mercredi 20 février 2019

ALCOOL2.jpg

Avant hier en fin d'après-midi, vers Saint-Clément, les policiers ont dû le plaquer au sol pour l'interpeller : Paul D. vociférait. Il avait 2,30 grammes d'alcool dans le sang, et il conduisait dangereusement.

 

Etat de récidive légale, refus d'obtempérer, rébellion : comparution immédiate au sortir de la garde à vue. Cela engage que Paul n'est pas repassé chez lui, qu'il ne s'est pas douché, qu'il n'a pas pu se changer. Le prévenu a une sale mine, les conditions de comparution y sont pour quelque chose.
L'interpellation a été physique, aucun doute, Paul a le visage marqué, un bleu sous l'oeil, des égratignures sur le visage. On dirait qu'il s'est battu, mais il a seulement mangé le bitume. La bagarre se joue ailleurs, et il en sort perdant pour l'instant : une addiction à l'alccol, qui le prend par pulsions, et c'est tout ou rien. Quand c'est « tout », il est saoul au point de ne se souvenir de rien.

 

Il est jeune, 32 ans. Il est diplômé, il est grutier, « un métier recherché », dit le Président. Pourtant il ne travaille plus depuis août dernier. Paul vit en couple et il semble solidement amoureux. Sa compagne a une fille d'une dizaine d'années, Paul et elle se sont mutuellement adoptés. Maître N'Diaye lira une carte d'anniversaire écrite par l'enfant, une carte dont le contenu sonne juste, une carte d'une fillette qui en a vu d'autres et qui se réjouit que Paul ne la laisse pas tomber... Et Paul ne semble pas en avoir le désir, au contraire : il voudrait fonder famille. Ce désir l'a poussé à affronter enfin ce contre quoi il se bat depuis au moins 10 ans : ses crises alccoliques. Elles lui valent à ce jour déjà 3 sanctions pénales, dont quelques mois de prison qui ont pu être aménagés. Outre le souci judiciaire, Paul a conscience qu'il ne fondera rien en buvant de la sorte, c'est pourquoi il est au chômage depuis août dernier : « On veut un enfant, mais il faut d'abord que j'aille dire, pour en guérir, ce que je cache à tous depuis toujours. » Une agression sexuelle, lui enfant.

 

Depuis août il a suivi une cure de sevrage de 15 jours, et il consulte un psychologue.

Le fait est suffisamment rare, du point de vue d'un observateur des audiences correctionnelles, pour être souligné : cet homme a délibérement choisi d'affronter une addiction dont on sait à quel point il est difficile d'en sortir, et d'affronter ce qui selon lui l'y a mené. L'observateur imagine presto une fin heureuse, une sanction pénale de type « contrainte », qui le laisserait libre, tout en lui imposant des soins suivis.

Sauf qu'avant hier, il conduisait rue Bigonnet en mettant les autres en danger, avec un taux d'alcoolémie qui en plongerait d'autres dans le coma. De surcroît et peut-être, surtout, il n'obtempère pas, s'enfuit, et résiste à son interpellation.

 

Maître N'Diaye, pour sa défense, expose les dossiers des hommes qu'elle a assistés le matin même devant la Procureur de la République. Pas moins de 5 dossiers pour conduite sous l'empire de l'alcool, ou de l'héroïne. L'un d'entre eux avait déjà 10 condamnations et le Parquet lui a proposé des jours-amendes, aussi elle demande au Tribunal de tenir compte de la situation personnelle de Paul. Il a une possibilité d'emploi, il est posé et respectueux, quand il a dégrisé.

La garde à vue s'est bien passée. Il n'a pas besoin d'être maté, il a besoin de poursuivre les soins engagés de son propre chef. L'avocate suppose que c'est le refus d'obtempérer qui lui vaut d'être poursuivi de la sorte, mais elle souligne que Paul ne cherche pas à en découdre avec les forces de l'ordre, son attitude était purement circonstancielle.
Las, au Président qui lui demande ce qui a déclenché la prise d'alcool dans une journée décrite comme paisible, Paul répond : « J'avais rendez-vous le lendemain avec le psychologue. Et même si je sais que c'est pour un bien, ça me fait toujours un peu de mal, ça m'angoisse d'aller dire les choses. » Le Tribunal pourrait comprendre ça, mais il ne peut comprendre que Paul ait pris le volant dans ces conditions.

 

Verdict : 3 mois de prison ferme, détention immédiate, il ne repasse pas par la maison. Son permis est annulé pour 1 an. A sa sortie, 3 ans de suivi mise à l'épreuve, obligations de travailler et de se soigner. Pour pouvoir aimer, fonder famille ? Selon Freud ça en ferait un homme guéri.

Florence Saint-Arroman

MÂCON-LOCHÉ : Suicide sur les voies du TGV

L'accident est survenu ce début d'après-midi sur les voies de la ligne TGV, allant de Mâcon à Lyon.

TRIBUNAL DE MÂCON : Contrôlé deux fois en une semaine au volant alors qu’il n’avait pas le permis

TGI_MACON.jpg
A 64 ans, Patrick est bien connu des services de police : 24 mentions au casier judiciaire !

TRIBUNAL DE MÂCON : Fou de jalousie, il frappe, insulte et crache sur tout ce qui passe

PALAIS DE JUSTICE MACON - 1.jpg
Kevin C., 31 ans, comparaissait ce lundi devant le tribunal correctionnel pour des faits de violences commis le 10 décembre à Mâcon.

PONT-DE-VEYLE : Une maison en feu dans la grande rue

Feu_habitation_Pdv_161218 (5).jpg
ACTUALISÉ LUNDI 14H : Un appel urgent à une aide vestimentaire est lancé.

MÂCON : Une blessée grave dans une collision avec délit de fuite

ACCIDENT MACON RUE BIGONNET 0912 - 5.jpg
ACTUALISÉ : Un appel à témoins est lancé.

SAÔNE-ET-LOIRE : 3 morts dans un crash d'avion près de Charolles

Crash avion.jpg
Après des recherches par hélicoptère, l'avion a été localisé vers 14h dans le bois de Beaubery. Les trois occupants, pilote et passagers, sont morts carbonisés. ACTUALISÉ : Le procureur Eric Jaillet, qui s'est rendu place, a donné les 1eres informations en milieu d'après-midi.

TRIBUNAL DE MÂCON – Violences conjugales : jusqu'à la plaie et l'hématome au visage

VIOLENCE CONJUGALE MACON.jpg
Elle était là, assise en face de la juge, le visage marqué par les blessures. Son homme était à quelques mètres, dans le box des accusés, escortés par les gendarmes. Le couple s'est battu dans la nuit de mercredi à jeudi...

CHARNAY : Ivre au volant, il provoque un accident et fait 2 blessés

ALCOOL AUVOLANT A CHARNAY.jpg
ACTUALISÉ : Le verdict du tribunal de Mâcon

MÂCON : Embardées sur la route, sous l'emprise de la drogue et de l'alcool, et plus encore...

C'est au volant, peu après 21h, et pourtant interdit de séjour en Saône-et-Loire (sauf pour travailler) que Frédéric, 47 ans, commet cet acte délictueux ce dimanche soir place Gardon. ACTUALISÉ : La juge a décidé de son incarcération.

TRIBUNAL DE MÂCON : Ivre au volant, il avait percuté la voiture des gendarmes

TGI_MACON.jpg
Les faits se sont déroulés samedi à 00h40 à Tournus.