vendredi 22 février 2019

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Les deux sœurs, âgées d’une soixantaine d’années, étaient heureuses de quitter Paris pour 8 jours, et d’oublier l’ambiance anxiogène liée aux menaces d’attentats. Venir à Mâcon : gage de paix. Elles se sont retrouvées à plat ventre sous la menace d’une arme mardi dernier à la Grande Pharmacie Mâconnaise.

Le braqueur passait en comparution immédiate cet après-midi. Comme la loi l’y autorise, il demande un délai pour préparer sa défense. Le Tribunal doit décider s’il sera maintenu en détention jusqu’au jugement ou libéré en attendant.

 

« On s’est trouvé nez à nez avec un revolver. C’était irréel. »

« On a cru à une plaisanterie, raconte la plus jeune des deux sœurs, après l’audience. On était face à la caisse, on ne l’a pas vu arriver. On a vu tout à coup le regard de la pharmacienne changer, et elle est partie à toute vitesse. On s’est retourné, et on s’est trouvé nez à nez avec un revolver. C’était irréel. On l’a entendu nous dire de nous mettre à terre. Alors voilà. A terre, on a pris conscience de ce qui arrivait. Mais j’ai des problèmes cardiaques, alors je me concentrais sur ma respiration, pour éviter d’avoir un pépin. »
Cette femme aurait eu « un pépin » cardiaque fatal, le braqueur passait aux Assises. Car l’arme en question était un pistolet à billes, mais les victimes ne le savaient pas, l’infraction reste criminelle.

Le braqueur : 33 ans, de larges et profonds cernes. Dus aux derniers jours passés au commissariat, puis en détention provisoire. Dus à sa toxicomanie, peut-être aussi.

80 mg de méthadone par jour + 1 à 2 bouteilles de vin blanc par jour + du Seresta

En effet le choix de la pharmacie est un choix de toxico. D’après les clientes victimes, il se serait dirigé d’abord vers des rayons, et, ne trouvant pas immédiatement ce qu’il cherchait peut-être, il est allé se servir dans la caisse. 473 €, restitués à la pharmacie, puisque la police l’a arrêté rapidement (lire ici). Le Parquet souligne qu’il avait maquillé les plaques d’immatriculation de sa voiture, et y voit un indice de préméditation. Mais pour sa chérie qui pleure, pour son oncle « abasourdi » avec lequel il travaille, son comportement est non seulement parfaitement inhabituel, mais incompréhensible à ce stade. Pourtant…

André est né à Mâcon, en 1983. Ses parents vivent dans une petite commune de l’Ain, où il est domicilié, malgré le bateau sur lequel il vivait apparemment, dans le port de Mâcon.
André a un CAP, il a travaillé comme cariste plusieurs années, puis comme agent de piste à l’aéroport de Genève. C’est là, dit-il, qu’il est « tombé dans l’héroïne ».
Ce qu’il ne précise pas, c’est qu’il consommait déjà du cannabis, et que son casier judiciaire était déjà ouvert, puisqu’il commence par le Tribunal pour Enfants.

Pour résumer : 13 condamnations. De la prison ferme à Bourg-en-Bresse. Deux cures de sevrages qui ont eu pour effet de substituer de la méthadone à l’héroïne, mais André, lui, a remplacé l’héroïne par l’alcool. On lui donne des anxiolytiques. Résultat : 80 mg de méthadone par jour + 1 à 2 bouteilles de vin blanc par jour + du Seresta.

« 13 condamnations, ça ne vous a jamais fait penser qu’il avait un problème ? »

Sa famille ne l’a pas abandonné, et il n’a pas non coupé les liens. Mais à l’oncle qui, après l’audience, vient dire gentiment sa peine et son ahurissement devant ce geste si grave à l’une des victimes parisiennes, celle-ci répond : « 13 condamnations, ça ne vous a jamais fait penser qu’il avait un problème ? »
Elle est assistante sociale, des « tox », elle en voit passer, les audiences, elle connaît, et si elle trouve épatant que la famille soit aimante, ce qu’elle trouve ahurissant en retour, c’est que personne de son entourage familial n’ait pris la mesure des choses, que ça soit sur le plan de la toxicomanie, ou sur le plan judiciaire, l’un finissant par entraîner l’autre.

Sur le plan judiciaire, justement, le Tribunal va dresser la liste des différentes peines déjà infligées à André, dont 3 sursis mises à l’épreuve : « Soit une main tendue à 3 reprises, Monsieur. C’est fait pour vous aider. Qu’en avez-vous fait ? »

Le Seresta provoque chez André des troubles du comportement

La méthadone et l’alcool ont remplacé l’héroïne, et le Seresta a, d’après un psychiatre de l’hôpital de Lons le Saulnier (rencontré lors d’une cure qui a échoué), des effets délétères sur André, provoquant des troubles du comportement, ce qui pourrait, peut-être, expliquer une telle violence chez un homme réputé gentil et calme.
Malgré ça, sa famille, en l’aidant, en lui fournissant du travail, le maintenait, comme sous perfusion, dans un semblant de vie adaptée. Mais mardi dernier André a braqué des gens avec un revolver, menaçant de les descendre. C’est comme s’il avait arraché sa perfusion. Il va devoir répondre de ses actes, en homme libre c’est-à-dire responsable. Et tout ce qui venait masquer ou minimiser son état et ses condamnations antérieures, tout le déni qui manifestement l’entourait, se craquelle sérieusement.

Le Parquet n’est pas opposé sur le principe à l’expertise psychiatrique que l’avocate de la défense demande, mais le Procureur insiste : « Ce n’est pas la faute du Seresta, c’est la faute de celui qui l’a pris. »

Le Tribunal décide de statuer sur la demande d’expertise psychiatrique lors du jugement, à la fin du mois. D’ici là, André est maintenu en détention.

« Je pense que je n’ai jamais voulu me prendre en main vraiment. », disait-il.

F. Saint-Arroman

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