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Avant hier en fin d'après-midi, vers Saint-Clément, les policiers ont dû le plaquer au sol pour l'interpeller : Paul D. vociférait. Il avait 2,30 grammes d'alcool dans le sang, et il conduisait dangereusement.

 

Etat de récidive légale, refus d'obtempérer, rébellion : comparution immédiate au sortir de la garde à vue. Cela engage que Paul n'est pas repassé chez lui, qu'il ne s'est pas douché, qu'il n'a pas pu se changer. Le prévenu a une sale mine, les conditions de comparution y sont pour quelque chose.
L'interpellation a été physique, aucun doute, Paul a le visage marqué, un bleu sous l'oeil, des égratignures sur le visage. On dirait qu'il s'est battu, mais il a seulement mangé le bitume. La bagarre se joue ailleurs, et il en sort perdant pour l'instant : une addiction à l'alccol, qui le prend par pulsions, et c'est tout ou rien. Quand c'est « tout », il est saoul au point de ne se souvenir de rien.

 

Il est jeune, 32 ans. Il est diplômé, il est grutier, « un métier recherché », dit le Président. Pourtant il ne travaille plus depuis août dernier. Paul vit en couple et il semble solidement amoureux. Sa compagne a une fille d'une dizaine d'années, Paul et elle se sont mutuellement adoptés. Maître N'Diaye lira une carte d'anniversaire écrite par l'enfant, une carte dont le contenu sonne juste, une carte d'une fillette qui en a vu d'autres et qui se réjouit que Paul ne la laisse pas tomber... Et Paul ne semble pas en avoir le désir, au contraire : il voudrait fonder famille. Ce désir l'a poussé à affronter enfin ce contre quoi il se bat depuis au moins 10 ans : ses crises alccoliques. Elles lui valent à ce jour déjà 3 sanctions pénales, dont quelques mois de prison qui ont pu être aménagés. Outre le souci judiciaire, Paul a conscience qu'il ne fondera rien en buvant de la sorte, c'est pourquoi il est au chômage depuis août dernier : « On veut un enfant, mais il faut d'abord que j'aille dire, pour en guérir, ce que je cache à tous depuis toujours. » Une agression sexuelle, lui enfant.

 

Depuis août il a suivi une cure de sevrage de 15 jours, et il consulte un psychologue.

Le fait est suffisamment rare, du point de vue d'un observateur des audiences correctionnelles, pour être souligné : cet homme a délibérement choisi d'affronter une addiction dont on sait à quel point il est difficile d'en sortir, et d'affronter ce qui selon lui l'y a mené. L'observateur imagine presto une fin heureuse, une sanction pénale de type « contrainte », qui le laisserait libre, tout en lui imposant des soins suivis.

Sauf qu'avant hier, il conduisait rue Bigonnet en mettant les autres en danger, avec un taux d'alcoolémie qui en plongerait d'autres dans le coma. De surcroît et peut-être, surtout, il n'obtempère pas, s'enfuit, et résiste à son interpellation.

 

Maître N'Diaye, pour sa défense, expose les dossiers des hommes qu'elle a assistés le matin même devant la Procureur de la République. Pas moins de 5 dossiers pour conduite sous l'empire de l'alcool, ou de l'héroïne. L'un d'entre eux avait déjà 10 condamnations et le Parquet lui a proposé des jours-amendes, aussi elle demande au Tribunal de tenir compte de la situation personnelle de Paul. Il a une possibilité d'emploi, il est posé et respectueux, quand il a dégrisé.

La garde à vue s'est bien passée. Il n'a pas besoin d'être maté, il a besoin de poursuivre les soins engagés de son propre chef. L'avocate suppose que c'est le refus d'obtempérer qui lui vaut d'être poursuivi de la sorte, mais elle souligne que Paul ne cherche pas à en découdre avec les forces de l'ordre, son attitude était purement circonstancielle.
Las, au Président qui lui demande ce qui a déclenché la prise d'alcool dans une journée décrite comme paisible, Paul répond : « J'avais rendez-vous le lendemain avec le psychologue. Et même si je sais que c'est pour un bien, ça me fait toujours un peu de mal, ça m'angoisse d'aller dire les choses. » Le Tribunal pourrait comprendre ça, mais il ne peut comprendre que Paul ait pris le volant dans ces conditions.

 

Verdict : 3 mois de prison ferme, détention immédiate, il ne repasse pas par la maison. Son permis est annulé pour 1 an. A sa sortie, 3 ans de suivi mise à l'épreuve, obligations de travailler et de se soigner. Pour pouvoir aimer, fonder famille ? Selon Freud ça en ferait un homme guéri.

Florence Saint-Arroman

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