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Retour sur le match de samedi soir à Andrézieux avec le capitaine des Tangos Julien Doreau, et confidences sur les récents changements de coachs.

 

Les tangos se sont inclinés en déplacement samedi soir contre le 1er de la poule 99 à 81. « Le score ne reflète pas le match » analyse Julien Doreau. « On a tenu bon tout le temps. A la mi-temps, on était même un point devant. Les choses se sont gâtées à la fin du 3ème 1/4 temps. Nos adversaires ont enchaîné une série de 3 points en 3-4 minutes qui nous a un peu assommés. On a cravaché pour tenir au score mais, hélas, on a craqué physiquement dans les dernières minutes de jeu. Et les Andréziens en ont profité pour creuser l'écart. » Lui-même a dû sortir pour cause de blocage aux cervicales. « Rude cette fin de match. Mais le groupe vit bien. Il nous reste 3 matchs dont 2 à la Maison pour remonter un peu dans le classement. »

 

Pour ce qui est des changements de fin de saison chez les Tangos, Julien Doreau perçoit les choses très positivement. Forcément, c'est lui qui endosse le rôle de capitaine. Et le boulot du capitaine, c'est ça, être positif, encourager. L'énergie qu'il insuffle est donc positive, même si, il le dit, « cela ne change pas grand chose pour moi. Ce qui compte, c'est ce que chacun amène au groupe. On se sent très bien avec Alexis Sangouard et Gilles Vechambre, ils apportent un véritable regain d'énergie et de sens. En tant que capitaine, je constate cela et j'essaie de rendre cette dynamique positive la plus contagieuse possible au sein du groupe. Les supporters aussi s'y retrouvent, et ça me fait plaisir. On les a vu rentrer dans les vestiaires au dernier match à Prissé, ce n'était pas arrivé depuis longtemps. Il y avait une ambiance de fête, et ça, c'est très bien, ça donne envie. »

 

Une décision stratégique approuvée

« Je pense franchement que le président a réalisé une belle opération en changeant les coachs. Personnellement, ça ne m'a pas dérangé. Dans la vie d'un sportif, ce sont des choses qui arrivent. Un club, une équipe, c'est vivant. Le message avait du mal à passer et nous étions enfermés dans une spirale qu'il fallait casser. Le président Thomas a pris ses responsabilités et a fait un choix. C'est comme dans un match, même si on joue moyennement bien et qu'on brille en fin de partie avec une victoire au bout, on retient finalement les belles choses de la fin. C'est toujours mieux de terminer sur une bonne impression. Tous les sportifs connaissent ça : un bon finish, c’est très important. C'était là je crois, toute l'idée de notre président. Je le salue pour ça. »

 

Recueillis par Rodolphe Bretin

 

Le match

Les hommes du président Thomas ont fait honneur au maillot pour ce déplacement dans le Forez. Les mâconnais ont fait douter le leader pendant la première mi-temps les obligeant à s'employer pour vaincre des tangos à bout de souffle sur la fin de rencontre. Les ligériens ont du se retrousser les manches pour venir à bout des mâconnais qui ont profité des erreurs commises durant les deux premiers quarts pour renter aux vestiaires avec l'avantage à la marque, 44-45. La fraîcheur physique fera la différence sur la deuxième mi-temps qui verra les ligériens s'employer à reprendre le dessus sur les tangos montrant un visage à l'image du club retrouvée. Les efforts consentis durant cette période vont plaisir à revoir sur le parquet et redonne espoir. Pas de quoi rougir de cette défaite pour la bande à Doreau qui a su montrer les vrais valeurs du club durant ce déplacement.

 

Loris Vagnarelli

Andrézieux - ES Prissé-Mâcon 99-81 (27-21, 17-24, 29-19, 26-17)
Arbitres : Mrs Landy et Vandenberghe
Andrézieux : Tardy 8, Bassine 6, Aubry 26, Urie 5, Nery 24, Freycenet 2, Piotrowski 9, Pavlovic 8, Mijajlovic 11
ESPM : Cornéo 6, Staelens 6, Montoya 2, Bado 6, Kodjo 10, Doreau 17, Bruyère 7, Deal 12, Thompson 13, Hergott 2

 

(Photo d'archives)