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Vosgienne d'origine, après des années passées dans son pays natal, Lucienne Guittat, a décidé, dans les années 50, de venir habiter à Mâcon, ville qu'elle ne connaissait pas mais qu'elle trouvait très bien située en France sur le plan géographique.

« J'étais très intéressée par cette ville située sur l'axe Nord/Sud et Est/Ouest à proximité des Alpes, du Jura, de la Suisse, de l'Italie et de l'autre côté, de l'Atlantique. Comme je suis gourmande, la gastronomie m'a également attirée », confie-t-elle.

Rentrée dans l'enseignement comme éducatrice spécialisée, elle y est restée pendant 30 ans. Mariée à un mâconnais, Lucienne appelée Dudu, le surnom que lui donnait son fils aîné enfant, à l'âge où il ne savait pas prononcé le l, a pris sa retraite à 60 ans.

Depuis, Dudu travaille comme bénévole à la MJC des Blanchettes et fait partie du conseil d'administration. Elle y enseigne depuis 1992, la poterie et la mosaïque contemporaine.

« Je suis heureuse de voir que la MJC ne se porte pas trop mal et qu'elle lutte actuellement contre le covid tant pour les élèves adultes que pour les enfants. Nous avons une bonne équipe. Je travaille de bon cœur avec l'équipe dirigeante. Rachid est un excellent directeur. Cécile, une secrétaire merveilleuse et notre apprentie Béatrice est vraiment très intéressante », souligne Dudu qui fait remarquer qu'elle est toujours fidèle au poste malgré son âge avancé.

Cette femme généreuse aux multiple talents a toujours travaillé dans les arts depuis toute petite. Élève aux Beaux arts à Mâcon, elle a pratiqué : la peinture chinoise pendant 17 ans avec un spécialiste, la poterie, la photographie, entrepris de grands voyages. Elle aime transmettre et partager ses savoirs à ses élèves.

« Lorsque l'on a la forme physique, je trouve naturel de pouvoir venir partager et transmettre des savoirs parce que c'est cela qui forme notre jeunesse à la MJC. Et, je m'en porte très bien. Je trouve dommage qu'il n'y ait pas d'autres collègues pour me rejoindre à la transmission des savoirs parce que les enfants sont plus demandeurs qu'on l'imagine. J'aime beaucoup cette maison. J'y tiens et je fais ce que je peux pour qu'elle réussisse J'apporte ma petite pierre à l'édifice. Mon salaire c'est de voir le bonheur des gens qui viennent ici », précise la reine des bénévoles.

 M.A.