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Ses proches l'appellent « la Mère Tienne ». Les lecteurs la découvriront sous son vrai nom : Agnès Panay.

 

Viticultrice exploitante à Sologny, Agnès Panay a été remarquée par les Editions de l'Armançon qui viennent de publier son premier roman, « Les Racines au cœur ». Elle-même n'a pas encore tout à fait réalisé que ce qu'elle tient entre les mains est un « vrai livre », son livre, dont la genèse remonte à vingt-quatre ans. Il est en vitrine des librairies depuis le 24 septembre et notamment au Cadran lunaire, où Agnès s'est frottée ce jour-là au délicat exercice des dédicaces.

 

Cette première rencontre avec son public l'a laissée émue et heureuse, mais lucide. « J'ai vu aujourd'hui beaucoup de gens que je connais, indulgents, bienveillants, qui me soutiennent. Il n'en sera pas toujours de même… »

L'avis d'un professionnel éclairé, objectif, lecteur attentif et critique, lui est cependant largement favorable. Jean-Marc Brunier, libraire du Cadran lunaire, déclare sans ambages : «Oui, j'ai aimé, à la fois le travail d'écriture et le travail romanesque. Le livre met en situation le métier de viticulteur, les enjeux, les difficultés, la passion, la transmission d'un savoir-faire, d'un patrimoine. Des thématiques qu'on peut extrapoler au-delà de la viticulture, vers d'autres professions artisanales. Les lecteurs vont s'y reconnaître, car ce roman met en scène des valeurs universelles. »

 

Pour Agnès Panay, les débuts dans le monde de l'édition seront écourtés. Dans quelques jours, ses préoccupations seront tout autres. Les vendanges vont commencer à Sologny. Et cela aussi est une grande affaire, chaque année recommencée. Après, elle reprendra la plume, son « second métier ». Elle espère qu'il ne lui faudra pas vingt-quatre ans pour mettre le point final de son deuxième roman, dont le premier chapitre est déjà en route.  

R.A.

 

(Photo d'accueil : Agnès Panay, avec Jean-Marc Brunier, libraire du Cadran lunaire)

 

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