jeudi 21 février 2019

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Les violences au cours des débats ont fait du mal à tout le monde, tout le monde en a fait le constat, et la balance en perd la boule : d'un côté on requiert une peine au minimum de 30 de réclusion criminelle, et de l'autre on demande "Mesdames et Messieurs les jurés, d'acquitter Jacky Martin."

 

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"Jacky Martin est un prédateur, quelqu'un de dangereux  capable de faits graves, par son déni, sa manipulation, il a démontré qu'il en est capable", affirme l'avocate générale. Capable de frapper, violer puis tuer Anne Sophie Girollet et de jeter son corps dans la Saône puis sa voiture, ou son corps avec la voiture, suivant ce qu'en disent les plongeurs ou un expert. Deux possibilités, une incertitude, il faut choisir.

Cet exemple illustre assez bien ce dossier, "dossier pourri" dira Philippe Scrève, car suivant les convictions des parties, l'ADN est présenté  comme une preuve, ou comme un indice qui ne prouve rien, sinon, comme le disait un enquêteur, que Jacky Martin est lié à cette affaire, d'une manière ou d'une autre mais comment ?

 

Douze jours de procès, des dizaines de témoins entendus, une kyrielle d'experts et on n'a pas avancé d'un pouce, pas le moindre élément supplémentaire n'est venu éclairer le déroulé des faits. Rien.

L'avocate générale reproche à l'accusé de ne pas s'être ouvert, elle reproche à la défense d'avoir monté un mur devant l'accusé et d'avoir participé à ce verrouillage : aucun élément nouveau, et une mélasse pour le public autour des questions de procédure.

Maîtres Varlet, Scrève et Nicolle plaideront chacun leur tour et dans cet ordre, tous trois demandent l'acquittement et craignent l'erreur judiciaire.

 

"L'erreur judiciaire se base sur deux éléments : une construction et une focalisation." C'est Damien Varlet qui plaide. "Ici on construit à partir d'un élément : l'ADN. Mais on a oublié tout ce qui s'est passé entre 2005 et 2012." Les pistes possibles et délaissées, considère la défense, dès l'instant où le FNAEG ressort les empreintes de Jacky Martin.

Quid des deux ADN masculins retrouvés eux aussi dans le véhicule, l'un étant rattaché à un homme identifié, l'autre on ne sait pas : "où, comment, quoi ? Quel est leur rapport, leur relation, avec la victime ? " interroge Bruno Nicolle. Le ministère public avait expliqué que ces résultats étaient trop partiels pour mériter davantage d'investigations, la défense estime que l'indice scientifique est un constat dont il faut ensuite établir la légitimité, "l'enquête classique conserve tous ses droits" : insuffisamment étayée ici pour condamner un homme à perpétuité ou à 30 ans avec une sûreté de 20 alors que rien ne vient prouver qu'il était sur la scène du crime. L'ADN a pu se poser avant, après.

 

Les avocats recensent "des désordres gravement préjudiciable à la manifestation de la vérité".

Des négligences, trop d'approximations, pire : un forçage des éléments, chaque défenseur y revient, pour faire coïncider les traces ADN, l'homme et le crime. Comme on ne sait pas ce qui s'est passé, ce qui a conduit à la mort violente de la jeune fille, les avocats décrivent une forme de paresse, de facilité à focaliser sur un ADN, sur un homme au casier judiciaire chargé, et d'aller avec ça devant la Cour sans avoir épuisé les pistes possibles en allant jusqu'au bout.

Ils rappellent l'une des pistes abandonnées, l'homme qui fut un temps soupçonné est dans la salle : "Je vous plains, on vous a suspecté, un peu malmené en garde à vue, vous auriez pu être la cible de cette focalisation puisqu'aussi bien il y a un trou dans votre emploi du temps cette nuit là". Ils rappellent aussi qu'il est vraisemblable qu'il y ait eu deux hommes, ou plus ?

Procédure normale et bien menée, pour le ministère public. "Procédure bancale" réaffirme Maître Varlet, qui regrette que ce dossier n'ait pas bénéficié d'une collégialité à l'instruction en 2008 comme la loi désormais l'exige. Mélasse pour le public.

 

Il est 22h15, la Cour et les jurés se sont retirés à 18h30. Dehors ça cause sans fin, pour tromper l'attente, et aussi parce que chacun a un avis, non, des avis, plein d'avis. On refait le procès et chacun ajoute un détail, rappelle telle déposition et que penser ? Une unanimité : personne ne voudrait être juré et avoir à trancher, avec des éléments insuffisants qui d'un côté désignent Jacky Martin, sans que rien n'établisse clairement sa culpabilité.

Le procès n'aura pas connu la grâce d'un aveu, bien au contraire. L'accusé eut, comme c'est la règle, la parole en dernier : "Madame la Présidente, ça fait 4 ans que je suis incarcéré pour un crime que je n'ai pas commis. Je ne sais pas comment vous expliquer ! C'est pas moi, je vous le jure, c'est pas moi, Madame la Présidente."

 

"L'émotion brouille le jugement" ont répété les parties aux jurés. Il faut avoir la tête froide. Soit. Impossible : Anne-Sophie est morte de mort violente et lente. Impossible : l'accusé encourt  perpétuité, mais, tonnait Maître Nicolle, "je défends cet innocent, parce qu'au moment où je vous parle, en droit, il est innocent."

 

Des traces ADN. Un homme qui nie farouchement. Aucune explication ne tient la route. Mais il y a de l'ADN dans la voiture et sur le tee shirt de la victime. La boucle tourne dans bien des têtes, lorsque, à 00h7, la Cour revient et aux deux questions engageant le sort de Jacky Martin, répond : Oui, coupable de séquestration suivie de mort. 30 ans de réclusion criminelle assortie d'une peine de sûreté de 20 ans.

 

F. Saint-Arroman

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