dimanche 18 août 2019
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Jean-Patrick Courtois : «François Fillon ne va pas supprimer des fonctionnaires dans la Police, la Gendarmerie, l’Education, les Hôpitaux…» ; Arnaud Danjean : «Le programme d’Alain Juppé est le plus réaliste». Entretiens.

Entre les deux tours de la Primaire de la Droite et du Centre, Arnaud Danjean, chef de fil des soutiens d’Alain Juppé, et Jean-Patrick Courtois, chef de file des soutiens de François Fillon en Saône-et-Loire ont répondu à nos questions.

 
ARNAUD DANJEAN
Comment avez-vous abordé cette dernière semaine de campagne ?

«Je pense que c’est une nouvelle élection. Le 1er tour avait ses spécificités. La présence d’un ancien Président de la République, Nicolas Sarkozy ; un nouveau très ambitieux, Bruno Le Maire qui a été vu très haut, et les autres… Les compteurs ont été remis à zéro dimanche soir.
Le second tour se déroule entre deux personnes qui ont beaucoup d’expérience. On est maintenant au début d’un projet avec moins d’une semaine pour débattre de points précis. Il y a un socle commun à Alain Juppé et à François Fillon. Mais il y a aussi des différences».

Vous soutenez Alain Juppé. Quelles qualités reconnaissez-vous à François Fillon qui est de votre famille ?

«Ce qui m’a toujours frappé, c’est sa sobriété. François Fillon c’est un style, sa volonté de faire des constats clairs, pour établir un diagnostic sur la situation du pays. Sa sobriété s’est toujours traduite dans son engagement politique. C’est une personnalité qui n’a jamais cédé à la démagogie. Avec François Fillon, comme avec Alain Juppé, on a incontestablement des hommes d’Etat. Après plusieurs années où la stature présidentielle a été mise à mal par François Hollande, les deux finalistes de la Primaire de la droite ont eux la capacité à la restaurer».

Avez-vous peur que cette dernière semaine de débat laisse des cicatrices avec les attaques qui fusent ?

«Non. J’avais des craintes avant le premier tour. Maintenant je n’ai pas d’inquiétudes. D’abord par le contexte général. Ensuite parce que le dernier débat portera sur des aspects de programme.
Je l’ai déjà dit et je le répète : Le programme d’Alain Juppé est le plus réaliste. Comment François Fillon pourra-t-il faire accepter les mesures chocs qu’il propose ? Il faut se poser la question.
Dimanche, on va désigner notre candidat à la Présidentielle. Il doit être le plus à même de rassembler largement, de faire barrage au Front National et de battre le Parti Socialiste. Le mieux placé, c’est incontestablement Alain Juppé.
Une chose est certaine, la grande leçon du premier tour, c’est que les élus ne sont pas des prescripteurs de vote. Chez moi en Bresse, ou à Chalon-sur-Saône, les électrices n’ont pas suivi leurs élus…»

 

JEAN-PATRICK COURTOIS

Qu’attendez-vous de cette dernière ligne droite ?

«Il faut continuer comme la campagne s’est déroulée depuis six mois. François Fillon a abordé cette campagne de façon cohérente et déterminée. Avec la volonté de redresser la stature de la fonction présidentielle. Je formule le vœu que le 2ème tour se déroule comme le 1er…»

Ce n’est pas vraiment bien parti…

«On ne peut pas empêcher la démagogie en fin de campagne. Je souhaite qu’il n’y ait pas d’attaques personnelles, car nos électrices et électeurs nous le reprocherons».

Vous soutenez François Fillon. Quelles qualités reconnaissez-vous à Alain Juppé qui est de votre famille ?

«C’est un homme de valeur qui a montré sa détermination du temps du RPR. C’est un homme de convictions. Sur bien des points son programme s’approche de celui de François Fillon. Personnellement je trouve qu’il est trop tiède. L’Etat de la France demande autre chose. Il faut restaurer l’autorité de la France. Je pense en ce sens qu’Alain Juppé incarne le passé et François Fillon l’avenir».

N’avez-vous pas peur que les chiffres avancés sur la réduction du nombre de fonctionnaires soit un repoussoir ?

«Il s’en tiendra à son projet, auquel les électrices et électeurs ont adhéré au 1er tour. Nicolas Sarkozy et Bruno Le Maire l’ont déjà rejoint. On saura se réunir, on sera en ordre de bataille, quand le PS lui va se déchirer.
Maintenant comment supprimer 500.000 fonctionnaires en cinq ans. D’abord 100.000 suppressions par an c’est possible. Pas de caricature. François Fillon ne va pas supprimer des fonctionnaires dans la Police, la Gendarmerie, l’Education Nationale, la Justice, les Hôpitaux…»

Où les économies alors ?

«On peut gagner beaucoup de postes ailleurs. Notamment en supprimant tous les doublons. La décentralisation a confié de nouvelles missions aux collectivités. Prenons les passeports. Ils ont été transférés dans les communes et l’Etat a gardé les fonctionnaires. Un autre exemple : On a en France plus que 400 comités qui ne servent à rien, dont on ne sait même pas pour certains ce qu’ils font et qui coûtent très cher par le nombre de fonctionnaires qu’ils emploient. On peut les supprimer. Ca ne portera pas préjudice au service public.
Et tant d’autres exemples... Comme regroupement des Régions. Chez nous, en Bourgogne - Franche-Comté, la Préfecture est à Dijon. Pourquoi conserver 250 emplois à Besançon ? Dix régions, c’est au minimum 2500 emplois. La gauche avait annoncé que les nouvelles régions allaient générer des économies. Où sont-elles ? C'est le contraire. Ca coûte plus cher.
Et les exemples se multiplient. L’administration de l’Etat est trop lourde, trop pourvue en fonctionnaires. Tout le monde le sait. Personne ne veut le dire. François Fillon si, car il est courageux.
Mais je le dis : François Fillon créera des postes dans la Police, la Gendarmerie, la Justice, les Hôpitaux et même l’Education Nationale, là où c’est nécessaire».

Recueilli par Alain BOLLERY

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