mardi 26 mars 2019

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L’Association de Médiation et d’Aide Aux Victimes d’Infraction Pénales (AMAVIP) de Saône-et-Loire a invité ses partenaires et la presse pour rappeler le besoin de soutien aux victimes de la route.

Le moment n’a pas été choisi au hasard car, depuis 1990, le 22 février est considéré « la journée européenne de solidarité et de reconnaissance des victimes d’infractions pénales ».

C’était également le jour pour lancer le numéro de téléphone d’aide aux victimes, 116 006 (service et appels gratuits 7 jours sur 7 en France métropolitaine), un service fourni par « France victimes » (Institut national d’aide aux victimes et de médiation) dont l’AMAVIP de Saône-et-Loire est affiliée.

Cette année, le 22 février a été l’occasion pour l’association et ses partenaires de rappeler que le nombre de victimes de circulation sur les routes du département est en progression ces dernières années au contraire de la tendance nationale : huit morts déjà en 2019, 48 morts en 2018 (deux de de plus par rapport à l’année précédente). On dénombre aussi de 600 blessés (+ 30 % en 2018 par rapport au 2017).

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« Nous avons choisi de communiquer sur cette catégorie de victimes parce que c’est une réalité très prégnante du département et parce que l’impact des évènements violents de la route sur les victimes directes et leur entourage est peu connu du grand public » a déclaré Brigitte Trochet, Présidente de l'AMAVIP 71.

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Un point de vue partagé par Dominique Yani, directrice de cabinet du préfet de Saône-et-Loire : « La Saône-et-Loire connaît une situation dramatique en la matière. On est sur une tendance de hausse de la mortalité sur nos routes départementales. C’est aujourd’hui la première cause de mortalité violente en Saône-et-Loire. Il faut sensibiliser les gens, leur expliquer que, dans la plupart des cas, derrière les évènements routiers, ce ne sont pas des problèmes d’infrastructure ou techniques des véhicules mais bien des problèmes de comportements de conduite sous alcool et sous stupéfiants ou bien de vitesse excessive. Donc ce n’est pas une fatalité et chacun et chacune peut agir à son niveau pour éviter ces évènements dramatiques. »

« En Saône-et-Loire, en 2018 nous avons enregistré 600 blessés de la route, une augmentation de plus de 30% par rapport à l’année précédente, alors qu’au niveau national il y a une baisse de 5%.C’est désormais un phénomène de masse et on est tous concernés, tous touchés. C’est ce qui fait la particularité des accidents routiers. Et on a l'impression que les gens ne se rendent pas compte de la gravité de la situation » a ajouté Loïc Duffy, coordinateur de sécurité routière au sein de la préfecture de Saône et-Loire.

La préfecture et son pôle de sécurité routière a organisé des diverses actions pour communiquer sur ce sujet. En 2018, 32 000 personnes de tous les âges ont été ainsi sensibilisées sur les questions de sécurité routière. Cette année les efforts seront multipliés en impliquant d’avantage les maires et le personnel médical.

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Le lieutenant-colonel Philippe Vaille, commandant en second de la gendarmerie en Saône-et-Loire, a souligné à son tour l’incompréhension de l’opinion publique face à la gravité du phénomène : « Un accident est souvent vécu comme un fait divers, une fatalité. Il n’y a pas de prise de conscience que tous ces drames pourraient être évités. Le sujet de la sécurité routière, ce n'est pas seulement les radars automatiques, ni la limite à 80 km à l’heure, c’est un problème de comportement humain. Et derrière les statistiques, il y a un coût social et des familles brisées. Dans notre département, ce n’est pas la RCEA où il y a le plus de victimes, mais sur le réseau secondaire. Face à ce fléau, nous n’avons as d'autre choix que de continuer la répression pour provoquer une prise de conscience des responsabilités chez les conducteurs automobiles. Dans l’immense majorité, les drames de la route ourraient être évités. »

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Aux côtés des gendarmes, les premiers à prendre en charge les victimes sont les pompiers. Ils ont eu 2 700 interventions en 2018, dans tout le département, dont environ 500 sur le secteur mâconnais. « Nos équipages ont directement contact avec les victimes. La difficulté de ces situations a également un impact psychologique sur le personnel » a expliqué le capitaine Philippe Delaie, chef du centre d'incendie et de secours de Mâcon.

Mais les victimes et leurs proches auront souvent besoin de plus de soutien après les premiers secours et c’est le personnel d’AMAVIP qui se charge de faire ce travail gratuitement.

