
Ce vendredi soir, les rythmes venus d'Afrique ont résonné sur les quais de Saône. Devant quelques centaines de personnes réunies sur les gradins de l'esplanade Lamartine, les 13 artistes de Ngolo Kanto ont livré un spectacle aussi énergique que coloré sur la Scène sur l'eau.
À 19h, les premiers coups de tambour ont donné le ton face à la Saône. Principalement originaires du Congo-Brazzaville, avec également un artiste venu du Mali, les membres de Ngolo Kanto ont mêlé musique, chant et danse au cours d'un spectacle où le collectif occupait une place centrale.
Tambours traditionnels en bois, balafon, congas, hochets ou encore corne : les instruments se sont succédé et surtout entremêlés. Jouées à la main ou à l'aide de baguettes, les percussions ont constitué le cœur battant de la représentation.
Les musiciens ont parfois déplacé et incliné leurs imposants tambours au gré des chorégraphies, faisant de leurs instruments une partie intégrante du spectacle. Sur scène, difficile d'ailleurs de tracer une frontière entre musiciens, chanteurs et danseurs.
Les rythmes se répondaient, les voix s'élevaient et les corps suivaient le mouvement, parés de vert, de jaune et de rouge, tandis que les danseuses arboraient notamment des tenues ornées de fibres. Les artistes ont multiplié les échanges, regards, sourires et mimiques.
Un rythme partagé avec le public
L'énergie déployée sur scène n'a pas tardé à gagner les gradins. Dès le début du spectacle, Ngolo Kanto a instauré un jeu d'appel-réponse avec les spectateurs. Une phrase lancée au micro par les artistes trouvait ainsi son écho parmi le public, invité à répondre en chœur.
Un échange qui a rapidement créé du lien entre la scène et les quelques centaines de personnes présentes, avant de laisser les percussions, les chants et les danses poursuivre le spectacle. Un vendredi soir où, sur l'esplanade Lamartine, les tambours ont donné le tempo.
Yvan Peinaud























