Après les réunions publiques sur la circulation et le PLU, Jean-Louis Andrès, Maire de Charnay, proposait le 20 avril dernier une réunion publique portant sur le budget de la ville afin de présenter les axes de perspectives budgétaires. A la suite, un communiqué a été transmis à Mâcon-Infos ce vendredi, expliquant ce budget.


« Nous considérons que ce budget est fondé sur nos choix stratégiques, compte tenu des contraintes, et dans la perspective de l’apurement de nos finances ou en bonne voie à la fin de notre mandat.
Pour 2016, des efforts équivalents à l’année 2015 sont d’ores et déjà engagés, et le budget a été construit sur les axes suivants :

- la maîtrise de l’évolution de la masse salariale,

- la baisse des charges à caractère général,

- la restructuration des services,

- la sécurisation des emprunts.

Cela a été proposé puis voté par le conseil municipal le 21 mars 2016.

Par ailleurs, le budget subit diverses contraintes incontournables d’ordre externe et interne.
Des contraintes externes, c’est à dire impactant toutes les collectivités :

- La réduction continue de la Dotation Globale de Fonctionnement de l’Etat Pour notre commune, au terme du mandat cela devrait représenter 600 000 € et une moyenne annuelle de 100 000€ /an

- Le coût récent de l’instruction des permis de construire du fait du désengagement de l’Etat (depuis Juillet 2015) : 32 000€ /an

- L’aménagement des rythmes scolaires : 70 000€ /an

- L’actualisation du fonds de péréquation intercommunale : 9 000€ /an

- L’actualisation de la contribution au SDIS : 11 000€ /an

Soit environ + 222 000€ /an

Total équivalent à une augmentation de près de 5 points du taux de la fiscalité communale.

Des contraintes internes :

- Les pénalités pour insuffisance de logements sociaux ramenée à 30 000€/an par l’Etat

- Le Prêt toxique

Des 1 075 000 € de pénalités initialement dues, la commune rembourse après négociation 532 000€ auxquels s’ajoutent les 818 000 € de capital. Ces 532 000€ auraient pu être réinjecté dans l’économie via nos investissements, augmentés de la récupération de TVA de 16,5%.

 

Les conséquences ? Plusieurs éléments négatifs :

- L’encours de la dette, déjà trop important, s’accroît encore brutalement du fait de cet emprunt toxique qui coûte très cher à notre commune

- La capacité de désendettement est très importante : 17 ans à compter de 2016

- La capacité d’autofinancement nette est négative

- Le fonds de roulement très faible

 

Malgré ces difficultés, il nous faut apporter à la commune :

- Un volant d’investissements qui nécessitera un emprunt de 250 000€. Comme je l’ai précisé en Conseil Municipal notamment, il s’est agit d’un emprunt en 2015, à un taux fixe de 1,60%, auprès de la Caisse d’Epargne.

- La sécurité avec le recrutement d’un second policier municipal,

- L’accueil des associations avec, enfin, un lieu de rencontres et d’échanges, pour la dynamique de la vie en communauté : c’est la restauration et l’extension de l’immeuble Genetier,

- La quiétude à retrouver dans les flux de transport : aménagement du sens de circulation et projet de voie d’agglomération,

- La maîtrise de l’aménagement urbain afin de limiter la consommation de l’espace,

- La valorisation de nos atouts avec la réalisation du pôle santé, source de nombreux emplois nouveaux et diversifiés.

 

« Pour conclure cette réunion, certes, notre situation financière est délicate. Charnay est doublement pénalisée en raison des contraintes héritées et incontournables, la commune étant par ailleurs sous réseau d’alerte par la Préfecture depuis 2013. Pour autant, nous préparons l’avenir de notre commune et une dynamique de remise à niveau, de préservation de ses espaces et de ses atouts, de développement de ses spécificités économiques et paysagères. L’assainissement de nos finances constitue la condition prioritaire de notre action. Nous nous y employons. »

 Jean-Louis Andrès