lundi 17 février 2020
  • PORTES OUVERTES 2020 LYCEE CASSIN MACON - 1.jpg
  • PIANO LIBERTE CHARNAY.jpg
  • NAVETTE TREMA 2020.jpg
  • RENO IMMO MACON ACCUEIL 08022020 - 1.jpg

BLANC.jpg

 

Deux ans après la promesse d’Emmanuel MACRON lors du discours de Rungis dans le cadre des Etats Généraux de l’Alimentation, de revaloriser le revenu agricole via l’augmentation du seuil de revente à perte (SRP), l’UFC-Que Choisir et la Confédération Paysanne condamnent amèrement, étude d’impact à l’appui, l’échec de la loi Alimentation.

Alors que la hausse de 10 % du SRP inflige aux consommateurs une inflation qui devrait représenter selon nos calculs 1,6 milliard d’euros sur deux ans, le rééquilibrage des négociations commerciales tant attendu par les agriculteurs et promu par la loi n’a pas eu lieu : la grande distribution et l’industrie continuent d’imposer des prix agricoles en dessous des prix de revient à de nombreuses filières.

Refusant tout à la fois cet inadmissible chèque en blanc des consommateurs à la grande distribution et le chèque en bois reçu par les agriculteurs, l’UFC-Que Choisir et la Confédération Paysanne demandent au Gouvernement l’abandon immédiat du relèvement du SRP et l’instauration d’un véritable rééquilibrage des négociations en faveur des acteurs agricoles.

Relèvement du SRP : un chèque en blanc de 1,6 milliard à la distribution !
Alors que les représentants de la grande distribution prétendent désormais que le relèvement du SRP n’aurait causé aucune inflation1, l’UFC-Que Choisir démontre au contraire que cette mesure a bel et bien déclenché une flambée des prix alimentaires. Sur la base d’une étude de prix réalisée sur la totalité des magasins des grandes enseignes2, il apparaît que les prix alimentaires ont subi lors de l’entrée en vigueur de la mesure (1er février 2019) une brutale augmentation de + 0,83 % en un mois seulement, plus particulièrement marquée dans les hypermarchés et sur les produits de grandes marques.
Alors que la facture des ménages en alimentaire s’élève à 95 milliards d’euros par an, le relèvement du SRP se traduira par une hausse de 1,6 milliard d’euros.
Les promesses envolées de modération des marges
En contrepartie de la hausse du SRP qui leur a été accordée, les industriels et la grande distribution s’étaient engagés en 2017 à modérer leurs marges, afin que les prix consentis aux agriculteurs soient plus rémunérateurs. Mais notre analyse des données officielles3 sur le lait de consommation, la viande bovine et les filets de poulet montre que cette promesse n’a pas été tenue. Par exemple, pour le lait UHT, alors que depuis 2017 le prix revenant à l’éleveur a diminué de 5 %, la marge des distributeurs a au contraire augmenté de 8 %.
 
Résultat : alors que le prix agricole a diminué, les consommateurs paient maintenant le lait 4 % plus cher. Dans le cas de la viande bovine et du poulet, si les prix agricoles ont pu bénéficier d’une légère augmentation, celle-ci est loin de rattraper les baisses subies avant 2017. Loin du « ruissellement » promis, les marges de l’industrie et de la distribution ont encore progressé plus fortement que les prix agricoles, entrainant une inflation supplémentaire injustifiée pour les consommateurs.
Des prix agricoles toujours en-dessous des prix de revient
Le deuxième engagement majeur formulé à Rungis était de rééquilibrer les négociations commerciales en partant des prix de revient. La Confédération Paysanne a constaté sur le terrain qu’à rebours de ces promesses, les prix de revient calculés par les organisations de producteurs n'ont jamais été pris en compte par la distribution ou l’industrie. Les producteurs ont subi au contraire un durcissement des négociations qui se traduit pour certaines productions par des prix d’achat encore en-dessous des prix de revient. Ainsi, le lait de vache est acheté 15 % en dessous du prix de production et la viande 14 %.
 
En fruits et légumes, la grande distribution, profitant de la concurrence avec les productions importées bien moins cher, impose des tarifs inférieurs de 8 % au prix de revient pour les abricots, de 9 % pour les pêches blanches et de 3 % pour les tomates rondes bio4. Comment s’étonner de cette absence de rééquilibrage sachant que l’Etat ferme les yeux sur la vérité des négociations commerciales !
 
