lundi 6 juillet 2020
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Les femmes pendant la pandémie : victimes et bons petits soldats

A chaque crise, il devient évident que les droits obtenus pour les femmes dans le monde sont loin d’être une conquête pérenne et qu’ils sont remis en cause. Il suffit de citer les gouverneurs du Texas, de l'Ohio et de l'Alabama qui ont souhaité suspendre les avortements pendant l'épidémie de Covid-19 (mesures bloquées heureusement par des juges fédéraux car en violation de la Constitution américaine, qui garantit le droit à l'avortement).
A chaque crise, dans chaque guerre – et Emmanuel Macron n’a-t-il pas décrété le 16 mars dernier que face au Coronavirus « Nous (étions) en guerre » en France ? -, les femmes sont toujours en première ligne, et trop souvent les victimes.

En effet, durant cette période mondiale de confinement, les violences conjugales et familiales augmentent. Antonio GUTERRES, Secrétaire général des Nations Unies, a appelé les pays du monde entier à protéger les femmes et jeunes filles « à la maison » : « Malheureusement, de nombreuses femmes et jeunes filles se retrouvent particulièrement exposées à la violence précisément là où elles devraient en être protégées. Dans leurs propres foyers. C’est la raison pour laquelle je lance aujourd’hui un nouvel appel pour la paix à la maison, dans les foyers, à travers le monde entier ».
Et tous les pays sont concernés, y compris la France.
Les femmes déjà en proie aux violences conjugales, et de surcroît les femmes handicapées, sont des victimes collatérales du confinement : cette situation représente un calvaire car elles sont à la merci de leur bourreau 24 heures sur 24 !! 

Si le 3919 Violence femmes info est cependant moins sollicité depuis le début du confinement, c’est parce qu'il est difficile de téléphoner quand on est enfermé avec l'agresseur. Le gouvernement s’est donc vu dans l’obligation de proposer des moyens d'alerte discrets afin de ne pas éveiller les soupçons, comme des points d'accompagnement éphémères qui ont été déployés dans certains centres commerciaux, ou dans les pharmacies où les femmes peuvent demander de l’aide avec des messages codés.
On constate que les signalements pour violences conjugales ont augmenté de plus de 30% depuis le début du confinement !! 

L’association Femmes Solidaires au niveau national s’engage pour faire reculer toutes formes de discriminations et développer une éducation non sexiste et non violente. Pendant le confinement, Femmes Solidaires s’est réorganisée pour poursuivre ses actions de solidarité envers les femmes victimes de violences. Sur le site de l’association, de nombreux numéros de contact sont proposés et les victimes peuvent également signaler les violences sur le site : https://arretonslesviolences.gouv.fr

Et quand elles ne sont pas les victimes, les femmes, en temps de guerre ou de crise, sont en première ligne et de « bons petits soldats ». 

On l’oublie souvent, mais pendant les deux guerres mondiales, les femmes ont joué un rôle essentiel. En 14-18, devenues chefs de famille, elles se sont mobilisées et ont participé à l’effort de guerre, qu’elles aient été paysannes ou ouvrières. A l’arrière, les femmes ont remplacé les hommes partis au front. Elles ont permis ainsi de nourrir les civils et les soldats, elles ont travaillé dans les ateliers de confection et dans les usines d’armement. Plusieurs d’entre elles sont aussi parties au front, et ont apporté un soutien direct à l’armée comme infirmières, espionnes, pilotes d’avion, etc. Et, de 1939 à 1945, les femmes ont joué un rôle considérable : production industrielle, résistance, combats, éducation des enfants, etc.

Aujourd’hui, ce sont de nouveau les femmes qui sont en première ligne pour affronter l’épidémie. Elles composent l’essentiel des personnels soignants, au contact direct des malades : parmi le million de personnes qui composent la fonction publique hospitalière, 78 % sont des femmes, (90 % pour les infirmières et les aides-soignantes, 45 % pour les médecins, toutes spécialités confondues, que ce soit dans le libéral ou l’hospitalier).
Aux caisses des magasins alimentaires restés ouverts, ce sont des femmes à 90 %, obligées de rester fidèles au poste, exposées au virus et bien trop souvent insultées par une clientèle devenue folle. 

De nos jours, près d’un facteur sur deux est une factrice, et si la distribution du courrier n’est plus quotidienne actuellement, ces femmes postières sont encore là, encourant elles aussi des risques à travers leur métier (manipulation des courriers, des boîtes aux lettres, livraisons des colis directement auprès des gens, etc.).
Nous n’oublions pas les aides à domicile, les employées des EHPAD, etc. mais nous n’essayons pas de faire ici une liste exhaustive car nous risquons de ne pas citer l’un ou l’autre métier et tel n’est pas notre but… 

Notre objectif, celui de l’association Femmes Solidaires au niveau national, mais tout particulièrement celui de Femmes Solidaires Mâcon (FSM), c’est de rappeler en effet, à l’instar de Christiane Taubira, ministre de la Justice de 2012 à 2016 et interrogée sur France Inter le 13 avril, que, dans une culture traditionnellement patriarcale, c’est majoritairement grâce aux femmes que nous continuons de vivre. « Ce qui fait tenir la société, c'est d'abord une bande de femmes, a-t-elle déclaré, (majoritaires) dans les équipes soignantes, aux caisses des supermarchés, dans les équipes qui nettoient les établissements ».

FSM reprend les célèbres paroles du poète Louis Aragon, chantées par Jean Ferrat :  « Face à notre génération, Je déclare avec Aragon, La femme est l'avenir de l'homme. » Rien n’est moins vrai en ce jour de crise sanitaire mondiale.

Femmes solidaires Mâcon

 

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