dimanche 7 juin 2020
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Construire un front social contre Macron

Le mouvement des Gilets jaunes, par ses aspirations égalitaires, sa combativité, se dresse face au bloc de la grande bourgeoisie. Pour gagner, éviter récupérations et dérives, il faudra que les salariéEs se mettent en mouvement, que se constitue un front social de lutte contre Macron.

Les Gilets jaunes nous confrontent à toute une série de questionnements. Au-delà des précédents historiques discutables et de certains aspects condamnables (manifestations de racisme et d’antisémitisme) souvent mis en avant mais plus ou moins anecdotiques, comprendre le mouvement suppose de revenir à la racine : les Gilets jaunes sont le produit de l’évolution de l'organisation sociale de la société française, elle-même surdéterminée par les transformations récentes du capitalisme.

Comme l’écrivait Marx dans le Manifeste du parti communiste :

"La bourgeoisie ne peut exister sans révolutionner constamment les instruments de production, ce qui veut dire les rapports de production, c’est-à-dire l’ensemble des rapports sociaux. »

C'est exactement ce processus qui est en marche. Cette  « révolutionnarisation » de l'organisation sociale transforme tant la bourgeoisie que le prolétariat, sans oublier les couches intermédiaires. 

C'est dans ce contexte, et alors que le mouvement ouvrier a subi une longue série de défaites, que se sont dressés les Gilets jaunes, regroupement de couches sociales hétéroclites mais qui se sentent toutes victimes de la brutalité néolibérale, du mépris des "élites ". Le gros du mouvement est formé par des prolétaires en activité (ouvrierEs et employéEs) ou retraitéEs, auxquels s’ajoutent des membres de la petite-­bourgeoisie (artisanEs, auto-entrepreneurEs, infirmières libérales), des paysanEs et des petits patronEs.

Un front social contre Macron

Les salarié(e)s, souvent syndiqué(e)s ou ex-syndiqué(e)s, présent(e)es dans le mouvement, ne le sont pas en tant que tels. Socialement largement prolétaire dans sa base, le mouvement des Gilets jaunes, par ses revendications, se pose avant tout en mouvement des « petits contre les gros », même si le MEDEF ne figure pas vraiment parmi les cibles désignées.

Cette subordination des intérêts propres des salariéEs envers "ce vent de révolte" renvoie « le mouvement social » tel que nous le concevons depuis des décennies à une situation nouvelle où, bien que l’exigence de revalorisation du pouvoir d’achat et de justice fiscale soit prééminente, de nombreux salariéEs croient de moins en moins à la possibilité d’obtenir ce qui serait nécessaire par des luttes dans l’entreprise, des résistances syndicales.

Pour autant, précisément, en dépit de la sympathie dont elle continue de bénéficier dans l’opinion, sa capacité à durer, on voit mal comment cette colère populaire pourrait réellement casser la dynamique inégalitaire si elle ne s’élargit pas et si les salariéEs ne se mettent pas en mouvement, et pas seulement dans la rue, mais dans les entreprises, les services, les administrations. Les semaines qui viennent seront décisives et les conséquences de l’attitude du mouvement ouvrier immenses.

Il faut que se construise un front social contre Macron. Ce devrait être l’horizon de celles et ceux qui veulent réellement combattre ce pouvoir résolument libéral. En appeler à la révolte populaire, affirmer sa fascination pour tel ou tel leader sans se fixer cet objectif mène à un épuisement progressif (ce qui n’excuse en rien ceux qui n’ont d’autre politique que la suspicion systématique à l’égard des Gilets jaunes). Et l’échec ne serait pas celui des seuls Gilets jaunes mais de l’ensemble des salariéEs, des retraitéEs, des chômeurEs, de la jeunesse, des petits paysanEs et artisanEs destinés à être broyés par le projet macronien.

Jean-Guy Trintignac NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) 71

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