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La MJC de l'Héritan a accueilli jeudi soir, Isabelle Serro, la réalisatrice du documentaire "Passeurs d'humanité".

 

Isabelle Serro a passé 4 ans à suivre le parcours de migrants et l'engagement des bénévoles qui aident ces gens à avoir une vie un peu meilleure le temps de leur présence auprès d'eux. Ce sont les portraits de tous ces hommes et femmes qu'elle a rencontrés qui constituent son film très humain. Elle passera aussi un moment sur l'Aquarius et prendra le temps d'aller revoir quelques uns des migrants rencontrés lors de son précédent passage.

 

Le film commence par la jungle de Calais en 2014, et nous emmène dans tous les lieux où Isabelle Serro a séjourné ou passé pour comprendre la vie de ces migrants : dans les Balkans, en Lybie, à Tanger, sur l'île de Lesbos, en Sicile, tous ces lieux par lesquels les migrants passent pour atteindre leur rêve d'Europe.

Dans ces lieux elle interviewera les bénévoles qui leur apportent un peu de soutien ou ceux qui les aident sur une route ou un passage, souvent avec quelques problèmes avec la loi.

C'est une situation qu'on connaît maintenant bien mais ce documentaire donne à réfléchir et à se poser la question d'un engagement pour rester humain et permettre à ces migrants une vie plus humaine.

 

Isabelle Serro à la fin du film s'est dit malheureusement encore plus préoccupée qu'il y a quatre ans. Toujours en contact avec les gens qu'on voie dans le film, elle sait que leur situation est loin de s'arranger.

 

Rémy Rodot représentant le collectif Monnier était le témoin Mâconnais de cette soirée : "Le collectif Monnier a été créé en 2016 et milite pour un accueil décent des familles. Mâcon est l'un des 3 guichets de la région Bourgogne Franche Comté et de nombreux migrants passent par notre ville.

Il faut que l'état joue son rôle" dit-il, "le maire s'est donné le droit de porter plainte pour chaque tente qui serait montée à Mâcon. A Mâcon, les personnes qui arrivent viennent des Balkans, d'Albanie, de Serbie et leur espoir de rester en France est quasi nul, leurs pays étant considérés comme surs. 150 citoyens de Mâcon ou de la région font partie du collectif et essaient de proposer quelques solutions d'hébergements, et surtout faire en sorte que ces migrants soient visibles pour que leur situation soit prise en charge par l'état."

 

Danièle Vadot

 

 

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Isabelle Serro

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Rémy Rodot

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Jean-Marc Dumas, directeur de la MJC