La décision du Tribunal administratif de Dijon concernant la crèche placée à la mairie de Paray-le-Monial ne saurait ni réjouir ni attrister. Elle est dans la logique des lois qui régissent notre République définie par l’article 1er de la Constitution. Ce qui étonne, c’est qu’on puisse pratiquer le mélange des genres en toute ignorance de la valeur symbolique de la mairie, maison commune de tous les citoyens quelles que soient les nuances de leurs convictions.

Le civisme nous apprend que la mairie – maison commune (comme l’école) – est un lieu sacré au sens étymologique, qui indique une mise à distance, une séparation, une protection contre la banalisation et la profanation. Au même titre que les édifices réservés aux cultes, au même titre que la protection de la vie privée.

Il faut surtout restaurer la symbolique de Marianne qui voit tous les êtres humains égaux, libres et fraternels. Sans discrimination et sans repli identitaire, mais dans le respect de chacun.

 

Pour l’UFAL 71

Roger DELPORTE secrétaire départemental