samedi 24 octobre 2020
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Dans la nuit du 29 au 30 août dernier, vers 1h30, une rixe éclate entre plusieurs jeunes sur l’esplanade Lamartine à Mâcon. Lors de leur intervention pour calmer tout le monde, les forces de l’ordre sont confrontées à une quarantaine de personnes et essuient insultes et violences… Deux policiers sont blessés. Récit de l'audience au tribunal ce mercredi.

 

Deux individus, un Mâconnais de 18 ans, un habitant de Charnay de 19 ans seront interpellés suite à ces incidents. Tous deux ont été jugés en comparution immédiate ce mercredi après-midi par le tribunal correctionnel de Mâcon. Ils devaient répondre de faits de violence sur une personne dépositaire de l’autorité publique suivie d’incapacité n’excédant pas 8 jours, de rébellion commise en réunion et d’outrage à personne dépositaire de l’autorité publique.

Lors de l’audience, la présidente est revenue longuement sur les faits, marqués par cinq moment clés.

À leur arrivée sur l’esplanade, les policiers font état de la présence de plusieurs jeunes du quartier des Blanchettes qui prennent la fuite. À l’exception d’un des prévenus, Hugo M. de Mâcon, qui reste sur place et les insulte. Son comportement vindicatif amène les forces de l’ordre à procéder à un contrôle d’identité, à l’issue duquel le jeune homme, virulent et menaçant, refuse de partir et continue de les provoquer et de les insulter. Au même moment, une deuxième vague de jeunes arrivent sur les lieux pour en découdre avec une autre bande.

 

Cinq policiers face à une quarantaine d’individus

Rapidement, deux groupes se forment et commencent à se battre. Les policiers tentent de s’interposer et de séparer tout le monde. À 2 h 10, ils interpellent alors un individu, surpris en train d’en frapper un autre. Conduit au véhicule de police, cette interpellation va être à l’origine d’une dégradation de la situation.

En effet, alors que l’individu est isolé dans le véhicule de police avec deux policiers, plusieurs dizaines de personnes se regroupent et s’en prennent aux trois autres policiers restés sur l’esplanade. Ceux-ci font l’objet de crachats, de jets de projectiles… et de violences.

Burak E., habitant Charnay, est interpellé difficilement par un des agents, il tente même se s’emparer de la matraque du policier qui est blessé au genou lors de cette intervention. Un de ses collègues prend le relais, mais devant l’assaut répétés des agresseurs, il est contraint de relâcher Burak E. Blessé au doigt, il parvient toutefois à lui soutirer son sac à l’intérieur duquel il y a sa carte d’identité.

Lors de cette intervention, un des policiers est équipé d’une caméra qui filme toutes ces scènes de violence. Il reconnaît également Hugo M., contrôlé un peu plus tôt dans la nuit, parmi les individus tentant à plusieurs reprises de le frapper à coups de pieds et de poings.

La situation dégénère et les cinq policiers qui font face à une quarantaine d’individus sont contraints de quitter les lieux. Ils arrivent difficilement à leur véhicule et partent sous une pluie d’objet divers lancés dans leur direction. De retour au commissariat, il se dote de moyens supplémentaires et se préparent à d’autres éventuels incidents.

 

Un sac et une caméra

Le lendemain matin, à 9 h 25, Burak E. se présente au commissariat pour récupérer sa sacoche et son téléphone portable. Il est immédiatement placé en garde à vue et entendu sur les faits de la nuit. Il indique avoir consommé de l’alcool et être tombé par hasard sur les échauffourées en rentrant seul chez lui. Croyant voir son frère pris à partie, il s’est mêlé à la bagarre. Sur les violences faîtes aux policiers, il dément en être l’auteur, tout comme les jets de projectiles.

Le dimanche main également, les policiers vont allés interpeller Hugo M. au domicile de sa mère. Il reconnaît avoir bu ce soir là, être passé sur l’esplanade, avoir reçu et donné des coups pour se défendre, mais conteste les accusations d’insultes et de violences envers les policiers. Devant les images enregistrées par la caméra du policier, qui le montrent formellement frapper en direction des forces de l'ordre, il expliquera avoir agi ainsi pour intimider.