Ayant fait la démonstration que le relèvement du SRP n’est in fine qu’un cadeau à la grande distribution, en raison de la persistance de ses pratiques lors des négociations commerciales, la Confédération Paysanne et l’UFC-Que Choisir affirment qu’il est malgré tout possible de garantir des prix rémunérateurs aux agriculteurs tout en permettant une amélioration de la qualité de l’offre alimentaire au prix juste.
 
A cet effet, les deux organisations demandent au Gouvernement :
- L’abandon immédiat du relèvement du seuil de revente à perte ;
- La transparence totale sur les marges des industriels et des enseignes de la grande distribution par la publication des niveaux de marges nettes réalisées par chacun ;
- La mise en œuvre effective du rééquilibrage des négociations commerciales, par la publication des conditions de négociation, par des contrôles officiels et l’application de sanctions dissuasives en cas de non-respect de la loi et de prix producteurs en-dessous du prix de revient ;
- Un dispositif pour déterminer des prix agricoles rémunérateurs prenant en compte les efforts de montée en gamme des exploitants, sur la base de critères notamment sanitaires, environnementaux et nutritionnels.
 
 
 
 

UNIVERSITÉ : Quatre millions d'euros pour aider les sports collectifs à décrocher plus de médailles en 2024

La «Team Sports» de l'Université de Bourgogne se prépare pour les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.

VINS DE BOURGOGNE : 3 présidents de Départements contre la révision de l'AOC Bourgogne proposée par l'INAO

André Accary pour la Saône-et-Loire, François Sauvadet pour la Côte d'Or, et Patrick Gendraud pour l'Yonne, ont écrit directement au président de la République. Voici la lettre qu'ils lui ont adressée.

SAINT-VINCENT TOURNANTE : La 76ème édition, à la hauteur de toutes les attentes

Saint vincent tournante 2020.jpg
Plus de 80 000 personnes ont déambulé les 25 et 26 janvier dans les rues de la Capitale des Grands Crus, Gevrey-Chambertin, décorée aux couleurs des arômes du vin, thème de ce millésime 2020 réussi.

BOURGOGNE - FRANCHE-COMTÉ : Le nombre de demandeurs d'emploi en baisse au 4ème trimestre 2019

La DIRECCTE et Pôle emploi publient ce jour une note conjointe sur l'emploi au 4ème trimestre 2019.

PERONNE : Elle quitte Intermarché en courant, par la sortie sans achat, chargée de 3 400€ de marchandise

TGI_MACON.jpg
Interpellée le 24 novembre suite à avis de recherche, une Roumaine de 32 ans, mariée, deux enfants, comparaissait ce lundi devant le tribunal correctionnel de Mâcon pour vol en réunion commis le 19 septembre à Péronne.

LA CHAPELLE DE GUINCHAY : Un blessé dans un carambolage en chaîne route de Juliénas

ACCIDENT ROUTE DE JULIENAS1.jpg
L'accident s'est produit ce samedi matin avant 11 heures, entre les communes de La Chapelle et de Juliénas.

CRÊCHES-SUR-SAÔNE : Un blessé dans une collision entre un véhicule et un poids lourd

CRECHES faits divers 1er aout.jpg
Toutes les photos de l'accident. Actualisé : les circonstances de l'accident.

REPLONGES : Un chauffeur de poids-lourd en arrêt cardio-respiratoire sur l'autoroute

ACTUALISÉ à 17h45 : Le chauffeur, originaire de Saône-et-Loire, est décédé.

CHAINTRÉ : Homicide volontaire dans un hôtel des Bouchardes

MEURTRE CRECHES SUR SAONE - 1.jpg
Actualisé à 10h10 : Le meurtrier présumé s'est rendu au commissariat. Actualisé à 12h30 : Il aurait étouffé sa femme. L'hôtel est situé sur la commune de Chaintré et non pas Crêches-sur-Saône.

ROMANECHE-THORINS : Le petit train de Touroparc fermé suite à un accident qui a blessé sept personnes

le-petit-train-du-touroparc-photo-anthony-levrot-flickr-1559409173.jpg
En début d'après-midi ce samedi, le petit train s'est renversé, avec à son bord une trentaine de personnes. Sept personnes ont été blessées, dont trois enfants.

FUISSÉ : Un viticulteur blessé dans un accident de tracteur

FUISSE TRACTEUR TONNEAUX - 3.jpg
ACTUALISÉ à 17h55 : C'est une vitesse qui s'est enclenchée et a provoqué l'accident sur un terrain à fort dévers. Le tracteur a fait un tonneau.