mardi 31 mars 2020
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La brève histoire d’un couple, pourrie par la consommation d’alcool et la violence, s’est achevée ce vendredi au tribunal de Mâcon lors d’une comparution immédiate.

Lui, 51 ans, arrivé il y a 4 ans à Mâcon, est, depuis peu de temps, employé sur un poste important dans une entreprise locale. Un bon salaire, un appartement en centre-ville de Mâcon et des perspectives d'évolution de carrière. Tout semble aller bien, dans le meilleurs des mondes.

Mais non... le voilà qu'il arrive au tribunal menotté, suite à une détention provisoire pour les raisons suivantes : violences physiques envers sa concubine commises entre le 1er juin et le 18 août. Violences d'une gravité telle que la vicitme est considérée par les médecins en incapacité temporaire de travail pendant 15 jours !

 

Le prévenu a connu sa compagne il y a 8 mois, leur relation a évolué petit à petit. Il l’a invitée cet été à vivre avec lui, dans son appartement. Elle, est une ancienne prostituée (pendant 11 ans), alcoolique, "habituée" à subir constamment des violences physiques et psychiques de la part de son proxénète ou de ses anciens compagnons. Malheureusement, son nouveau partenaire lui fait subir les mêmes mauvais traitements.

Au début, il s’agit d’insultes, de claques, et même de morsures ! Puis il la frappe de plus en plus fort, même quand elle est au sol. Malgré ses efforts, elle aura du mal à cacher les traces de ces violences sur son visage, sur son corps. L’un de ses amis décide qu’il est grand temps d’aller au commissariat. Elle, ne voit plus la gravité de ces actes, trop coutmière de ce genre de comportements pourtant intolérables.

Selon la description de son avocate, pour elle, ce sont des choses qui arrivent, il faut s’habituer, pardonner. Elle a même honte de s’exposer publiquement en tant que victime.

Une fois qu’elle donne sa vision des faits, les policiers vont vite agir et mettre son compagnon en garde à vue, puis en détention. Ils vont discuter avec des témoins, des amis, des voisins et vont ainsi découvrir un couple consommateur d’alcool et qui, sous son emprise, se déchaîne : ils s’insultent et s’agressent fréquemment.

 

Lui insiste en disant au juge que c’est elle qui a toujours fait les premiers actes de violence, et qu’il n’a fait que riposter. "C’est vrai, de manière démesurée" avoue-t-il. Pendant la comparution, il avoue également perdre le contrôle quand il est "bourré". Il demande à plusieurs reprises des excuses à sa compagne, il promet de ne plus jamais l’agresser. Il a même déclaré aux policiers qu’il était prêt à la dédommager si elle l’avait souhaité, trouver un arrangement pour éviter d’aller déposer plainte. « Elle a des qualités, malgré ses problèmes d’alcool et de drogues. Je pense qu’elle m’aime et qu’elle a déposé la plainte par jalousie. »

« Il ne prend pas conscience de la gravité des faits », dira la procureure.

La victime le fixe, en larmes et, visiblement bouleversée par la confrontation devant les juges, insiste pour montrer à tout le monde des photos de ses blessures, pour prouver qu’elle n’exagère pas dans ses déclarations. « Il n’écoutait pas quand je lui disais stop » indique-t-elle.

 

La procureure requiert 18 mois de prison, dont 9 avec sursis, interdiction de rentrer en contact avec la victime et de paraître à Mâcon, ainsi que le maintien en détention.

L’avocate de la victime demande aussi d’empêcher à tout prix qu'ils se remettent ensemble pour éviter que les violences continuent. Ce qui est tout à fait possible dans le cas de ce couple dans lequel, semble-t-il, le prévenu sait profiter des fragilités de cette ancienne prostituée à qui il a offert du confort matériel.

L’avocat de l’agresseur demande la même chose aux juges et insiste dans le sens d'une mesure de soins obligatoires prise pour l’avenir de son client. Il plaidera également pour l'éloignement de Mâcon plutôt que la prison.

Par le passé, l’individu a déjà été condamné à plusieurs reprises : une fois en Suisse pour conduite en état d’ébriété, et deux fois en France pour menaces et outrage envers les forces de l’ordre. Pour cette quatrième fois, le juge décide de le renvoyer d'où il vient, en prison, pour 18 mois, avec 9 mois de sursis, obligation de soins et indemnisation de la victime, interdiction d’entrer en contact avec elle et de paraître à Mâcon.

Cristian Todea

 

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