dimanche 17 février 2019

Poursuivi pour violences sur sa compagne, violence aggravée, outrages, menaces de mort réitérées, et rébellion, le tout en état d’ivresse et de récidive légale, Jacques R. est condamné à 12 mois de prison ferme.

Il avait demandé un renvoi lors de sa comparution immédiate le 6 février dernier pour préparer sa défense, et sans doute a-t-il eu raison, car son avocat a tempéré des chefs de prévention pourtant lourds. Le même avocat avait manifestement briefé son client, et Jacques a changé de ton. Il regrette, il regrette.

Jacques est en détention provisoire depuis 3 semaines, il a eu le temps de se calmer et de prendre la mesure de ce qu’il risque. 49 ans, ouvrier agricole, il a 4 enfants dont 3 majeurs, ne vit plus avec leurs mères, et entretient une liaison violente avec Patricia D. qui vit à Charnay-les-Mâcon. Condamné déjà 3 fois, pour vol et pour violences. La dernière sanction, le 30 avril 2014 : 8 mois de prison avec sursis, et surtout une mise à l’épreuve de 3 ans, qui lui interdisait d’entrer en contact avec Patricia, et de paraître ici.

« Elle me demandait de venir », répète-t-il. Alors il venait. Et leurs relation marquée de violences verbales, réciproques, et physiques, de lui contre elle, se poursuivait malgré les sanctions, malgré la menace du sursis. Malgré tout.

 

Le 4 février dernier, les choses ne commençaient pas si mal, si l’on peut dire, puisque Patricia et Jacques se donnent rendez-vous dans un bar à Saint-Laurent, où il commence à s’alcooliser sérieusement. Puis ses parents viennent la chercher et la remontent chez elle. Il sort du bar un peu plus tard et découvre sa voiture vandalisée : un rétroviseur et un essuie-glace cassés. Il est sûr que c’est elle, « parce qu’elle avait déjà essayé de le faire mais s’était trompé de voiture. » Il ne « réfléchit pas », et file à Charnay, là où il lui est interdit de mettre les pieds. Vers minuit trente une voisine appelle la police : le couple se dispute, s’invective, et Jacques pousse Patricia au sol, la saisit par le col, la brutalise au point que sa tête frappe le sol plusieurs fois.

S’ensuit une foire d’empoigne qualifiée de « démente » par le Président. Huit policiers en tout, face à un homme déchaîné. Un policier lui prend le bras pour l’arrêter, Jacques se dégage. Les policiers lui portent des coups au ventre et au bras pour le faire lâcher, mais Jacques agrippe une main et tord les doigts du brigadier qui crie de douleur. On tente une clé de bras, on n’y parvient pas, et tout le monde se trouve au sol. Pas moyen de le menotter. Dans le même temps il menaçait Patricia de la tuer, et insultait les policiers, « des enfoirés, des connards, je vais tous les tuer ». Quand enfin il est maîtrisé, il est emmené à l’hôpital conformément à la procédure et il persiste, bloqué dans les limbes d’un taux d’alcoolémie important, et dopé par sa propre violence.

 

Des mains courantes et deux certificats médicaux attestent de la répétition de telles scènes entre les deux … amoureux ?... L’amour a bon dos : Patricia a cru qu’il finirait par la tuer. Le ministère public requiert 24 mois de prison dont 14 mois de sursis avec mise à l’épreuve. Jacques, celui qui passe outre les interdits de la Justice pour obéir aux injonctions d’une femme certainement malmenée aussi par la vie, s’en sort bien.

Verdict : 8 mois fermes, révocation partielle du sursis, soit 4 mois. Donc 1 an de prison en tout, avec maintien en détention compte tenu du risque de renouvellement, et reprise de la mise à l’épreuve à sa sortie, mêmes obligations (soins et travail), même interdictions (ne pas rentrer en contact avec la victime, et ne pas paraître à Mâcon et Charnay-les-Mâcon).

Il indemnisera la victime à hauteur de 2 000 €, et les policiers à des degrés divers suivant les préjudices subis.

Florence Saint-Arroman

MÂCON-LOCHÉ : Suicide sur les voies du TGV

L'accident est survenu ce début d'après-midi sur les voies de la ligne TGV, allant de Mâcon à Lyon.

TRIBUNAL DE MÂCON : Contrôlé deux fois en une semaine au volant alors qu’il n’avait pas le permis

TGI_MACON.jpg
A 64 ans, Patrick est bien connu des services de police : 24 mentions au casier judiciaire !

TRIBUNAL DE MÂCON : Fou de jalousie, il frappe, insulte et crache sur tout ce qui passe

PALAIS DE JUSTICE MACON - 1.jpg
Kevin C., 31 ans, comparaissait ce lundi devant le tribunal correctionnel pour des faits de violences commis le 10 décembre à Mâcon.

PONT-DE-VEYLE : Une maison en feu dans la grande rue

Feu_habitation_Pdv_161218 (5).jpg
ACTUALISÉ LUNDI 14H : Un appel urgent à une aide vestimentaire est lancé.

MÂCON : Une blessée grave dans une collision avec délit de fuite

ACCIDENT MACON RUE BIGONNET 0912 - 5.jpg
ACTUALISÉ : Un appel à témoins est lancé.

SAÔNE-ET-LOIRE : 3 morts dans un crash d'avion près de Charolles

Crash avion.jpg
Après des recherches par hélicoptère, l'avion a été localisé vers 14h dans le bois de Beaubery. Les trois occupants, pilote et passagers, sont morts carbonisés. ACTUALISÉ : Le procureur Eric Jaillet, qui s'est rendu place, a donné les 1eres informations en milieu d'après-midi.

TRIBUNAL DE MÂCON – Violences conjugales : jusqu'à la plaie et l'hématome au visage

VIOLENCE CONJUGALE MACON.jpg
Elle était là, assise en face de la juge, le visage marqué par les blessures. Son homme était à quelques mètres, dans le box des accusés, escortés par les gendarmes. Le couple s'est battu dans la nuit de mercredi à jeudi...

CHARNAY : Ivre au volant, il provoque un accident et fait 2 blessés

ALCOOL AUVOLANT A CHARNAY.jpg
ACTUALISÉ : Le verdict du tribunal de Mâcon

MÂCON : Embardées sur la route, sous l'emprise de la drogue et de l'alcool, et plus encore...

C'est au volant, peu après 21h, et pourtant interdit de séjour en Saône-et-Loire (sauf pour travailler) que Frédéric, 47 ans, commet cet acte délictueux ce dimanche soir place Gardon. ACTUALISÉ : La juge a décidé de son incarcération.

TRIBUNAL DE MÂCON : Ivre au volant, il avait percuté la voiture des gendarmes

TGI_MACON.jpg
Les faits se sont déroulés samedi à 00h40 à Tournus.