vendredi 19 avril 2019

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Le tribunal l'a condamné, entre autres, à une interdiction d'être en contact avec des mineurs

 

Comment rendre cet effet de solitude ? Ce que dégage cet homme de 67 ans, propre sur lui, la peau hâlée par de longs séjours dehors, dans la nature, à pêcher ? Cet homme en lien avec les autres, d’une part par la régularité de ses habitudes de vie, d’autre part par l’échange autour de son activité de prédilection : la pêche. En lien avec les autres, et en proie au tourment de son existence, un tourment discret, muet, du moins pour ce qu’on en sait, jusqu’au 27 août 2014, où il va agir : « atteinte sexuelle sur un mineur de moins de 15 ans ».

La spécificité de la prévention requiert systématiquement une expertise. L’expert déclare : « Pas de pathologie, pas de fantasmes pédophiles, l’alcool le désinhibe et a favorisé le passage à l’acte. Monsieur P. a été agressé lorsqu’il était enfant. »

Agressé enfant, Monsieur P. s’est interrogé sur son orientation sexuelle, mais aurait refoulé et la question, et une réponse possible et vivable. Il y a vingt ans, il a fini par avoir une relation homosexuelle, mais la question n’est pas là : l’enfant qu’il a à son tour agressé en août 2014 n’avait que 12 ans.

Les faits

Cet été là, le jeune G., âgé de 12 ans, vient passer des vacances avec son père au camping du lac de Saint-Point. Sur place, il rencontre Monsieur P. que tout le monde appelle « Flamby », oui, comme le Président de la République. Il n’est désigné que par ce sobriquet dans tous les procès-verbaux d’auditions.
Flamby, donc, propose d’initier G. à la pêche. Le père du garçon se renseigne un peu, entend que Flamby est calé, bon professeur de surcroît, et autorise une pêche de nuit et une nuit sous la tente, pour le vieil homme et l’enfant.
Sous la tente, Flamby va s’assoir à côté du garçonnet, au lieu de filer s’installer derrière la séparation. Il va « chahuter », le chatouiller, passer sa main sous le sac de couchage et « Tu vas pas toucher mes parties intimes » se défend G. « Mais si ! » s’exclame Flamby. C’est vrai, il s’est exclamé ainsi, et il l’a fait.
Le père de G. passe vers 21h30, trouve un drôle d’air à son fils, lui demande si tout va bien, le gamin dit « oui » avec des yeux qui disent « pas vraiment ». Le père dira avoir mal dormi, et saura pourquoi dès le lendemain matin, apostrophé par G. qui revient en disant : « Il ne serait pas un peu pervers, Flamby ? »
Les faits sont caractérisés.

Monsieur P. a parlé à l’expert psychiatre. Il lui a dit que depuis l’été 2014 il regarde les garçons adolescents « efféminés » avec « envie ». Il a 67 ans, et ça le prend, ça le prend au point de. Nul n’a connaissance de faits antérieurs.
Alors le Président va lui poser une question, une question qui ne peut avoir de sens que pour ceux qui peuvent instaurer un léger écart entre leurs actes et le sens qu’ils leur donnent. Une question qui donc n’a pas grand sens visiblement pour Flamby, on en juge par sa réponse :

« Monsieur, depuis les faits, vous avez consulté un thérapeute ?
- Non. Mais s’il faut le faire je le ferai.
- Votre vie n’a pas changé, finalement. »

Sa vie n’a pas changé. Le passage à l’acte qui aurait pu faire question, sous la forme de « qu’est-ce qui me prend ? », est resté un acte. Répréhensible certes, mais bon, Monsieur P. se rangera à l’avis du Tribunal. Toucher un zizi est « un vilain geste » dit le prévenu avec des mots d’enfants, il est loin de la mesure que lui donnent la société et les magistrats : la pédophilie est un crime.

Verdict

Reconnu coupable, Monsieur P. est condamné à un an de prison avec sursis assorti d’un suivi mise à l’épreuve pendant 2 ans, avec une obligation de soins, l’interdiction d’être en contact avec des mineurs, et une inscription de plein droit au FIJAIS.
Le Président lui explique longuement les sanctions, et ce qu’impose l’inscription au FIJAIS. Le Tribunal n’est pas thérapeute. Il juge, il sanctionne, il ordonne. Il appartient ensuite à chacun de prendre ses responsabilités, c’est aussi le prix de la liberté. Flamby signe les papiers. Il est venu seul, il n’avait pas pris d’avocat. Moins démonstratif que lui, y a pas, sauf sous une tente à l’été 2014.

Florence Saint-Arroman

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