vendredi 10 juillet 2020
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Monsieur M. 60 ans, 130 kg, chômeur longue durée et alcoolique mais plus maintenant dit-il, au casier judiciaire vierge, est poursuivi pour agression sexuelle sur Paul,...

Paul, 17 ans au moment des faits, 20 ans aujourd'hui, 50 kg maxi, qui commence pour tout dans la vie, avec un poids énorme dans la tête, le cœur et le corps.

 

Version fête à Jojo, et on est fieeers d'être gaulois

 

Les familles M. et V. sont voisines, dans un gros village. Maisons côte à côte, on se fréquente, on devient amis, on fait des barbecues, des apéros, et même des virées ensemble. Monsieur M. est désoeuvré, il aime animer des soirées, il est toujours volontaire. Le petit Paul aime chanter, et le fait avec plaisir en public.

Octobre 2013. Paul va fêter sa majorité et c'est bien volontiers que Monsieur M. l'aide à tout organiser, il lui trouve du matos, tout. C'est dans sa salle à manger, qu'après quelques préparatifs en vue du grand jour, il lui lance : « Tu vas faire dégorger le poireau ! » et qu'à l'appui, très virilement, il lui colle la main au panier.

What else ? Certes il avait bu, et il avait « démarré du matin, comme d'habitude », et quand il a bu, il pense pouvoir faire ce genre de choses, mais bon, pas de quoi s'énerver.

Ça énerve le Président, pourtant, qui précise n'être pas familier de l'expression potagère, mais qui maintient que derrière il y a de l'excitation sexuelle et qui trouve que c'est bien déplacé dans ces circonstances, qui va même jusqu'à dire que c'est un délit.

 

Version « agression sexuelle sur mineur de plus de 15 ans, peine encourue : 10 ans »

 

Paul, ce jour là, va avoir « un déclic », il file chez lui et raconte tout. « Tout » : des faits répétés sur 6 ans. Ça aurait commencé l'année de ses 12 ans, par des caresses du torse et du dos, et puis ça a eu lieu encore 5 autres fois, jusqu'à ce jour particulier. Monsieur M. l'a, dit-il, plaqué contre le mur, embrassé avec la langue, etc. On s'éloigne de la grivoiserie, c'est plus Jojo à la fête du slip, c'est pour le Parquet « une perversion », et pour le Code Pénal, c'est 10 ans de taule.

 

Monsieur M. est durement confronté à ses propres déclarations. On entend son souffle dans le micro, il est sous pression, et s'il ne reconnaît plus à l'audience les faits répétés, il ne les nie pas non plus. La Procureur insiste, car c'est « oui » ou c'est « non », ça peut pas être suspendu dans l'atmosphère. L'homme semble défaillir, ses épaules tremblent, il lâche dans une expiration « je vais tomber », son avocat le reconduit au banc.


Paul à la barre, pleure, est quasiment inaudible. Il dit ses études arrêtées, son sommeil altéré, ses doutes passés sur son identité sexuelle, l'impossibilité d'avoir une vie affective et sexuelle. Il dit que ça ne va pas. Il a eu des soins, il a besoin du procès, et il maintient ses déclarations, sans les outrer : « Ma vie commence à peine. Adolescent, je pesais 95 kg, et depuis que j'ai parlé, vu le psy, j'ai repris mon poids normal. Je me sentais sale (geste de la main qui balaie son corps). »

 

Le Parquet

 

Pour la Procureur, Monsieur M. a « le profil type de l'agresseur sexuel » : « Le grand coupable, c'est pas lui, il le met sur le compte de l'alcool. Et puis 'une fois', c'est pas grave... Et puis devant les gendarmes il dit ce qu'on veut parce qu'ils sont 'impressionnants', et puis Paul ne ment pas, mais lui non plus !... » Si personne ne ment, alors rien n'existe. Trait de perversion.

« Agresser sexuellement un enfant, quel que soit son âge, c'est interdit par la loi. Son déni est typique des agresseurs sexuels. Il a atteint l'intégrité physique, psychique et morale de Paul. »

 

Verdict

 

Coupable. Monsieur M. est condamné à 2 ans de prison avec sursis simple, inscription au FIJAIS avec obligation semestrielle de se rendre à la gendarmerie pour confirmer son adresse, 5000 € d'indemnités pour la victime, 1000 € pour la mère de la victime.

 

F. Saint-Arroman

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