
Ce mercredi 28 janvier en début de soirée, la troupe du Pendart présentait la couturière de la célèbre pièce de Molière « Le Médecin malgré lui ».
Depuis deux semaines, 16 acteurs et actrices répètent sans relâche dans la nouvelle salle de spectacle de la MJC, qui porte désormais un nouveau nom : Le Gymnase, cette nouvelle création mise en scène par Jean-Marie Gerbaud.
Le Pendart s'est interrogé sur ce qui fait jouer en 2026, un texte écrit en 1666 ?
Comment une œuvre qui écornait les médecins de cette époque peut-elle encore résonner aujourd'hui ?
Jean-Baptiste Poquelin, Molière, fait la part belle à la critique des théories et des pratiques de la médecine de son époque, il met surtout en lumière la part de charlatanisme dans ce domaine et la crédulité de certains.
Il fait aussi, d'une façon plus masquée que dans Tartuffe, une attaque parodique de la religion catholique.
Les personnages de la pièce se laissent berner par un homme que l'on croit savant sur la seule foi de l'habit qu'il porte.
C'est une charge contre la bêtise humaine.
À ce propos le texte de Molière est étonnamment en phase avec notre 21ème siècle. Siècle des fakenews, des réseaux, des hommes de pouvoir, d'évangélistes tout puissants et aussi d'hommes soi-disant de sciences.
Pourquoi le Pendart a-t-il choisit Molière ?
Pour plusieurs raisons :
La troupe pense qu'il est l'un des plus grands dramaturge français.
« parce que la langue qu'il utilise et les dialogues qu'il met dans la bouche de ses personnages sont savoureux ;
parce que c'est une farce inspirée des fabliaux du XIIIe siècle qui nous parle encore ;
parce que c'est une comédie grivoise souvent à double sens ;
parce que nous avions envie de vous faire rire et de nous amuser. »
Le metteur en scène a décidé de respecter l'époque du XVIIe et de donner une comédie en costume en conservant la langue de Molière.
Les décors renverront aux tréteaux du théâtre de foire de cette époque et l'environnement : une forêt, l'intérieur et le parc de la maison de Géronte sera porté par des dispositifs animés munis de toiles peintes.
Le préambule permettra de faire une passerelle entre la problématique contemporaine de la médecine et la pièce de l'auteur.
Les costumes sont de Cécile Comte, les décors de André Jaillet et Fernand Pitalua et la scénographie de François Miller.
Les dates des représentation du Médecin malgré lui :
Vendredi 30 janvier à 20 h
Samedi 31 janvier à 20 h
Dimanche 01 février à 17 h
Mercredi 04 février à 19 h
Jeudi 05 février à 20 h
Vendredi 06 février à 20 h
Samedi 07 février à 20 h
Dimanche 08 février à 17 h
Maryse Amélineau

Photos © Maryse Amélineau











