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Le programme éducatif « Afrique Éducation & Codéveloppement », lancé à Mâcon à l’initiative de la Camerounaise Anne-Marie Lindou, connaît une nouvelle étape avec l’arrivée la semaine prochaine d'un nouveau groupe de jeunes Africains qui vont étudier la mécanique automobile.

Quatre d'entre eux (deux filles et deux garçons) ont été inscrits à l'ensemble scolaire privé Saint-Pierre Saint-Paul de Langogne (en spécialité "maintenance des véhicules des particuliers") et un autre à l'ensemble scolaire privé Sacré-Cœur de Saint-Chély-d'Apcher (en option "maintenance d’engins agricoles").  

Initiatrice et coordinatrice du programme « Afrique Education & Codéveloppement », Anne-Marie Lindou parle d’une « rude bataille administrative à la porte du Consulat de France au Cameroun » pour obtenir les visas des 5 jeunes, malgré les importantes garanties financières que les familles ont dû déposer dans une banque française.  

Elle annonce une autre bonne nouvelle : le ministère français de l'Education Nationale et de la Jeunesse a donné son accord pour la signature d'une convention cadre avec le Cameroun qui « permettra de donner un ancrage institutionnel durable à l’initiative » et de la développer vers d’autres filières professionnelles : BTP, maintenance des équipements médicaux, maintenance des ascenseurs et portes automatiques, travail en laboratoire, chaudronnerie.

 

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« C’est un combat pédagogique contre l'immigration clandestine des jeunes Africains en France. Oui, il faut apprendre à ces jeunes Africains à pêcher et non leur donner indéfiniment du poisson ! De jeunes camerounais, potentiellement candidats à l'immigration clandestine en France, sont actuellement en formation en mécanique automobile en France et rêvent de retourner dans leur pays, le Cameroun, après leur formation, pour contribuer à son développement », souligne Anne-Marie Lindou.  

En novembre 2019, un premier groupe de 6 jeunes camerounais est arrivé en France avec un visa étudiant pour se former dans la maintenance de mécanique automobile et pouvoir la pratiquer de retour dans leur pays. Deux ont été inscrits en classe de 1ère au lycée des métiers de l’automobile Camille du Gast de Chalon sur Saône, deux autres dans le lycée du groupe scolaire privé La Salle de Paray le Monial, et le reste dans l’ensemble scolaire privé Sacré-Cœur de Saint Chély d’Apcher en Lozère. Leur première année a été jugée excellente par les directeurs d’établissement, malgré les difficultés liées aux différences culturelles et malgré le confinement sanitaire qu’ils ont dû vivre seuls, loin de leurs familles. 

Les six continuent cette année leur parcours en alternance, quatre d'entre eux au Centre de Formation Automobile de Mâcon.

Pour en savoir plus sur le programme éducatif et de formation « Afrique Éducation & Codéveloppement », cliquez ici.

Cristian Todea