jeudi 4 mars 2021
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Communiqué :

 

Insurrections et violences en Bourgogne-France-Comté, à quoi sert la politique de la Ville ? 

Alors que l’attention médiatique est absorbée par la proposition de loi sur la sécurité globale et son désormais célèbre article 24, la région Bourgogne Franche-Comté est quotidiennement le théâtre de graves et récurrentes violences urbaines. 

A l’instar de la préfecture de Saône-et-Loire, Mâcon, qui a subi sa 16e nuit d’exactions d’affilée depuis le 13 novembre dernier, pas un seul jour ne se passe sans un déluge de tirs de mortier d’artifice, sans voitures brûlées, sans mobilier urbain dévasté et sans agressions de policiers et de pompiers. 

Le 28 novembre à Lons-le-Saunier (Jura), les forces de l’ordre ont été victimes d’un guet-apens. Le même soir, des sapeurs-pompiers mobilisés pour éteindre un feu de poubelles à Dijon ont été la cible de nombreux tirs de mortier dans l’intention de blesser. Le 23 novembre, dans le quartier de la Petite-Hollande à Montbéliard (Doubs), des bandes de délinquants ont abattu les poteaux de vidéo-surveillance à l’aide d’un engin de chantier tout en mettant le feu à plusieurs voitures. Le 10 novembre dans le quartier du Plessis à Montceau-les-Mines, des pompiers et des policiers sont tombés dans une embuscade organisée par une trentaine d’individus. Le 21 novembre à Mâcon, la façade d’une école maternelle a été incendiée. Le 22 novembre, le quartier des Prés Saint-Jean à Chalon-sur-Saône était le lieu d’affrontements et un camion de pompier a été endommagé par un tir de mortier.

Depuis de trop nombreuses semaines, les Bourguignons et les Francs-Comtois ont mal à leur région. La République ne répond plus et laisse le champ libre aux racailles, aux délinquants et aux trafiquants de drogue qui ne craignent ni la police ni la justice. 

Certains élus locaux comme Marie-Claude Jarrot, maire LR de Montceau-les-Mines et conseillère régionale, réclament toute honte bue, un milliard d’euros supplémentaire pour les quartiers prioritaires. Imbibés par la propagande de la gauche qui explique, depuis des années, la montée des violences dans les quartiers par le manque de moyens, certains élus, par naïveté ou clientélisme, croient encore au mythe des subventions pacificatrices. 

Pourtant, l’exemple du quartier de la Petite-Hollande à Montbéliard vient torpiller ce dogme déraciné du réel et la culture de l’excuse. En effet, depuis 2012, ce quartier, où la majorité des habitants subit la loi d’une minorité séparatiste ultra-violente, a bénéficié de plus de 400 000 euros de subventions régionales au titre de la politique de la ville. Dans le cadre du nouveau plan de rénovation urbaine 2019-2025, ce quartier et ses 8000 habitants vont profiter d’un trésor de 73 millions d’euros d’argent public sans compter les 27 millions alloués au collège. 

Force est de constater que les millions d’euros investis dans tous les quartiers dits prioritaire n’ont eu aucun résultat tant sur le front de l’insécurité, de la cohésion sociale ou de la lutte contre le communautarisme. Les individus qui pourrissent le quotidien des riverains ne sont pas des misérables ou des jeunes désœuvrés mais des voyous biberonnés au refus de l’autorité et renforcés par l’impunité. 

Avant d’injecter de l’argent public aveuglement et sans aucune condition, il faut rétablir l’ordre républicain et restaurer la paix et la sécurité pour tous. L’endiguement de la délinquance et des caïds de la drogue ne passera pas par le versement d’une rallonge sociale mais par une stratégie de sécurité totale pour protéger la majorité de nos compatriotes qui vivent aujourd’hui dans la peur et la terreur. 

Les élus du Rassemblement National réclament la tolérance zéro, la fin du laxisme judiciaire, le soutien sans ambiguïté aux forces de l’ordre avec la présomption de légitime défense, la suppression des aides sociales aux familles des délinquants mineurs récidivistes et la fin de cette politique de la ville désastreuse. 

Il faut remettre la Bourgogne Franche en ordre. Seul le Rassemblement National a la volonté et le courage de le faire. 

Julien Odoul, président du groupe Rassemblement National 

 

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