Sur les mois de mai et juin 2016, la négociation des minima conventionnels de la Convention collective de Saône de Loire, a eu lieu en présence de l’UIMM et des organisations syndicales représentatives (CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, CFTC).
La délégation patronale a fait une proposition d’augmentation de 0,6 % de l’ensemble des coefficients de la grille et de 3 centimes d’euros pour la valeur du point (passage de 5,21 à 5,24 €).

La CFDT Métallurgie de Saône et Loire a signifié son désaccord et son indignation devant ce simulacre de négociation. Il n’y a pas eu de réelle négociation, mais seulement une proposition unilatérale de la Chambre patronale et un ultimatum : accepter cette proposition en l’état ou la refuser. Elle impose aux organisations syndicales de se prononcer, principalement pour les salariés des petites et moyennes entreprises, sur un « ridicule 0,6 % » d’augmentation des salaires minimum de la grille en Saône et Loire, équivalent à l’augmentation du SMIC.

Dans ces conditions, où l’UIMM impose un rapport de force pur et dur, la CFDT Métallurgie de Saône et Loire s’interroge :
- Signer une proposition inacceptable (une des propositions les plus défavorables des quatre départements de la Bourgogne).
- Ne pas signer revient à dédouaner le patronat et à faire endosser la responsabilité de l’échec du dialogue social à la CFDT de la Métallurgie de Saône et Loire.

La CFDT Métallurgie s’interroge sur l’avenir de la négociation et la faiblesse du dialogue social en Saône et Loire. Alors que la Chambre patronale se plaint d’avoir du mal à recruter, son attitude ne permettra pas de répondre aux enjeux qui nous font face sur notre territoire.
Les salariés méritent davantage de reconnaissance et de considération. C’est pourquoi la CFDT ne signera pas les propositions de l’UIMM. Nous revendiquons un dialogue social et des propositions salariales d’un autre niveau, permettant de rendre les entreprises de la Branche plus attractives.