jeudi 23 mai 2019
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Azdine B., 41 ans, est poursuivi pour avoir sur deux nuits fin décembre dernier forcé des véhicules et volé ce qu’il y trouvait.

 

Azdine est un sans domicile avec domicile : son adresse postale est celle de l’association Le Pont, sinon, il vit à nouveau chez ses parents. Aucun diplôme, aucune qualification. 11 condamnations sur 20 ans, toutes pour vols et usage de stupéfiants. Il écope de peines plutôt légères, disons proportionnées, et bénéficie de tous les aménagements possibles, port du bracelet, travaux d’intérêt général, jours-amende.

Mais il ne s’arrête pas, ni de boire, ni de se droguer, ni de voler. Ancien toxicomane, il dit en « être sorti » tout en concédant prendre de l’héroïne « à l’occasion » : il se situe dans un lieu de oui et non, de « je fais, et je regrette », de « je travaille pas mais je travaille », un lieu aux contours flous et brumeux, à l’image de ses souvenirs, « je me rappelle de rien », et de ses butins, l’inventaire de ses vols à la roulotte est improbable.

 

Qu’on en juge : un appareil photo, un GPS, un badge de péage, une façade d’autoradio, une clé USB, des chaussures de sécurité, un permis de conduire, un bip de portail, des chaussures de ville, une carte grise, des certificats d’assurance, etc.

Azdine B. a reconnu les faits sans difficulté, et a laissé de surcroît des preuves ADN un peu partout. Mais pourquoi fait-il cela ? Le Tribunal soupçonne une addiction encore active qui le pousserait à commettre de petits larcins pour acheter des grammes d’héroïne, le prix du gramme à Mâcon se situant entre 20 et 30 €.

« C’est pas mon cas, M’sieur. »

 

Alors pourquoi ? Azdine va présenter la joue de la contrition et se faire victime de lui-même : « J’étais stressé par les soins quotidiens que je donne à mon père, j’ai pris un décontractant, mais avec la bière ça a fait un mauvais mélange, et j’ai tout oublié, je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça. »

Or la moitié des effractions se sont faites dans un parking dont il avait volé un bip d’entrée 6 mois auparavant, sa position n’est donc guère convaincante, même si le fond de sauce comporte certainement un indice de vérité. Le parquet a demandé un mandat de dépôt, Maître Vion, à la défense, essaie de le lui éviter, et développe ce fond, insistant sur ses difficultés psychologiques, « voire psychiatriques » de son client. « Il a connu un moment de perdition, la rue, les anxiolytiques et l’alcool. Lors de ses passages à l’acte, il est dans un état second. Il a commis des vols à côté de la gendarmerie ! Il vole des choses incohérentes, il a besoin de soins. »

 

En face, les victimes. Car si les objets volés sont en effet de peu de valeur, l’effraction des véhicules a causé du dommage. Les propriétaires sont assurés au tiers, ou mal assurés, et ne peuvent être indemnisés par les compagnies que si la preuve du cambriolage est apportée.

Parmi les victimes, un couple. Monsieur est debout, Madame est en fauteuil : malade, invalide. Il y avait un macaron sur la voiture pour signaler le handicap. Dans ces conditions, qu’Azdine B., à 41 ans, se réfugie derrière les soins quotidiens que requiert la maladie de son père pour justifier d’un mélange de toxiques qui expliquerait les vols, eh bien ça ne passe pas. Et pourtant, le Monsieur ne demande que 150 € de dommages et intérêts : « J’ai tenu compte de sa situation », dit-il au sortir de l’audience. « Lui, n’a pas tenu compte de la mienne », dira sa femme.

 

Samedi dernier, la fratrie dont Azdine est le cadet s’est réunie et a trouvé un centre à Besançon qui accueille des toxicomanes et des alcooliques pour des soins. C’est un peu tard.

Verdict : Azdine B. est condamné à 16 mois de prison, dont 8 mois avec sursis mise à l’épreuve comportant des obligations de soins, et de formation ou de travail. Il est reconnu civilement responsable et devra indemniser les victimes.

Le Tribunal prononce un mandat de dépôt à son encontre : sa peine n’est pas aménageable.

F. Saint-Arroman

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