Ce samedi en début d'après-midi, la SPA (Société Protectrice des Animaux) de Mâcon a dépeint le tableau de l'année 2025 lors de son assemblée générale.
 
Réuni en assemblée générale le 25 avril 2026, le refuge de la Grisière à Mâcon a dressé le bilan de son année 2025, marquée par une activité soutenue, en particulier autour des chats. Au total, 315 animaux issus de la fourrière ont été pris en charge, dont 249 chats. Sur l’année, 192 animaux ont été adoptés, tandis que 71 ont été récupérés par leurs propriétaires.
 
La gestion des chats libres reste un enjeu central, avec environ cinquante animaux évoluant en dehors du circuit d’adoption. Le refuge pointe des difficultés de suivi, notamment lorsque des chats déjà stérilisés sont capturés de nouveau, faute d’identification ou de coordination suffisante entre les intervenants.
 
La problématique des identifications
 
Sur le plan sanitaire, plusieurs cas de teigne et de coryza ont été observés, nécessitant des traitements longs et retardant certaines adoptions. Dans un contexte de baisse des ressources et de hausse des coûts de fonctionnement, le refuge a également adapté son organisation, avec un accueil du public désormais sur rendez-vous.
 
Sur le terrain, le manque d’identification des animaux errants complique fortement la prise en charge. "Des chats et des chiens non identifiés arrivent au refuge. Ils sont parfois déjà stérilisés, mais comme on n’a aucune trace, on doit les emmener chez le vétérinaire pour rien", explique Rose-Marie Jolly, la présidente de la SPA de Mâcon. Sans puce ou tatouage, il est impossible d’accéder à un historique vétérinaire fiable. 
 
Par précaution, certains animaux peuvent être opérés une seconde fois, faute de certitude sur une intervention antérieure. "On refait des frais, des opérations pour rien…", déplore-t-elle. Ce défaut de traçabilité pèse aussi sur l’organisation quotidienne des structures, qui peinent à suivre correctement les animaux pris en charge. "Il y a des animaux de partout… et sans identification, on ne peut rien suivre", poursuit-elle.
 
Un manque de moyens
 
Face à ces contraintes, les refuges doivent s’adapter avec leurs propres moyens. "Pour survivre, on est obligés de prendre dans nos fonds de réserve", confie Rose-Marie, tout en appelant à une prise en compte politique plus large de ces difficultés. Le SPA de Mâcon intervient sur un territoire de 132 communes à gérer. Ne disposant pas de fourrière, les animaux recueillis sont donc orientés vers Mâcon.
 
De son côté, Jean rappelle que, depuis 1969, les mêmes problématiques persistent en matière de protection animale, sans véritable évolution notable. Pour finir, quatre personnes ont été confirmées au sein du conseil d’administration 2026 : Madame Jolly Rose-Marie, Monsieur Jean Devevey, Monsieur Richard Rémy et Madame Gaget Camille.
 
Yvan Peinaud