samedi 20 avril 2019

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Nous en avions parlé vendredi matin : alors que les motards de la police étaient à la poursuite d'un individu en quad qui tentait de leur échapper, un autre homme a été interpellé à son domicile jeudi. Il avait jeté des cailloux sur les policiers, les outrageant et haranguant un groupe de jeunes les incitant à en faire autant.

 

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Il s'appelle Mohamed, il n'a pas encore 21 ans, il se présente pour la première fois devant le tribunal correctionnel en comparution immédiate.

 

Déjà condamné à 5 reprises lorsqu'il était mineur

 

Il est jugé aujourd'hui pour avoir commis des actes de rébellion envers des fonctionnaires de police, dépositaires de l'autorité publique, de leur avoir jeté des cailloux et d'avoir incité d'autres jeunes à l'imiter.

Ce n'est pas la première fois que Mohamed comparaît devant un tribunal, en effet, il avait déjà été condamné à 5 reprises lorsqu'il était mineur, pour des faits de vols, violence, dégradations et recel de vols.

Le jeune Mohamed vit encore chez parents, il n'a ni diplôme, ni emploi. Il est sans travail depuis le mois d'octobre 2015, soit presque un an. Sa seule expérience professionnelle se limite à quelques stages. Mohammed envisage de suivre une formation pour devenir plâtrier-peintre. Le président du tribunal correctionnel va lui faire remarquer qu'il est peu assidu à la mission locale. Quand on lui demande pourquoi, le jeune Mohamed répond nonchalamment : « J'me laisse vivre ».

 

Les faits 

 

L'histoire avait pourtant commencé par un autre délit, le 15 juin aux alentours de 15h05, les policiers verbalisent un individu roulant en quad, sans casque, rue de Lyon, un véritable rodéo urbain s'ensuit avec les forces de l'ordre, mais ce n'est que l'aspect secondaire de l'histoire, en effet, le quad n'est pas conduit par Mohamed, mais par une autre personne (qui fut interpellée et sera jugée dans les jours à venir). Le chauffard emmène, dans sa course poursuite, les policiers dans le quartier de la Chanaye et c'est à ce moment là que les policiers se retrouvent face au jeune Mohamed.

C'est alors, que le policier entend Mohamed crier «  Ici c'est chez moi ! ». Puis l'agent de police l'entendra encourager les autres jeunes du quartier à lui jeter des cailloux et à se rebeller contre le membre des forces de l'ordre, ce que fera aussi le prévenu. Pour sa défense, il nia en bloc toutes les accusations, il n'a pas pu lancer les pierres puisque son bras était platré, il nia ensuite la phrase que le policer l'accuse d'avoir lancée, enfin il nia tout simplement d'avoir été impliqué dans cette acte de rébellion.

Mais Mohamed, n'est pas passé inaperçu, en effet, il porte actuellement un plâtre de couleur vert fluo, bien que cela soit très esthétique, cette belle couleur l'a trahie, et aidée les policiers à l'identifier.

 

« Pourquoi de telles paroles ? »  « Comme ça » 

 

Cependant, ce que Mohamed ne niera pas ,c'est d'avoir dit aux policiers «  Barrez-vous de là !». Quand le juge lui demandera pourquoi de telles paroles, il trouve seulement à répondre « comme ça », mais il ajoute aussi n'avoir pas été conscient de ce qu'il a dit, alors qu'il n'était ni sous l'emprise de l'alcool ni de celle de la drogue. M. le juge rétorqua « donc pour faire le malin ? », ce qu'acquiesça le prévenu.

 

Des faits désagréables pour l'avocate du policier

 

L'avocate du policier, Maître Kort-Cherif, insista sur le point que ces faits sont désagréables, en effet, ils se sont déroulés contre un policier, dépositaire de l'autorité publique. Au-delà de tout cela, ce qui est encore plus désagréable, c'est de s'attaquer à des personnes à qui l'on doit tant de choses et qui ne font que leur travail en pourchassant une personne qui constituait un danger public, et en plus enfreignait sciemment les règles du code de la route. Enfin, elle a tenu à préciser que le policier est assermenté et n'avait donc aucun intérêt à mentir contrairement aux dires du prévenu.

 

La loi s'applique de la même manière dans tous les quartiers de Mâcon

 

Lors de ses réquisitions, la procureure de la République a tenu à rappeler que lors de son rodéo, le quad avait traversé une aire de jeux pour enfants, alors comment peut-on penser que dans une telle situation le rôle du policier n'est pas légitime, à ce même moment les petits frères de Mohamed auraient pu être présents dans ce parc. Elle a aussi rajouté que la loi est là pour protéger les citoyens, qu'elle est la même pour tous et qu'elle s'applique de la même manière dans tous les quartiers de Mâcon. Elle s'est aussi réjouie que le policier n'ait pas été blessé physiquement mais a précisé que les séquelles psychologiques pourraient être d'une toute autre ampleur. 

 

La contrainte pénale, la solution la plus adéquate selon la procureure de la République

 

Pour Madame la procureure, ces dérives sont dûes à son inactivité c'est pourquoi elle a proposé la mise en place d'une contrainte pénale d'une durée d'un an, et de 6 mois d'emprisonnement, en cas de non-accomplissement de ces obligations par le prévenu. De plus, ce serait la peine la moins préjudiciable, compte tenu de son jeune âge, et cela lui donnerait une seconde chance.

 

Il y a eu beaucoup de confusion dans cette histoire selon l'avocate du prévenu

 

L'avocate du prévenu, quant à elle, met en avant le fait qu'il y a eu beaucoup de confusion dans cette histoire, en effet, le jeune Mohamed n'était pas seul sur les lieux lors des faits et qu'il ne faut pas en faire un bouc émissaire, c'est pourquoi elle demande sa relaxe. Mais, pour elle, son client est  perdu, aussi la contrainte pénale serait également une bonne solution. Enfin, elle insiste sur un point, son client n'a jamais été condamné lorsqu'il était majeur, prouvant ainsi qu'il s'est ressaisi depuis sa minorité.

Lors des délibérations, il saluera au loin, depuis le box des prévenus, ses amis venus le soutenir.

 

La sentence tombe : 3 mois ferme

 

Les juges le déclarent coupable des faits qui lui sont reprochés, ils le condamnent à 3 mois de prison ferme et ordonnent son maintien en détention. Le policier recevra quant à lui 500 euros au titre des dommages-intérêts et 300 euros complémentaires (en application de l'article 475-1 du code de procédure pénale).

 

Valentin C.

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