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Certes, il reste deux matchs, dont un qui promet des émotions fortes : la réception d'Angers ce samedi. Le staff technique prévient : attention d'Angers. Mais l'ambition demeure, gravée dans le marbre du projet Horizon 2021... Si c'est pour plus tôt, c'est tant mieux...

 

En effet, cette équipe d'Angers, 3ème, en embuscade derrière Toulouse, à égalité de points, est également prétendante à la montée. « Si on perd de beaucoup samedi, il faudra impérativement aller gagner à Reims pour conserver la 1ère place » annonçait Didier Orset hier soir en réunion de comité directeur.

 

Cette réunion exceptionnelle, pour laquelle la presse était conviée, avait pour ordre du jour la préparation de ce qui pourrait se présenté à l'issue des playoffs si les Charnaysiennes gagnent : la montée chez les pros, en Ligue féminine de Basket. « Ce serait historique ! » a lancé le président Jean-François Jaillet, complétant son propos en rappelant les déboires d'une fin de saison qui avait bien failli rester en travers de la gorge, lorsque la fédération avait refusé la montée en LF2 pour cause de budget trop juste.

« Cette fois on anticipe, pas question d'être pris au dépourvus. On anticipe et on se prépare. Car si l'opportunité se présente (NDLR : à savoir si les pinkies sont décroche le titre de championne de France), on répondra "Oui" à la montée. Notre projet prévoit de toutes façons un montée pour 2021 au plus tard. Les résultats sont là, le coach est prêt, donc si on est champion, on ira au sommet, en LFB. »

 

Autre étape avant l'accès à la LFB, une soirée proposée aux partenaires le 18 avril, au cinémarivaux, avec projection d'un film sur les pinkies réalisé par Thibaut Fougeras (Nexus Vidéo). « L'objectif de cette soirée est de faire un éclairage sur le club. Montée ou pas cette saison, c'est important de resserrer les rangs autour de cette équipe féminine et de faire de ce club non plus le club d'une ville, mais le club de l'agglomération. Le 18 avril, on souhaite montrer en grand qui on est, repositionner le basket féminin sur l'agglo. On ne le dit pas assez, mais nous avons des joueuses potentiellement sélectionnables pour le JO... »

Un groupe de projets s'est mis au travail pour préparer ce rendez-vous du 18. Egalement pour plancher sur les écarts qui peuvent exister entre le cahier des charges LFB et la situaition du CBBS aujourd'hui.

« Cette situation est très favorable » a présenté le président Jaillet. « Il nous faudra une capacité d'accueil des spectateurs d'au moins 900 places, ce qui est déjà le cas aujourd'hui. Nous projetons néanmoins d'augmenter cette capacité et avoir une tribune presse. Il nous faudra aussi un centre de formation agréé. Notre centre d'entraînement est labellisé, mais cela ne suffit pas. Puis il faudra avoir au moins une dizaine de joueuses pro. De ce côté-là, on est dans les clous. Quant à l'entraineur, Matthieu Chauvet, il a été sacré meilleur entraineur de l'annnée en LFB avec Toulouse en 2012-2013. Il connaît donc très bien ce niveau. Il veut y retrouner !... »

 

En matière de budget, avec quelque 600 000€ actuellement, il faudra gagner 200 000€ de plus dans un premier temps pour s'installer en LFB. La zone de confort pour s'y installer durablement est au dessus du million d'euro. Mais pour cela, le CBBS a encore le temps.     

 

Pour l'heure, rendez-vous samedi au COSEC pour soutenir les pinkies, puis le 27 avril pour le 1er match des playoffs, à Charnay. Il va y avoir du sport !

Rodolphe Bretin