National et la réalité de ses votes. Derrière une communication opportuniste, les actes du RN traduisent une politique clairement défavorable aux droits des femmes.

 

Le RN n’est pas l’allié des femmes : les faits parlent d’eux-mêmes et sont parfaitement clairs :

  • Le RN vote contre l’égalité salariale.

  • Le RN s’abstient sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

  • Le RN s’abstient sur la reconnaissance du droit à l’avortement.

  • Le RN vote contre des mesures concrètes pour améliorer le pouvoir d’achat des femmes, notamment les plus précaires.

 

À cela s’ajoutent des positions inquiétantes : remise en cause de l’éducation à la vie affective et sexuelle, attaques contre le secteur culturel, soutien à des politiques écologiques régressives.

Ces choix ne sont pas des accidents. Ils dessinent une vision conservatrice de la société, où les droits des femmes sont relégués au second plan.

 Le RN établit une répartition des fonctions qui cantonne les femmes à un rôle de mère et d’épouse qui reste au foyer, alors que le droit au travail des femmes est fondamental, car il garantit leur reconnaissance sociale et leur indépendance économique, conditions essentielles de l’autonomie et du libre choix.

 

Le RN instrumentalise les femmes à des fins politiques, en s’appuyant sur des discours stigmatisants et des contre-vérités, notamment sur les violences sexuelles. Cette stratégie détourne l’attention des véritables enjeux : protéger toutes les femmes, sans distinction, et garantir leurs droits. Le RN est et reste un parti fasciste résolument hostile aux libertés publiques, aux droits démocratiques, à la liberté de manifester, de se réunir, de créer des associations, syndicats, partis, etc. Nous refusons les reculs sociaux et exigeons une politique cohérente en faveur des droits des femmes.

Nous appelons à la mobilisation de toutes et tous pour défendre :

  • l’égalité réelle entre les femmes et les hommes,

  • le droit à disposer de son corps,

  • la lutte contre toutes les violences,

  • la justice sociale et l’émancipation.

 

Les droits des femmes ne sont ni négociables, ni instrumentalisables.