vendredi 10 juillet 2020
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Sur réquisition du Procureur de la République, la brigade des stupéfiants de Mâcon, aidée par la BAC, procède à un contrôle rue Mozart en avril dernier. Le chien policier s’arrête devant un box, le n°43...

Il est loué par F. Y. depuis plusieurs années, bien que celui-ci ait quitté le quartier pour s’installer dans les environs. Dans le box : 34.675 kg de cannabis, emballés par plaquettes estampillées « 2015 », dans 6 sacs en plastique créés pour une enseigne de magasin en 2012. Le Parquet insiste sur ces détails car F. Y. va présenter comme première version à la police que toute cette drogue a été « oubliée », pas trouvée par la police en 2011 : cette version ne tient pas, il en change à l’audience. Voilà un mois qu’il est en détention provisoire, il a eu le temps de préparer sa défense.

Y.F. est né en 1978 à Mâcon. Il vit depuis 15 ans en concubinage, a deux petites filles et un travail, il a monté sa propre entreprise de maçonnerie. En 2011 il prend 30 mois de prison pour trafic de stupéfiants. L’importante saisie d’avril dans son box le met en état de récidive légale.

 

La police, suite à sa découverte dans le box de la rue Mozart, va perquisitionner au domicile de l’homme, et l’arrêtera sur un chantier en cours, dans le pays de Gex. Chez lui on trouve une plaquette de cannabis, un peu de cocaïne, un peu d’argent liquide. On saisit son véhicule et un téléviseur à écran plat. Dans la sacoche qu’il a avec lui, on trouve un peu de cannabis, un peu de cocaïne.

Devant le tribunal, F. Y. doit s’expliquer et expliquer : pourquoi ? comment ? et quoi, surtout.

Voici ce qu’il avance :

Pourquoi et comment ? Parce qu’il était en dette pour le dernier trafic, celui qui l’a envoyé en prison. Il devait de l’argent à son fournisseur. Cette dette est soumise à intérêts arbitraires, et flambe plus sûrement que le cours du pétrole. « On » serait venu lui mettre la pression, « on » l’aurait menacé, « on » serait même venu se garer vers son domicile, histoire de lui montrer qu’ « on » sait où il vit avec sa famille. La dette était passée d’environ 15 000 € à 30 000 € et il fallait payer.

« ‘Ils’ sont là-dedans, ils ne font que ça, il ne faut pas que je dise leurs noms, pour la sécurité de ma famille. »

 

On en arrive au « quoi » ? Quel était son rôle ? F. Y. plaide qu’il n’était « que » nourrice : il prêtait son garage aux trafiquants pour qu’ils entreposent leur marchandise, et ne percevait pas d’argent pour cela mais remboursait ainsi petit à petit sa dette.

On a retrouvé une plaquette chez lui ? Il avait le droit d’en prélever pour sa consommation personnelle, et en revendre éventuellement. Mais sinon, il avait confié un double de la clé et « on » ou « ils » se débrouillaient.

La Présidente le confronte à ses déclarations dans les procès verbaux d’auditions, dans lesquels il se donnait un rôle plus actif, il aurait servi d’intermédiaire pour des clients.

« J’ai juste sorti une fois un sac, c’est tout. » Pour le reste, il affirme n’avoir pas fait un centime de bénéfice sur la drogue, ne pas consommer de cocaïne du tout, celle trouvée dans sa sacoche est un « vieux sachet oublié ».

 

Le Parquet insistera donc sur des détails, comme le fait que la police a trouvé des traces fraîches de cocaïne sur le miroir de la voiture, et des traces plus nombreuses de cannabis dans la maison. Pour le Ministère Public, l’homme n’est pas « que » nourrice. En 2011 il trafiquait, et il se mélange les pinceaux dans ses comptes actuels, de dette, d’intérêts, etc.

Son avocate va plaider avec vigueur, bien consciente qu’avec une telle quantité de drogue, il sera difficile d’exonérer son client de ses responsabilités, mais elle maintient la version de nourrice, et en veut pour preuve l’absence d’éléments financiers à charge, ou d’un train de vie extravagant. « Son passé l’a rattrapé. Avait-il le choix ? Il risquait des représailles, il n’y a pas de protection dans ces cas-là. »

Verdict : 5 ans de prison ferme avec maintien en détention, et 69 000 € d’amende.

 

F. Saint-Arroman

 

Cliquez ici pour lire notre 1er article, paru en avril

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