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La deuxième édition du projet « passeport santé », dédié aux personnes placées sous contrôle judicaire, suivies en milieu ouvert, et rencontrant principalement des conduites addictives, est arrivée ce week-end à l’étape du défi sportif.

Menée par le Service Pénitentiaire d’Insertion et Probation de Mâcon (SPIP), cette initiative a pour but de redonner de la confiance en soi à travers des activités sportives et des défis comme celui qui s'est déroulé ces derniers deux jours : départ samedi 13 octobre pour une marche 21 km de Brancion à Tournus ; passer la nuit au local du Pôle Vélo mis à disposition par la commune de Tournus ; dimanche, descente en canoë sur la Seille, de Cuisery à Farges-les-Mâcon puis, une dernière partie en VTT pour rejoindre Mâcon.

Ces deux jours n’étaient que l’étape finale du projet, qui avait commencé au mois de mai. Nous avons organisé des séances hebdomadaires d’entraînement pour les volontaires. Nous avons eu l’apport d’une diététicienne sur le lien entre nutrition et sport, pour expliquer comment on peut manger bien et pas cher. Nous avons bénéficié de l’intervention du centre d’addictologie, ainsi que des séances avec le psychologue du SPIP sur les relations interpersonnelles et l’estime de soi, l’importance de l’hygiène personnelle. Car, si nous sommes mieux dans notre corps, nous sommes plus confiants pour un éventuel entretien d’embauche, et plus généralement dans la vie, dans la relation avec les autres. Il y a eu ce défi sportif final, mais il était là comme source de motivation pour travailler le dépassement de soi et de montrer qu’on est capable de choses importantes.

Christophe Dallacosta, réfèrent du projet au SPIP Mâcon (avec Philippe Vilard, et Olivier Deconinck)

« Cela a créé une relation différente avec le personnel pénitencier et les personnes placées, ce qui aide au développement des relations humaines et sociales ;

Cette année, 14 personnes suivies en milieu ouvert étaient inscrites pour le projet » indique Mélanie Marchand, directrice pénitentiaire d'Insertion et de probation adjointe au DFSPIP de Saône et Loire SPIP 71.

Le projet « Passeport santé » a été réalisé pour la première fois en 2017 à Mâcon et Chalon, ayant comme étape finale des relais auxquels ont participé des détenus du centre pénitentiaire de Varennes-les Grand (qui ont eu un permis de sortie pour cette action) et des personnes suivies en milieu ouvert, accompagnées par le personnel du SPIP.

Deux des personnes suivies en milieu ouvert et qui avaient participé au projet en 2017 étaient parmi les participants cette année. Même si l’heure du bilan sera dans quelques jours, les participants semblaient satisfaits à l’arrivée à Mâcon dimanche.

« Ça me fait du bien de faire du sport, puis d’être ensemble. C’est mieux que de rester à la maison. » - Yannick

« La personne responsable de mon cas m’a convaincu que participer à ce projet pourrait m’apporter quelque chose. Même si je ne suis plus suivi, j’ai décidé de tenter l’aventure. Et ça a été très bien. On a formé un bon petit groupe. » - Jean Hugues

« C’était un bon défi. Il y avait trois épreuves pour lesquelles nous nous sommes préparés. La plus fatigante était l’arrivée à vélo à Mâcon à cause du vent de face. Mais globalement, tout s’est bien passé. Je me suis lancé ce défi de commencer quelque chose et d’arriver jusqu’au but. Et c’est ce qui s’est passé. » - Youssef

Le projet a bénéficié d’un triple financement : SPIP, FIPD et MILDECA.

D’autres partenaires ont contribué à la réussite du weekend et de l’action, plus globalement : la Ville de Tournus pour le prêt du local vélos, pour les canoës et les moniteurs de sport de Varennes le Grand, pour le prêt des vélos, l’ANPAA, Filipa da Silva Pereira, psychologue du SPIP etc.

Cristian Todea

 

 

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crédit photos: SPIP 71

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Mélanie Marchand, Christophe Dallacosta et Olivier Deconinck