Le calvaire des victimes et de leurs proches

Agnès Raimondi, chef de service de l'Amavip 71, précise qu’un vrai protocole de soutien est mis en place, à la fois sur plan juridique et psychologique : « La prise en charge juridique des victimes des évènements routiers est particulière. Les auteurs considèrent qu’il s’agit d’un acte involontaire, d'un accident. Alors que souvent, cet accident repose sur un manquement volontaire à une interdiction. Le code pénal sanctionne les blessures et/ou homicides involontaires. Mais, pour les victimes, le côté involontaire juridique n’existe pas, elles considèrent l’auteur comme ayant agi volontairement. Notre association va donc travailler avec elles tout d'abord en les écoutant. Par rapport à d’autres types de victimes, ces personnes n’ont aucun temps de repos, de préparation émotionnelle entre l’accident et le début des démarches juridiques et de toutes les procédures d’enquêtes, d’assurances etc. Ces victimes sont vite mises face à une réalité juridique, technique, froide et longue. Elles sont perdues et ont besoin d’explications sur le déroulement des procédures. Quand il y a des blessures, la mise en contact avec des avocats est primordiale. Il y a parfois des problèmes financières importants pour les familles qui perdent un des parents et qui nécessitent des démarches auprès d’institutions comme la CAF, etc. »

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Un moment important pour les proches des victimes est celui de l’audience devant les juges, si jugement il y a. C’est quelque chose qui est attendu comme une forme de reconstruction parce que l’auteur est jugé. Cependant, une audience va très vite, les proches et les victimes ont peu ou pas le temps de s’exprimer et ils ont le sentiment que l’institution judiciaire banalise leur douleur. Notre association essaye d’anticiper et de préparer ce moment. Le plus compliqué, c’est quand il n’y a pas de procès, par manque de preuves et que le parquet procède à un classement sans suite du dossier. Car, pour les victimes, il faut un responsable pour que l’accident soit accepté. Mais, parfois, le proche est tué par sa propre négligence et les familles ont du mal à accepter ça. Il faut un responsable pour que la famille fasse son deuil (Agnès Raimondi).


C’est par respect pour la souffrance des familles que les parquets de Mâcon et Chalon n’envoient plus de formulaires type pour communiquer dans les cas de classement sans suite. A la suggestion de l’AMAVIP 71, ce sont les juristes de l’association qui s’en chargent après avoir étudié le dossier.

Le soutien psychologique est l’autre volet offert par l’association. « Sur le plan psychologique, les répercussions sont similaires à d’autres évènements violents et traumatisants. Ce qui change, c’est que c’est moins évident d’indiquer l’intention de la part de l’auteur que dans d’autres types d’infractions pénales. On parle d’un accident et on perçoit moins la question de l’infraction pénale. Le besoin d’un soutien psychologue est donc moins évident pour les victimes et leurs proches » précise Marion Nicolas, psychologue de l'AMAVIP 71. Surtout quand il n’y a pas de décès, de blessures graves ou de séquelles lourdes. »

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Marion Nicolas parle d’une banalisation des répercussions : « Parfois les accidents de la route sont perçus comme des évènements du quotidien et on a tendance de minimiser leur retentissement sur la vie d’une personne : santé, social, économique. Surtout quand les effets psychologiques ne se manifestent pas tout de suite. Ensuite les symptômes surgissent : troubles de sommeil, irritabilité, manque de motivation, manque d’envie d’aller au travail, etc. Parfois, il y a des questions qui restent des mois ou des années après. Il faut donc souligner qu’un accident de la route est rarement anodin. Puis, les victimes "routières" ont l’impression qu'elles sont moins entendues que pour d’autres types d’infractions. Comme si personne ne l’avait cherché ou ne l’avait causé. Les accompagner est donc important pour les rassurer. »

213 victimes d’accidents de la circulation ont été assistées par l’AMAVIP 71 en 2018 : conducteurs, passagers ou piétons dans des évènements en Saône-et-Loire ou ailleurs.

Cristian Todea


L’Association de Médiation et d’Aide Aux Victimes d’Infraction Pénales (AMAVIP) de Saône-et-Loire est une association départementale agréée par le Ministère de la Justice, soutenue financièrement pour la réalisation de ses actions au moyen du Fonds Interministériel de Prévention de la Délinquance (FIPD).

Cette association aide gratuitement et de façon anonyme. Les juristes professionnels spécialisés informent sur les droits des victimes, sur le fonctionnement de l’institution judiciaire, sur les procédures pénales et civiles, les systèmes d’indemnisation et vous orienteront le cas échéant vers les services spécialisés. Les psychologues cliniciennes apporteront l’aide psychologique nécessaire.

 

Où les rencontrer dans le Mâconnais :

Mâcon
Maison de justice et du droit
1550 avenue Général de Gaulle
71005 Mâcon cédex
Tél : 03 85 21 90 84

Bureau d’aides aux victimes
Tribunal de Grande Instance
8 rue de la Préfecture
71000 Mâcon le lundi et vendredi de 13h30 à 17h00

Charnay-lès-Mâcon

Hôtel de Ville
71850 Charnay-lès-Mâcon
Tél : 03 85 21 90 84

 

 

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Amar Djebabra, intervenant départemental de sécurité routière (IDSR) travaille dans les lycées et les collèges pour provoquer une prise de conscience auprès des jeunes souvent à travers des temoignages de victimes ou proches de victimes. 

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La prise en charge des victimes de la route par AMAVIP 71 en chiffres :

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