C'est en toute fin de conseil jeudi soir que l'élue communautaire du FdG, par ailleurs professionnelle de santé à l'hôpital, a tenté de faire adopter un voeu (lire le voeu ci-dessous) par le conseil. Elle n'a pas été suivie. "Non pas que la philosophie de ce voeu soit contestable, au contraire" a souligné le président, "mais l'objet est infondé pour ce conseil. La MBA n'a pas la compétence santé et je ne peux donc le soutenir. Je le répète, j'en partage le fond, mais on ne peut pas tout se permettre dans cette assemblée. Ce n'est pas le lieu. J'en demande le rejet, sur son objet uniquement."

Jean-Patrick Courtois indiquait également que lui-même devait déposer une motion le lendemain matin lors du conseil de surveillance de l'hôpital, dont il est président.

Le voeu a été rejeté à la quasi-unanimité.

La conseillère communautaire, sollicitant l'attention de la presse, s'est dit très déçue de ce rejet et a déploré la méthode : "le président nous a privé d'une possibilité d'expression très importante. Voté ce voeu à l'unanimité aurait été un signal fort envoyé à toutes celles et tous ceux qui se mobilisent depuis des jours."

 

 

URGENCES À MÂCON

Vœu présenté par Eve Comtet Sorabella, conseillère communautaire FdG

 

Pour le soutien de la demande formulée par les agents des services d’Accueil et d’Urgences et d’Urgences Pédiatriques de l’Hôpital de Mâcon d’augmentation des effectifs correspondant à l’accroissement de l’activité.

En vingt-deux ans, l’activité du Service d’Accueil et d’Urgences de l’Hôpital de Mâcon a été multipliée par deux. Concrètement, ce sont 21 829 personnes accueillies en 1996 et 44614 en 2018. Ce sont 4 à 5 % de plus chaque année. La sollicitation de ce service en tant que porte d’entrée de l’accès aux soins, l’insuffisance de la médecine de ville, le vieillissement de la population et l’accroissement de la dépendance associée en sont la cause.

 

Quant au service d’Urgences Pédiatriques, la présence d’une seule infirmière puéricultrice pour assurer à la fois l’accueil, les soins prescrits, les soins d’hygiène, le ménage des locaux, le transport en service de radio fait courir un danger quotidien aux jeunes patients accueillis la nuit.

Si le personnel a, jusqu’à présent, fait face à cette activité en hausse, c’est aujourd’hui impossible. Le seuil de sa capacité d’adaptation est atteint. C’est aujourd’hui au gouvernement d’apporter les ressources financières permettant aux Services d’Urgences de recruter le personnel nécessaire à leur bon fonctionnement, sans aggraver le déficit des établissements de santé.

 

Ce soir, réunis en conseil communautaire, nous, élus de Mâconnais Beaujolais Agglomération, disons que les usagers des services d’Accueil et d’Urgences et d’Urgences Pédiatriques de l’Hôpital de Mâcon doivent avoir une réponse à leurs besoins de santé digne du haut niveau de développement de la société française. Ils doivent être accueillis, soignés, écoutés par du personnel en nombre suffisant. C’est la condition d’une prise en charge adaptée et sécurisée dans des délais d’attente raisonnables.

 

Le conseil communautaire de Mâconnais Beaujolais Agglomération réuni ce 27 juin 2019 demande au gouvernement que tout soit mis en œuvre pour aboutir à l’augmentation des effectifs du personnel paramédical du service d’accueil et d’urgences et du service d’urgences pédiatriques de l’Hôpital de Mâcon et cela dès le mois de septembre 2019. Les besoins en personnels supplémentaires recensés par les agents après étude de leurs organisations de travail et des recommandations de la Société Française de Médecine d’Urgence ont été transmis au Directeur du Centre Hospitalier.

 

Signature : Eve Comtet Sorabella, conseillère communautaire à Mâconnais Beaujolais Agglomération. Mâcon, le 21.06.2019