dimanche 5 juillet 2020
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Des bleus, un hématome de 5 cm sur 7 sur le bras gauche, des marques de couteau sur la poitrine, des plaies dans le dos, causées par les assiettes qu'il lui a lancées dessus. Interruption temporaire de travail : 14 jours.

C'est l'essentiel du certificat médical établi pour S. il y a 3 jours, et avec lequel elle a porté plainte contre H., 42 ans, son mari. Elle a aussi porté plainte contre lui pour des violences contre son fils, l'aîné, celui qui a grandi avec H. en étant le fils biologique d'un autre : « Il l'a détruit psychologiquement. »

 

12 ans d'une relation « conflictuelle »

 

H. a reconnu des violences, car parfois il « perd le contrôle ». Et vu les blessures et la scène du 4 juillet au domicile de Chauffailles, on en resterait bien là. Mais on aura droit à son récit à lui, le récit d'une n'ième dispute, de celles qui rythmaient leur vie, depuis leur mariage en 2004.

De ce mariage sont nées deux filles, lesquelles voulaient aller à la piscine lundi et tout serait parti de là, sur une histoire de « qui les accompagne »...

12 ans de mariage, 12 ans d'une relation « conflictuelle » de l'avis des époux. En 2006, une condamnation pour violences conjugales, 2 mois de prison avec sursis, et depuis la justice n'a plus été saisie. C'est le père de S. qui va se rendre cette fois-ci à la gendarmerie pour sa fille dans un premier temps, puis elle ira à son tour, mais dira avoir peur.

 

Tous ces « ma chérie » filent un peu la nausée


Dans le box, H. ne manifeste pas d'émotions particulières. Il est de taille moyenne, le crâne dégarni, il rase les cheveux qui restent sur les côtés. Plutôt rablé, il a le cou et le torse épais, les bras musclés, et deux yeux fendus qui fixent bien les interlocuteurs, punaisés sur un visage peu expressif.
Tout repose sur le langage : les disputes ponctuaient la vie commune ? Les violences étaient régulières ?
Eh bien il maille son discours de « ma chérie », et tous ces « ma chérie » enfilés systématiquement pour restituer une scène au cours de laquelle il lui broie le bras, à sa chérie, puis la bloque avec une table et jette des assiettes qui iront se briser sur son dos, à sa chérie, pour finir par la prendre à la gorge au point qu'elle en vomira, la menaçant d'un couteau qui laissera des éraflures sur sa poitrine, et accompagnant ses gestes de menaces de mort, pour lesquelles il n'aurait pas dit « ma chérie », mais seulement « je vais te tuer, personne ne le saura, on serait en Algérie je t'aurais tuée depuis longtemps »... tous ces « ma chérie » filent un peu la nausée.

 

"Elle me doit le respect"

 

Son truc, c'est d'une part qu'elle lui doit le respect, ce que personne au Tribunal ne contestera. Mais c'est, d'autre part, que c'est un peu de sa faute à elle, qui pète les plombs constamment sans qu'on sache pourquoi. Lui, il veut « comprendre », alors il l'interroge : « Qu'est-ce que tu as ma chérie, pourquoi tu cries ? » Elle, elle dit que ça serait plutôt « sale putain », son vocabulaire, mais personne n'y était pour l'affirmer.

Personne, sauf que l'entourage atteste de bleus réguliers, et Ali, le fils aîné de S., va parler aux gendarmes de son quotidien, fait d'insultes, de brimades et de vexations, et puis de gifles.

 

Il me frappe et m'insulte depuis que j'ai 8 ans, dit le fils de S.

 

H. nie. Il reconnaît devenir violent par la faute des autres, de temps en temps. Quand son beau-fils lui balance « t'es pas mon père, tu me fais chier », il voit rouge, et il explique bien qu'à sa place, d'autres verraient rouge aussi.

Ali, lui, raconte plutôt un beau-père qui « cherchait constamment la petite bête », au point qu'il préférait ne pas manger à la même table parce que ça tombait systématiquement : « Il me frappe et m'insulte depuis que j'ai 8 ans, quand je ne fais pas ce qu'il veut. Il me rappelle tout le temps que tout est à lui. »

Pour l'affection on repassera. Le Président fait remarquer que les bons ou mauvais traitements n'ont pas à être indexés à des degrés d'affection, mais le prévenu semble hors d'atteinte : il a caroublé son récit, il y croit peut-être, il y croit sûrement.


La victime n'est pas venue. Trop bousculée par la rapidité avec laquelle le huis clos s'est transformé en enquête puis en comparution immédiate.

 

Et il faut "que ça lui retombe encore dessus"

 

Maître Escot rappelle que dans une relation, on est deux, et que Madame aussi prenait le fameux couteau pour en menacer son mari. On étouffe un peu, malgré la très légère climatisation de la salle, à imaginer l'ambiance domestique, et la vie des enfants au milieu de tout ça.
En l'absence de la victime on ne peut sentir autre chose que ce discours d'un homme qui se décrit comme persécuté par une dingo qui pète les plombs, et balance huile, farine et sucre parce qu'elle ne parvient pas à faire les gâteaux comme elle le souhaite. Et lui, s'exclamant « mais qu'est-ce qui te prend, ma chérie ? » et nettoyant tout, encore et encore, et l'huile ça ne part pas facilement... Elle en est ressortie avec des hématomes XXL, des traces de couteau et la peau du dos entamée par des assiettes qui se cassent. Et il faut "que ça me retombe encore dessus", déplore-t-il.

 

Verdict

 

Le Tribunal suit les réquisitions du Parquet et condamne H. à 4 mois de prison ferme (maintien en détention), 4 mois de prison avec sursis, et 24 mois de mise à l'épreuve. Il n'a plus le droit de paraître à Chauffailles ni d'entrer en relation avec les deux victimes. Il devra se soigner (le Parquet n'avait pas requis cette mesure, pensant que le profil de Monsieur ne s'y prêtait guère, et le fait est qu'il n'a pas offert le moindre regret, mais beaucoup de justifications).

 

La mère et son fils se constituent parties civiles, le Tribunal renvoie sur intérêt civil en novembre. D'ici là H. sera sorti de prison, et aura sûrement demandé à voir ses filles, «  ses chéries » : l'histoire n'est pas finie, sauf peut-être pour la « merde », la « mauviette », le « sale marocain » qui a grandi avec lui pendant 12 ans, lui l'algérien. 

 

F. Saint-Arroman 

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