mercredi 27 mars 2019

 

Construire un front social contre Macron

Le mouvement des Gilets jaunes, par ses aspirations égalitaires, sa combativité, se dresse face au bloc de la grande bourgeoisie. Pour gagner, éviter récupérations et dérives, il faudra que les salariéEs se mettent en mouvement, que se constitue un front social de lutte contre Macron.

Les Gilets jaunes nous confrontent à toute une série de questionnements. Au-delà des précédents historiques discutables et de certains aspects condamnables (manifestations de racisme et d’antisémitisme) souvent mis en avant mais plus ou moins anecdotiques, comprendre le mouvement suppose de revenir à la racine : les Gilets jaunes sont le produit de l’évolution de l'organisation sociale de la société française, elle-même surdéterminée par les transformations récentes du capitalisme.

Comme l’écrivait Marx dans le Manifeste du parti communiste :

"La bourgeoisie ne peut exister sans révolutionner constamment les instruments de production, ce qui veut dire les rapports de production, c’est-à-dire l’ensemble des rapports sociaux. »

C'est exactement ce processus qui est en marche. Cette  « révolutionnarisation » de l'organisation sociale transforme tant la bourgeoisie que le prolétariat, sans oublier les couches intermédiaires. 

C'est dans ce contexte, et alors que le mouvement ouvrier a subi une longue série de défaites, que se sont dressés les Gilets jaunes, regroupement de couches sociales hétéroclites mais qui se sentent toutes victimes de la brutalité néolibérale, du mépris des "élites ". Le gros du mouvement est formé par des prolétaires en activité (ouvrierEs et employéEs) ou retraitéEs, auxquels s’ajoutent des membres de la petite-­bourgeoisie (artisanEs, auto-entrepreneurEs, infirmières libérales), des paysanEs et des petits patronEs.

Un front social contre Macron

Les salarié(e)s, souvent syndiqué(e)s ou ex-syndiqué(e)s, présent(e)es dans le mouvement, ne le sont pas en tant que tels. Socialement largement prolétaire dans sa base, le mouvement des Gilets jaunes, par ses revendications, se pose avant tout en mouvement des « petits contre les gros », même si le MEDEF ne figure pas vraiment parmi les cibles désignées.

Cette subordination des intérêts propres des salariéEs envers "ce vent de révolte" renvoie « le mouvement social » tel que nous le concevons depuis des décennies à une situation nouvelle où, bien que l’exigence de revalorisation du pouvoir d’achat et de justice fiscale soit prééminente, de nombreux salariéEs croient de moins en moins à la possibilité d’obtenir ce qui serait nécessaire par des luttes dans l’entreprise, des résistances syndicales.

Pour autant, précisément, en dépit de la sympathie dont elle continue de bénéficier dans l’opinion, sa capacité à durer, on voit mal comment cette colère populaire pourrait réellement casser la dynamique inégalitaire si elle ne s’élargit pas et si les salariéEs ne se mettent pas en mouvement, et pas seulement dans la rue, mais dans les entreprises, les services, les administrations. Les semaines qui viennent seront décisives et les conséquences de l’attitude du mouvement ouvrier immenses.

Il faut que se construise un front social contre Macron. Ce devrait être l’horizon de celles et ceux qui veulent réellement combattre ce pouvoir résolument libéral. En appeler à la révolte populaire, affirmer sa fascination pour tel ou tel leader sans se fixer cet objectif mène à un épuisement progressif (ce qui n’excuse en rien ceux qui n’ont d’autre politique que la suspicion systématique à l’égard des Gilets jaunes). Et l’échec ne serait pas celui des seuls Gilets jaunes mais de l’ensemble des salariéEs, des retraitéEs, des chômeurEs, de la jeunesse, des petits paysanEs et artisanEs destinés à être broyés par le projet macronien.

Jean-Guy Trintignac NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) 71

POLITIQUE : Jérôme Durain, sénateur socialiste de Saône-et-Loire, s'oppose à la proposition de loi «Anti casseurs»

Il était chef de file du texte pour le groupe socialiste et républicain au Sénat.

FRANCE : L'Eglise catholique ouvre une "opération-vérité" suite aux témoignages de victimes d''abus sexuels

Monseigneur Benoît Rivière, évêque d'Autun, vient de signer, avec les autres membres du Conseil Permanent de la Conférence des évêques de France, un message adressé aux fidèles catholiques. Ce message évoque aussi le Carême et la conversion.

EXPRESSION CITOYENNE : "Le Vallon de la honte"...

Vallon_de_la_honte_260219 (1).jpg
macon-infos republie ici l'effaremment de deux lecteurs sur la situation inhumaine que vivent certains migrants. Un journaliste de macon-infos confirme la véracité de la situation ce samedi 9 mars. Article à venir.

MÂCON : Un débat citoyen, en marge du Grand débat

DSC00727 _ DEBAT CITOYEN.jpg
Une cinquantaine de personnes est venue participer ce vendredi 1er mars, en soirée, à un débat organisé par un "collectif de citoyens", salle Pavillon.

EXPRESSION CITOYENNE – Grand débat national : Un citoyen présente son programme pour « un changement profond de notre société »

Face à « la mafia ENArchique qui tient les rênes » et au « lobbying qui sera là encore demain », Régis C., « citoyen lambda » comme il se qualifie, souhaite apporter sa contribution à un grand débat national « plein d’idées fausses et de rancoeurs » dont « il risque de n’en rien ressortir ».

MUNICIPALES À MÂCON : Un collectif de gauche lance un appel pour une campagne participative avec Eve Comtet-Sorabella

MUNICIPALES 2020 MACON GAUCHE ECOLOGISTES.jpg
Ce mercredi 13 février, des citoyennes et citoyens, organisations, mouvements et associations de gauche, unis par des valeurs communes, ont lancé un appel aux Mâconnaises et Mâconnais afin de construire et de porter ensemble un véritable projet écologique et solidaire pour Mâcon.

GRAND DEBAT NATIONAL : La CFDT appelle à un "Grenelle du pouvoir de vivre"

Les militants CFDT du département se sont réunis mardi 12 février à Chalon pour apporter leur contribution au grand Débat.

EXPRESSION POLITIQUE : "Où est la cohérence du gouvernement ?" s’insurge FNE BFC

L'association gouvernementale ne comprend pas que "le gouvernement prône la transition écologique, encourage le débat… mais supprime les enquêtes publiques environnementales". Elle précise sa position dans un communiqué.

GILETS JAUNES - Thierry Lichet : « Justice fiscale et réappropriation démocratique sont les 2 grands axes de revendications »

Thierry-Lichet_Consultation_GJ_100219.jpg
Docteur en Sociologie et ancien responsable associatif étudiant, ce Mâconnais a soutenu les gilets jaunes dès le début du mouvement. Il a surtout travaillé en back-office sur des travaux réflexifs visant à comprendre ce phénomène inédit. Il livre à macon-infos sa vision des politiques et les résultats de sa grande consultation.

EXPRESSION POLITIQUE : Les enseignants de collège crient leur ras le bol au Président Macron

Suite à la mobilisation de jeudi soir au collège de Vonnas, les enseignants de plusieurs collèges de Bresse et du Val de Saône expriment leur désespoir dans une lettre ouverte.