mercredi 25 novembre 2020
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Avant la journée internationale contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre, Femmes Solidaires de Mâcon met en garde contre le retour du patriarcat !

Depuis quelques années, on assistait avec enthousiasme à une nouvelle vague féministe, avec en particulier, en octobre 2017, l’émergence de #Metoo et, en septembre de cette année, la révolte des lycéennes contre la traditionnelle « tenue correcte exigée »

Mais la crise sanitaire actuelle a déjà des conséquences négatives sur les mouvements féministes : notre système de société étant structuré par les inégalités et reposant sur des rapports de domination de genre, de classe, de race, il en découle « naturellement » qu’en temps de crise, les systèmes révèlent leurs perversités, leurs profondeurs, leurs violences et leurs pratiques de domination, et tentent parallèlement de briser les luttes progressistes.

L’association Femmes Solidaires de Mâcon souhaite donc alerter sur ce phénomène et sur le retour en force du système de domination patriarcale après et pendant ces temps de crise.

Mais qu’est-ce que le patriarcat ? Une forme d'organisation sociale dans laquelle l'homme exerce le pouvoir dans le domaine politique, économique, religieux, ou détient le rôle dominant au sein de la famille, et dans la société, par rapport à la femme. Les auteurs de violence ne sont pas simplement des individus « déviants », issus des classes populaires, « malades » ou sous l’emprise du chagrin comme on l’entend trop souvent (aujourd’hui, en France, une femme est tuée par son conjoint ou son ex-conjoint tous les deux jours !). Les violences faites aux femmes par les hommes sont le bras armé du patriarcat qui les justifie, les excuse ou les ignore (seuls 10% des plaintes pour agressions sexuelles aboutissent aux assises !).

Et cela se passe en France, mais également dans le reste du monde. Prenons en exemple les gouvernements péruviens et panaméens qui, au printemps dernier, dans le cadre de la pandémie, ont imposé à leurs populations des autorisations de sorties genrées. Cette mesure oppressive émanait bien d’un système patriarcal : poursuivant l’objectif de « sauver des vies », ces gouvernements ont trouvé judicieux d’établir des jours de sorties uniquement destinés aux hommes le mardi, le jeudi et le samedi pour vaquer à leurs occupations, et d’autres aux femmes le lundi, le mercredi et le vendredi pour pouvoir faire des courses de premières nécessités en supermarché ou à la pharmacie...

La crise du coronavirus met donc en lumière et aggrave encore plus les oppressions faites aux femmes. Pourtant, ce sont bien elles qui s’assurent le plus souvent du bien-être de la famille en exécutant les tâches ménagères et les courses du foyer (73% des tâches domestiques sont réalisées par les femmes) et en veillant à l’organisation de la vie de famille, véritable charge mentale, surtout si elles travaillent aussi à l’extérieur. Le confinement a révélé au grand jour, au niveau mondial, le rôle primordial des femmes, ces « premières de corvée » dans les secteurs les plus indispensables à la société (par exemple, en France, les femmes représentent 91% des aides-soignant.e.s, 97% des aides à domicile, 73% des agent.e.s d’entretien, 76 % des caissier.ère.s).

Les Femmes Solidaires de Mâcon pensent donc qu’il est grand temps de repenser le rôle de chacun.e afin de mettre en place des dynamiques communes et égalitaires au sein des familles, et de la société en général. Si on s’en donne les moyens, et avec l’aide des hommes qui partagent notre combat, il est possible d’en finir avec les violences faites aux femmes et le retour du patriarcat.

 

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