samedi 20 avril 2019

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Ils ont tous deux des dettes. L'un a eu l'idée d'aller voler une connaissance, et non seulement ils se trompent de victime, mais ils la violentent. « Malheureux équipage, plaidera la défense. » Le tribunal ne l'entendra pas de cette oreille.

C'est une histoire ahurissante qui nous est racontée lors de cette comparution immédiate. Deux hommes falsifient la plaque d'immatriculation de la voiture, ils prévoient des cagoules pour leur anonymat, du gros scotch pour éventuellement bâillonner leur victime, un couteau de chasse avec une lame de 12 cm pour la menacer. Rien d'engageant dans leurs préparatifs, non, rien. Et même si le scotch ne servira pas, même si le couteau est peut-être resté fermé, le cumul des éléments va les mettre à l'ombre pour un moment.

Deux prévenus, deux profils, mais tous deux en manque d'argent

 

Aurélien X., 34 ans, ancien toxico sous subutex, grand gaillard, le cheveu très court, les épaules larges sous un sweat rouge, ne semble pas disposé à porter le même chapeau que son comparse. Celui-ci, 41 ans, inhale de l'héroïne depuis 26 ans. Il s'appelle Victor et a des dettes de stupéfiants, et c'est pourquoi lui est venu l'idée d'aller voler de l'argent chez un certain Christophe, réputé pour en avoir. Il demande à Aurélien de l'aider : celui-ci a des dettes, « des dettes de vie », dit-il pour préciser que ce ne sont pas des dettes illégales. Appartement, crédits : « Je devais rembourser le frigo, je suis pris à la gorge. » Victor est donc la tête, et Aurélien le bras armé.

Ce n'est pas l'heure des attentions, c'est l'heure du crime

 

Petit repérage à Flacé, aux alentours de l'immeuble. Un scooter est garé devant : Christophe a un scooter, donc c'est bien là. Le moment venu, les deux gars arrivent en voiture, enfilent leurs cagoules et s'engouffrent (discrètement ?) dans le bâtiment. Un résident alerte immédiatement la police, la BAC se met en route.

Les voleurs sonnent à la porte. « Qui est là ?  - C'est la poste. » On leur ouvre. Aurélien pousse le monsieur qui leur a ouvert en criant « Où est Christophe ? ». Le monsieur ne sait pas : il vit en Afrique, et est de passage à Mâcon pour voir ses fils. C'est un de ses fils qui a repris la location de l'appartement. Selon nos informations, le dénommé Christophe est décédé.
Le projet initial était d'extorquer à Christophe sa carte bleue et le code, pour retirer quelques milliers d'euros. Or Christophe n'est pas là, et pour cause : il est mort, la cinquantaine à peine passée, depuis environ un an et demi. Qu'à cela ne tienne, poussé à terre, le monsieur de 65 ans se retrouve avec le couteau d'Aurélien sous la gorge (« Le couteau est resté fermé », insiste celui-ci, mais ça ne changera pas grand chose à l'addition). Ce monsieur est malade. Une maladie dont on guérit difficilement et pas à coup sûr. Il demande un peu d'eau. Mais ce n'est pas l'heure des attentions, c'est l'heure du crime : Victor écume les pièces, charge à toute allure un sac de ce qu'il trouve. De l'argent, des vêtements, des parfums.

Ils sortent en courant jusqu'à leur voiture. La police est là qui les arrête.

Les faits sont criminels

Les voleurs ont des casiers judiciaires. Difficile d'être toxico sans se faire un casier à un moment ou à un autre. 7 mentions pour Aurélien, 11 pour Victor. Le président s'adresse à lui : « En 2015 vous étiez suivi par un conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation. Comment ça s'est passé ?
- Bien. »

A ce moment là, deux femmes dans la salle reprennent leur bavardage. Le président leur ordonne de sortir. « C'est mon conjoint », proteste une des femmes, « ça ne change rien, je vous ai déjà demandé de vous taire, on n'est pas en classe, vous sortez ».

Le magistrat reprend : « Donc le suivi s'est bien passé, mais finalement n'a servi à rien. » Indicateur pour la suite : quand la justice a déjà accordé des chances de s'en sortir, c'est-à-dire d'arrêter de commettre des délits, elle finit par des sanctions sèches.

« Les faits sont criminels, il y a une arme. Et ils sont aussi la négation de la personne d'autrui au dernier degré. » La procureur requiert 36 mois de prison, assortis d'une mise à l'épreuve.

Un chapeau pour deux

Aurélien partagera le chapeau, il est condamné comme Victor à 3 ans de prison ferme. Il en est immensément secoué : les réponses sèches font mal quand on commence à prendre conscience de ce qu'on a fait, et qu'on le regrette amèrement.

Les deux endettés sont maintenus en détention, est-il besoin de le préciser ? 

Florence Saint-Arroman

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