jeudi 18 avril 2019

 

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Les prénoms malgaches ont tous une signification imagée. Celui de la jeune femme qui se présente devant le Tribunal est long, composé, il rassemble en un mot « bon, bien, parfait » et « désirée ». Voilà pour le vœu que sans doute ses parents, ou l’un des deux, avaient fait pour elle. Vœu pieux ? Vœu d’intention. Pourtant, elle les perd de vue dès ses 8 ans, et va dans un foyer, puis dans des familles d’accueil.

Elle a 27 ans désormais, est sous curatelle, sans activité depuis 2006, soit vraisemblablement depuis la fin de sa scolarité. Elle perçoit l’allocation pour adulte handicapé, et un petit complément, soit environ 1 000 € par mois, et elle comparait pour des vols qui ne lui ont pas rapporté un sou.

 

Cette jeune femme ne vole pas pour améliorer son quotidien, du moins pas directement. Elle n’a jamais fait qu’une seule victime, Laurent P., dont elle fut, est, sera, peut-être, amoureuse, en tous cas dans des liens d’affections, forts et chaotiques.
Déjà condamnée en mars 2010 pour les mêmes motifs et la même victime, elle a deux mois de prison avec sursis au dessus de la tête, et aujourd’hui elle risque la prison.
Soumise à expertise, il est dit que son discernement était altéré au moment des faits, qu’elle prend des psychotropes, qu’elle a une personnalité abandonnique, et une quête affective « très impulsive ».

C’est bien sous le coup d’une impulsion qu’elle a dérobé, en septembre 2014, le blackberry et l’ordinateur portable de son ex-copain, chez qui pourtant elle passait la nuit.

L’ordinateur portable coute 1 000 € et, que fait-elle ? Elle le jette. « C’était une vengeance. » Elle a réussi son coup : l’ordinateur contenait des photos de famille, elles sont perdues, et le dommage est irréparable.

 

Les parents du copain sont intéressés par la procédure : ils connaissent cette enfant désirée-abandonnée (pour des raisons sur lesquelles elle ne veut pas s’exprimer) depuis longtemps, ils l’ont accueillie mais sont débordés par ses passages à l’acte, et voudraient qu’elle « comprenne » et qu’elle arrête.

En avril dernier, elle vole la PlayStation et les jeux de Laurent, et va tout de même essayer de les vendre à un certain Fathi qui va la gruger, comme un certain Momo l’a roulée dans la farine avec le blackberry. Pas un sou. Poursuite pénale. Du sursis en suspens. Et le maintien de cet écheveau affectif, de liens avec ce copain : « Je fais des efforts, j’ai dormi plus de deux mois chez lui sans rien toucher. »

Elle fait des efforts, mais sa situation se dégrade.

 

Le Parquet ne veut pas aller vers l’altération du discernement et requiert des heures de travaux d’intérêt général, la défense va argumenter en faveur d’une sanction adaptée à son état et à sa situation : « Elle a une vie remplie de pas grand-chose, si ce n’est des sentiments qu’elle développe pour des personnes qu’elle rencontre. Elle est borderline, a des difficultés de positionnement quand des personnes représentent une autorité. Sa curatelle a été renforcée il y a peu, et elle est incapable de tenir un emploi. »

Maître Braillon insiste sur le champ réduit des sanctions susceptibles d’avoir du sens pour sa cliente, et propose qu’elle répare de façon proportionnée à ses moyens, mensuellement.

Maître Denave pour la partie civile avait demandé 1 000 €. Le Tribunal, dans la foulée, condamne la bien-désirée-abandonnée à 3 mois de prison avec sursis assortis de 2 ans de mise à l’épreuve avec obligations de soins et obligation de réparer à hauteur d’environ 1 000 €. Elle repart avec sa curatelle, une jeune femme qui l’assistera dans toutes les démarches, y compris de paiement : elle ne touche que 60 € par semaine pour se nourrir. Rien de possible sans un tiers aidant et encadrant.

Florence Saint-Arroman

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