 

Hasard et bagarres

« J’étais alcoolisé, dans un état second, énervé parce que j’avais déjà été violenté avant l’intervention des policiers, tente d’expliquer Hugo M. devant le tribunal. Je ne suis pas un mec violent, qui cherche les problèmes, j’ai déjà eu plusieurs contrôles et ça s’est toujours bien passé. Je suis conscient que je n’ai pas eu le comportement adéquate avec eux, mais cette nuit-là c’était une accumulation de choses. J’étais dans l’incapacité de me contrôler. Je voudrais présenter mes excuses. »

Sur sa présence sur l’esplanade, il explique s’être trouvé là par hasard : « J’étais déjà sur l’esplanade quand l’échauffourée est arrivée, j’ai voulu voir ce qui se passait et je me suis retrouvé dedans.  Je suis venu seul, je suis reparti seul, je ne connaissais personne. » Pas même Burak E., « on est juste des connaissances, pas des amis. »

Ce que confirme le principal intéressé, qui réaffirme devant le tribunal s’être retrouvé là encore par hasard. « Je rentrais d’un bar et sur la route je me suis retrouvé par terre, j’ai pris des coups parce que j’avais cru voir mon petit frère, j’étais venu le défendre. » « Comment vous êtes vous retrouvez entre deux policiers à vos côtés, alors que vous étiez juste là pour séparer deux bagarreurs alors ? », interroge le procureur. « Tous deux disent que c’est vous qui êtes venus à leur contact. »

« Si j’avais eu quelque chose à me reprocher je ne serais pas venu récupérer mon sac le lendemain », répond le prévenu. « Je ne suis pas un mec violent, je n’ai rien contre eux. Je pense qu’ils ont eu peur comme moi j’ai eu peur au milieu de cette bagarre, je n’ai pas vu qui était là. il y avait du monde ce n’était pas volontaire, pas intentionnel. »

Les policiers, qui se sont constitués partie civile, étaient présents lors de l’audience. Ils confirment le comportement virulent des protagonistes : « Ils savaient très bien ce qu’ils avaient à faire, cela ne les a pas empêchés de se rebeller très violemment. Hugo M. est entré à plusieurs reprises dans notre espace de sécurité. Il était super excité, pas dans son état habituel. Ils ont tous du recevoir un coup de fil ce soir-là pour être présents sur l’esplanade… »

 

« Il faut assumer aujourd’hui »

Pour maître Labonne, leur conseil, « on parle là de cinq policiers qui arrivent sur les lieux d’une bagarre pour apaiser la situation et qui se retrouvent face à un déchaînement de violences d’une quarantaine de personnes. C’est presque dix fois plus qu’eux ! On a aujourd’hui un individu qui assume à demi-mots, un autre qui conteste les faits de violence volontaires, deux hommes connus pour des faits de violences, qui disent être là par hasard, mais il faut assumer ! On se moque du tribunal. »

« On a affaire ici à des jeunes qui veulent en découdre, qui veulent asseoir leur emprise territoriale et qui veulent faire peur aux bars, aux consommateurs et aux policiers, avance pour sa part le procureur de la République. Ils veulent inspirer la violence, frappent d’autres jeunes, prennent à partie la police, on a des véhicules détruits, des rétroviseurs arrachés, des gens blessés… et l’ingénu, le candide de la soirée qui ne sait pas bien à quoi il se prête, il est juste là par hasard… »

Le Procureur a également tenu à saluer le sang-froid des policiers qui, face à quarante personnes virulentes, sont restés très professionnels. Et de poursuivre : « On a franchi une étape dans l’insécurité de cette ville avec des gens qui n’ont aucun repère, avec des coups portés à des policiers dans un climat d’extrême violence, porté par la foule. il n’y a aucun respect pour l’être humain, avec un sentiment de culpabilité proche du néant. »

Maître Giudicelli, représentant Burak E., « estime que cela va trop loin en érigeant Burak E. en figure de proue alors qu’il a montré aujourd’hui un comportement irréprochable, qu’il dit ne pas avoir donné de coups volontaires car il respecte la police. Le parquet veut nous faire croire qu’il est responsable de tout ce qui s’est passé ce soir-là. » Pour Maître Covarel, « Hugo M. est extrêmement honteux. Il a exprimé des remords, présenté ses excuses. Je suis persuadée que ces 48 heures de garde à vue et l’incarcération à Varennes en attendant l’audience ont été un déclic pour lui. »

Pour ces faits, le procureur a demandé une peine mixte de six mois de prison dont quatre assortis de sursis probatoire d’une période de deux ans avec obligation de soins, « deux mois ferme compte tenu de leur absence de prise de conscience de la gravité des faits. »

Après avoir longuement délibéré, le tribunal a condamné Hugo M. à 8 mois de prison dont 4 assortis de sursis probatoire d’une période de deux ans, une obligation de travailler ou de chercher du travail, de soins, de réparer les dommages causés, et de suivre un stage de citoyenneté. Burak E. a été condamné à 12 mois de prison dont 6 assortis de sursis probatoire d’une période de deux ans, une obligation de travailler ou de chercher du travail, de soins, de réparer les dommages causés, et de suivre un stage de citoyenneté. Avec mandat de dépôt pour tous les deux.

D. C.

 

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