jeudi 25 avril 2019

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Le jeu du ni oui ni non est un jeu simple, mais il requiert de la présence d’esprit.

Au sortir d’une longue garde à vue, l’exercice est d’autant plus fatigant, le code du trafiquant toutefois l’impose, qu’on soit en forme ou pas : ne pas parler, pas franchement, un peu, pas trop. Alex B., 19 ans, et Rachid K., 24 ans, s’y sont efforcés, avec un succès somme toute relatif : certes ils ne lâchent pas les noms de leurs fournisseurs, mais quant à convaincre les magistrats que leurs activités restent modestes et très limitées, c’est raté.

 

Alex B. est contrôlé par la police le 4 octobre, entre minuit et une heure, boulevard des Neuf Clés alors qu’il fume un joint. Il dit aux policiers qu’il attend « son copain Driss ». Qu’à cela ne tienne, les policiers l’attendent avec lui. Le dit-Driss sort d’un immeuble. Il s’appelle Rachid K., il a sur lui un cube de résine de cannabis de 40 grammes, une balance électronique et 1090 € en liquide. Garde à vue, enquête.

Perquisition au domicile des parents d’Alex, chez qui il vit toujours. Dans sa chambre : 15 plaquettes de 100 g de cannabis, toutes imprimées « Lyon », comme sur le cube trouvé sur Rachid, dit Driss.

Dans la voiture de Rachid-Driss, 2 téléphones portables. Tout d’abord son Iphone, dont il refuse de donner le code. La police reporte sur un procès verbal ce qu’il lance à son « collègue » lors de la garde à vue : « Si les policiers craquent l’Iphone, je suis très mal ». Les policiers ne craquent pas l’Iphone, pour autant il ne semble pas hyper à l’aise pendant l’audience, on peut supposer que ça pourrait donc être pire.

Ensuite, on trouve dans sa voiture un Samsung, dont la lecture rapide du contenu fait penser qu’il ne lui appartient pas. A qui appartient-il ? A « Driss 2 ». Qui est Driss 2 ? On ne saura pas, mais on sait qu’Alex renvoie volontiers les acheteurs vers Rachid dit Driss.

 

D’une rapide enquête dite de personnalité, il ressort qu’Alex n’a pas de diplôme, pas de travail, pas de ressources. De menus travaux au black dans le BTP pour se faire un peu d’argent. Il vit chez ses parents. Il consomme de l’herbe depuis 4 ans et ne se considère pas comme un toxicomane. Décidément, on n’en finit jamais avec les questions de définitions.

Rachid, lui, est père d’un petit de 3 ans. Il travaille en intérim, son employeur est « pleinement satisfait » de lui. Il souffre d’asthme et ne sort pas sans ventoline, ce qui ne l’empêche pas de fumer 4 à 5 joints par jour. Il a commencé à 16 ans.

Ils n’ont pas de casier judiciaire. Rachid fut condamné par le Tribunal pour Enfants à une amende pour dégradations, il l’avait oublié, « c’est vieux », dit-il.

 

Au jeu du « ni je dis, ni je dis pas, parce que les faits sont contre moi », quand on comparait devant les juges, on n’est jamais le meneur. Alex et Rachid sont tour à tour soumis aux questions, et confrontés aux déclarations de l’autre. La loi les autoriserait pourtant à garder le silence, aussi bien, mais ça ne doit pas être une position si facile que ça à tenir.

Une telle quantité de drogue dans la chambre d’Alex, pourquoi faire ?

« On m’a dit de les garder.

- Qui ?

- Yacine.

- Ah. Et en contrepartie ?

- J’ai eu 60 euros.

- Pour 1,5 kg ? C’est crédible, ça ? »

Quelques minutes plus tard, le Président demande à Rachid :

« Vous accepteriez, vous, de garder 1.5 kg de drogue pour 60 € ?

- Non.

- On est bien d’accord, merci de nous rappeler les réalités. »

Pressé de questions par la Procureur, Rachid s’en sort mal. Il louvoie, sans pouvoir nier fermement devant les faits et les évidences. Il tortille, mais se retrouve coincé quand même devant ses responsabilités. Alex, lui, se défend d’avoir jamais vendu quoi que ce soit, n’empêche que son kilo et demi coûte à l’achat au minimum 4 000 à 5 000 €, il dit qu’il veille dessus pour 60 €, personne n’y croit, et son téléphone a délivré les échanges avec les acheteurs.

 

Verdict : coupables. Les deux, pour l’ensemble des faits, sont condamnés à la même peine : 18 mois de prison dont 12 mois assortis d’un sursis avec un suivi mise à l’épreuve de 2 ans, l’obligation de travailler ou de se former, l’obligation de se soigner. Mandat de dépôt : ils vont purger les 6 mois, la peine n’est pas aménageable, et elle commence maintenant.

Florence Saint-Arroman

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