
Alors que de nombreux lycéens et lycéennes s'apprêtaient à marcher pour montrer leur soutien à la contestation nationale, la manifestation a tourné court avec le largage de gaz lacrymogène par les policiers. Actualisé à 14h35.
D'après certains lycéens, la police a été brutale : « Ils nous ont bousculés, j'ai moi-même été repoussée contre une barrière » témoigne l'une d'entre eux. « Avant les feux de poubelles, on voulait manifester, descendre devant la mairie pour dire nos revendications, c'était pacifiste. Le premier gazage a eu lieu dans une rue, on étouffait, on ne pouvait pas sortir, on a été obligé d'escalader les grillages des gens. Une de nos surveillantes qui s'est interposée a été balancée au sol et trainée par terre. »
La police avait en effet fort à faire avec des provocations et des tentatives de dégradations. Un conteneur à tri sélectif a été complètement détruit par le feu. Deux personnels de l'établissement étaient à l'extérieur avec les élèves. L'un d'eux l'a affirmé : « Ce ne sont pas des élèves de chez nous qui ont fait ça. »
Quoi qu'il en soit, ces dégradations sont malheureusement le fait de quelques uns. Elles étaient déplorées par les lycéens (qui ont applaudi les pompiers à leur départ), qui souhaitent se faire entendre sur des revendications précises : journée trop longues, 8h-18h avec une heure de pause à modo, horaires de rentrée inadaptées, classes surchargées, canicule dans les classes et froid l'hiver, demande de prise en compte de leur parole.
Au lycée René Cassin, c'est avant 8h que des tensions étaient palpables. Le calme est revenu rapidement après 8h00.
Rodolphe Bretin
Actualisé : un des personnels du lycée présent ce matin dément le fait qu'une assistante d'éducation ait été trainée au sol par les policiers.
Il ajoute qu'aucun blessé n'est à déplorer dans ces échanges tendus.



















Photo extraite d'une vidéo de lycéen