Par une lettre au préfet de Saône-et-Loire qui nous est parvenue via un riverain qui partage le point de vue de l’auteur (celui-ci souhaitant rester anonyme).
 
Monsieur le Préfet,
 
Je vous transmets quelques photos prises hier soir 22 août un peu avant 22h rue de la Barre. Comme chaque soir, les résidents de la rue de la Barre sont amenés à contacter le 17 pour tenter de faire ramener l’ordre et le calme rue de la Barre. Le constat est clair : les forces de police (municipale et nationale) sont débordées par l’ampleur de la tâche et l’arrêté municipal n°217-2019-RG signé par Monsieur le Maire le 10 avril 2019 s’avère totalement inefficace puisque inapplicable face à des individus insolvables. La jeune femme, en coma éthylique manifeste, a finalement été évacuée par les pompiers de Mâcon vers 22h.
 
Cette situation n’a hélas rien d’exceptionnel. Je ne peux que vous inviter à venir constater l’état de la rue de la Barre tous les soirs entre 19h et 22h.
 
Les passants de la rue de la Barre, en cédant au harcèlement incessant d’une poignée d’individus, toujours les mêmes, se rendent complices de cet état de fait dans la mesure où l’argent collecté est immédiatement transformé en alcool consommé sur le champ jusqu’à la fermeture du CarrefourCity vers 22h.
 
Monsieur le Maire, que j’ai rencontré à plusieurs reprises, ne souhaite pas augmenter les effectifs de la police municipale dans la mesure où il estime ne pas avoir à assurer une fonction dévolue à la police nationale.
 
Les forces de police, nationale comme municipale, sont, quant à elles, désemparées face au constat de l'inefficacité de leur action en raison de l’insolvabilité des individus en question. Les commerçants de la rue sont gênés au quotidien dans l’exercice de leur activité commerciale, leurs clients préférant se rendre en périphérie plutôt que d’avoir à subir le harcèlement, ou de constater l’état de saleté de la rue en fin de journée. Pour les résidents, il est impossible d’ouvrir les fenêtres en raison des disputes entre individus alcoolisés, des bagarres et des aboiements de chiens.
 
Nous vous demandons, Monsieur le Préfet, de saisir les plus hautes autorités de l’état et de prendre les dispositions nécessaires afin de faire rétablir l’ordre et le calme, ainsi que la liberté d’aller et venir dans les rues de Mâcon.