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Le directeur académique de l’Education Nationale dans le département Fabien Ben a présenté dans une conférence de presse la structure de classes et de personnel pour les maternelles et les écoles élémentaires en Saône-et-Loire pour la rentrée.

Ce schéma, qui n’est pas définitif, a été approuvé par le Conseil Départemental de l’Education Nationale (CDEN), structure consultative qui regroupe des représentants des collectivités locales, des personnels des établissements d'enseignement et de formation et des usagers (parents d'élèves, associations) : 8 votes pour et 7 abstentions.

 

Des révisions sont encore possibles même après la clôture des inscriptions pour les enfants (pour la Ville de Mâcon, elles sont possibles jusqu’au 30 juin). Même après la rentrée, des ajustements seront possibles pour quelques écoles, une fois les chiffres d’enfants et d’enseignants connus avec certitude. Ainsi, à Mâcon, une classe supplémentaire pourrait voir le jour pour la maternelle Grand Four, et une autre pour l’école Georges Brassens, mais une suppression d'une classe est également possible à la maternelle Camille Claudel.

 

Les mesures envisagées en ce moment par l’Inspection Académique tiennent compte d'une augmentation d'élèves sans précédent ces dernières années : pour l’année scolaire en cours, 408 nouveaux enfants ont été scolarisés dans les écoles élémentaires de Saône-et-Loire (100 de plus à Mâcon, 20 de plus à Chalon, 15 de plus à Gueugnon).. Parmi les causes de cette augmentation d’effectifs avancées par le directeur académique de l’Education Nationale, on trouve l’arrivée de familles de migrants et la reprise de l’emploi industriel dans le département. La répartition n’est pas uniforme sur tout le département ce qui fait que la moyenne est de moins d’un nouvel élève par école.

 

Un effet direct de cette augmentation d’effectifs d’enfants est le maintien de 27 postes d’enseignants prévus initialement à la suppression et, en contrepartie, l’abandon de la création de 10 postes de remplaçants sur tout le département.

 

Dans la perspective de l’obligation de scolarisation à partir de 3 ans pour la rentrée 2019, des classes de maternelles spécifiques seront créées dès le septembre prochain à Azé/St Gengoux-de-Scissé, à Saint Point et à Perrecy-les-Forges. A Montceau-les-Mines, une classe sera transformée pour accueillir des enfants à partir de 3 ans de différents quartiers.

 

Quant à la carte de l’éducation prioritaire, « elle sera revue en 2019 et nous allons commencer à réfléchir à partir de la rentrée 2018. A ce jour, nous ne savons pas si les critères établis en 2015 pour la création des contours de la carte seront maintenus. Par exemple, le principe qui disait qu’on ne pouvait avoir une école en zone d’éducation prioritaire si elle n’était pas rattachée à un collège en ZEP. Nous avons à présent 7 collèges en ZEP mais nous ne savons pas si tous y resteront », a déclaré Fabien Ben, le directeur académique de l’Education Nationale qui rappelle que le taux d’encadrement en Saône-et-Loire reste plus favorable qu’au niveau national : 21, 5 élèves par classe élémentaire (23 au niveau national) et 23,5 en maternelle (26 au niveau national).

 

Cristian Todea

 

 

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