vendredi 15 janvier 2021
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L'hôpital est en phase plateau descendant, le pire semble derrière nous. Pour autant, les médecins présents ce matin pour la visite du député Benjamin Dirx ont alerté sur les risques de la réouverture des commerces ce samedi. Le docteur Kisterman a annoncé une vaccination à grande échelle en juin.

Ils avaient visiblement des raisons de l'être, car à l'hôpital, la vie avec le covid a été très éprouvante... « Cette deuxième vague a été bien plus forte que la première » indiquait le docteur De Varax, médecin chef du service de réanimation, président de la commission médicale d'établissement. « Non pas pas en terme d'admission en réanimation mais en termes d'hospitalisations classique pour covid. Nous avons accueilli deux fois plus de monde ! À savoir 400 personnes contre 200 au mois de mars et avril. Et nous avons transféré jusqu'à 75 personnes quand les patients n'étaient que 25 à être transférés lors de la première vague. L'établissement a un seuil de tolérance très fragile. Il faut le dire, s'il n'y avait pas eu l'organisation régionale, la solidarité entre les établissements, nous aurions été dépassés. Quatre services en conventionnel ont été transformés en service covid, c'est le maximum que nous pouvons faire. »

Une des problématique vient du fait de l'accueil des gens de l'Ain, où les établissements sont sous l'autorité administrative de l'ARS de la région Rhône-Alpes-Auvergne. « 1/3 des arrivants étaient de gens de l'Ain » précisait le docteur Asdrubal, chef du service des urgences. « Ce qui est bien normal compte tenu de l'hyper proximité géographique. Mais cela nous a donné du fil à retordre dans l'organisation et le transfert des malades. »

 

Le vrai plus des tests

Dans sa description des événements, le docteur Asdrubal a insisté sur l’importance des tests.

« La grande nouveauté de cette deuxième vague, ce sont les tests en effet. Ils nous ont été d'une aide précieuse. Le fait de savoir que le patient était positif nous a rendu service dans la répartition des malades. Aucun patient covid ne s'est ainsi retrouvé dans le circuit non-covid, ce qui permet évidemment de protéger les autres. C'est toujours mieux et plus facile quand on sait à quoi on à affaire. Certains patients avec des symptômes cutanés se sont avérés positifs au test covid. Sans test, on ne comprend pas. Par ailleurs, nous avons eu cette chance à Mâcon d'avoir une machine qui nous donnait des résultats de tests PCR en 4h30. »

« A saluer aussi, le peu de gens malades du covid qui n'avaient pas besoin de nous et s'en sont remis à leur médecin. C'était important pour fluidifier les services. »

 

Néanmoins, une grosse surcharge de travail pour les soignants,

et des changements de mode de vie importants

Aucun service ni consultation n'a cessé son activité cette fois-ci. Ce qui a entrainé une surcharge de travail compte tenu de l’afflux de patients covid. Maintenant, ça va mieux, mais il faut savoir que la plupart des personnels de l'hôpital ont vécu une modification des organisations. « Beaucoup de soignants ont été affectés dans des services qui n'étaient pas le leur, du bloc opératoire à la réa pour ne donner qu'un exemple, certains, travaillant de jour, ont dû passer en nuit. La plupart sont passés de gardes de 8h à des gardes de 12h. Tout cela représente un bouleversement des modes de vie. Il a fallu former, rassurer et accompagner » à développer Nelly Constant, directrice des soins. « Tout le monde s'est senti impliqué et a été réactif. Je salue cet engagement de toutes et tous, dont je suis très fier. La seule limite a été la limite physique. Les gens s'arrêtaient quand vraiment le corps ne suivait plus. Sachant qu'un grand nombre de personnes à eu le covid, quelque 200 soignants ont été infectés. »

 

La septaine, un peu juste

La réouverture des commerces le 28, attention danger !

Pour le docteur Kisterman, l'isolement de 7 jours pour les malades et les cas contact n'est pas suffisant.

Il y a deux temps dans la maladie : le premier de 3-4 jours où les symptômes sont prononcés, puis une phase de latence pendant 5-6 jours lors desquels on se sent flagada. Chez certains malade , les atteintes pulmonaires arrivent après. Pour cette raison, il faudrait que la période d'isolement soit un peu plus longue, et qu'elle soit respectée strictement par les cas contact.

Chacun autour de la table a ensuite émis des craintes quant à la réouverture des commerces samedi 28 novembre. « Il faut vraiment que les gens soient raisonnables et que ce ne soit pas la cohue dans les magasins. Sinon, on a toutes les chances de replonger. »

 

Le vaccin, une bonne nouvelle

Le docteur Kisterman a annoncé une première campagne de vaccination en janvier et une montée en puissance en juin, qui sera le mois de la vaccination à grande échelle.

« Nous dépendons des laboratoires mais la vaccination reste un choix politique » précisait le député, « La moindre chose que nous avons à faire, c'est d'anticiper, de préparer l'organisation. C'est ce que nous faisons. Car il est hors de question de laisser les médecins devant le fait accompli et d'avoir à choisir pour admettre des personnes en réanimation. La troisième vague ne doit pas avoir lieu. »

Et le docteur Kisterman de rassurer : « les Etats Unis commenceront avant nous, en décembre. Par ailleurs, il est testé sur 40 000 personnes, ce qui est important. Donc oui, il faudra se faire vacciner, car nous aurons quand même un petit peu de recul. »

Rodolphe Bretin

 

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Présents autour de la table ce jeudi matin autour du député :

les docteurs De Varax, Clair, Kisterman et Asdrubal

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Jean-Claude Téoli (à gauche), directeur de l'hôpital

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Nelly Constant, directrice des soins

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