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Une quarantaine de personnes participait jeudi soir au café signes, une réunion informelle organisée tous les mois pour s’initier à la langue des signes et discuter. Depuis deux ans, ce rendez-vous rassemblent surtout des personnes « entendantes » souhaitant s’initier à cette forme de communication pour des raisons personnelles ou professionnelles.

Christelle 2 ans café signes Mâcon (2).JPG

C’est le cas de Christelle et de ses trois enfants. Elle habite du côté de Belleville et vient aux réunions depuis septembre 2019 : « Ça nous permet de communiquer avec les enfants sans se crier dessus. Et c’est très pratique pour discuter à distance dans beaucoup de circonstances, dans des endroits publics. On communique aussi parfois dans la langue des signes à la maison. »

Françoise 2 ans café signes Mâcon (47).JPG

Françoise, quant à elle, venait jeudi soir pour la première fois : « Je suis à la retraite, mais j’ai travaillé pendant de nombreuses années uniquement dans la langue des signes car je travaillais pour l’accès aux soins des sourds dans un hôpital à Paris, dans la première unité de soins en langue des signes en France ouverte en 1997. Je me suis installée récemment dans la région et je continue à utiliser mes compétences au niveau associatif. »

Laurent 2 ans café signes Mâcon (13).JPG

Quant à Laurent, fondateur de l’association Allez, on joue, sa participation au café signes lui permet d’enrichir son activité professionnelle : « Je viens au café des signes depuis quelques mois seulement, mais j’avais déjà commencé à apprendre ce langage auparavant, car cela m’intéresse de l’utiliser en tant qu’animateur de jeux. Ça ouvre des possibilités pour travailler avec des publics en situation de handicap. »

Agnes et Sandrine 2 ans café signes Mâcon (25).JPG

Deux des trois initiatrices du café étaient présentes. « En deux ans, nous avons eu pas loin de 170 personnes venues au moins une fois aux réunions. Certaines de la région de Villefranche, Bourg-en-Bresse, mais surtout du Mâconnais. Parmi elles il n’y a qu’une dizaine de sourds. La majorité sont des entendants qui veulent apprendre et pratiquer la langue des signes, beaucoup d’assistantes maternelles notamment. Le succès de ce café est quelque chose d’assez inespéré parce que c’est un projet construit de manière spontanée. Ce n’est pas une association au sens juridique, nous n’avons pas de budget et notre objectif est de se rencontrer sourds, entendants, mal-entendants » préciset Agnès Masson. Sandrine Blanc, l’autre co-fondatrice du café signes mâconnais, enseigne au collège Saint Exupéry et fait découvrir à ses élèves cette langue depuis plusieurs années : « J’ai ouvert l’option Langue des signes en cinquième l’année dernière et on continue cette année en cinquième et quatrième pour l’avoir également en troisième l’année prochaine. C’est une option qui compte pour le brevet des collèges, deux heures par semaine. Nous avons un groupe de vingt élèves. Très souvent, ils viennent participer à ce café pour tester leurs acquis en classe. »

Agnès Masson souhaite également ouvrir une option langue des signes pour le brevet aux élèves de troisième au collège de Lugny où elle enseigne : « C’est très intéressant notamment pour les élèves qui ont des difficultés de langage ou des troubles de l’apprentissage. »
Sandrine Blanc, Christelle Martin et Agnès Masson sont à l’origine du café signes mâconnais qui se réunit régulièrement au restaurant près du Cinémarivaux, chaque premier jeudi du mois, de 18 h 30 à 20 h 30.

Cristian Todea

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